<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013</id><updated>2011-08-27T14:18:35.903+01:00</updated><title type='text'>Il n'y a pas de petites histoires.</title><subtitle type='html'>Bienvenue dans cet espace où chacun peut écrire et partager des histoires courtes. N'hésitez pas à demander pour recevoir une invitation pour devenir auteur.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>63</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-2098663677380439639</id><published>2008-11-06T23:08:00.001+01:00</published><updated>2008-11-06T23:08:17.463+01:00</updated><title type='text'>Pour que les yeux regardent</title><content type='html'>Pour que les yeux regardent.&lt;br /&gt;Les bras, gênés, s'agitent maladroitement.&lt;br /&gt;La démarche est désarticulée.&lt;br /&gt;Rien n'y fait.&lt;br /&gt;Les yeux ne regardent.&lt;br /&gt;Les doigts agiles, s'évertuent.&lt;br /&gt;Les pieds se meuvent avec assurance. Presque.&lt;br /&gt;Rien n'y fait.&lt;br /&gt;Les yeux ne regardent.&lt;br /&gt;Quelques mots s'échappent,&lt;br /&gt;D'entre ces lèvres intrigantes.&lt;br /&gt;Les yeux ne regardent.&lt;br /&gt;Ils se ferment.&lt;br /&gt;Ils observent. Attendent. Contemplent.&lt;br /&gt;Un sourire, les yeux regardent enfin.&lt;br /&gt;Et le temps est passé.&lt;br /&gt;Ils en ont pour d'autres, les yeux.&lt;br /&gt;Ils en ont pour d'autres.&lt;br /&gt;Mais ils ont vu.&lt;br /&gt;Au moins, ils ont vu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-2098663677380439639?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/2098663677380439639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=2098663677380439639&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2098663677380439639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2098663677380439639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/11/pour-que-les-yeux-regardent.html' title='Pour que les yeux regardent'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6168406923634207697</id><published>2008-04-18T23:40:00.001+01:00</published><updated>2008-04-28T16:08:23.535+01:00</updated><title type='text'>silentium 2/2</title><content type='html'>Silentium (partie 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, la créature marchait presque convenablement, elle était déjà loin du lac et traversa une allée bordée de tilleuls imposants. Au pied de chaque arbre, majestueusement posés sur les feuilles en cœur, de sombres sphinx gardaient religieusement le passage.&lt;br /&gt;Les chats possèdent l’inexplicable faculté de se figer dans la nuit. En s’enveloppant de ténèbres, ils demeurent l’air coi. Le passant ne saurait alors les distinguer du réalisme qui émane de la matière inerte, lorsqu’elle est sculptée. Ceux-là étaient figés pour de bon. Leurs poils, soigneusement peignés, ne se soulevaient plus à l’approche d’un étranger et leurs yeux avaient pâli. Ces chats vivaient désormais en dedans, patients mais résignés à l’emploi d’une inactivité totale. Ces animaux dressés sur le bord de l’allée n’avaient toutefois pas perdu toute fierté, au contraire de tant d’autres êtres vivants, ils ne s’étaient pas laissés surprendre par l’immobilité, ils avaient scrupuleusement préparé sa venue. C’est qu’ils avaient leur réputation, autrefois.&lt;br /&gt;Vivant de menus larcins au petit restaurant du parc, cette bande de chats s’était fait un nom, et même cinq, en terrorisant toute la population de l’espace vert. Ils griffaient et chapardaient, sans remords pour les promeneurs distraits, quantités de gourmandises qui n'avaient pas encore trouvé d'estomac à combler d'aise. Certains soirs qu'une chaude lumière venait ensorceler, tandis que les coeurs affables dégoulinaient de mièvrerie, on dit même les avoir vu interrompre ce genre de plaisanterie dégoutante, d'un exécrable miaulement qui fît revenir le monde à moins d'enchantement, et les coeurs à plus de sincérité. Les bagarres en revanche se faisaient rares, ce n'était pas qu'ils les craignaient ou qu'ils n'y prenaient pas goût, simplement si leurs ennemis étaient nombreux, seuls quelques poissons nonchalants se permettaient désormais de leur délivrer quelques regards furtifs, et d'une distance raisonnable encore. Par instinct, mais aussi à cause du manque cruel de sandwich poulet mayonnaise, ils comprirent que quelque chose ne tournait pas rond. Le parc devenu désert, ils reconnurent alors qu'une crise approchait. Prévoyant, ils s'installèrent là d'où viendraient certainement la source de leur pitance, leurs jeux et eux aussi furent happés par le sommeil.&lt;br /&gt;Quand la créature les frôla, leurs moustaches frémirent. Doucement, l'éveil les parcouru comme un frisson. Cinq paires d'yeux s'allumèrent subrepticement entre les arbres. Les chats baillèrent, à peine intrigués par ce regain de mobilité, et suivirent l'étrange créature dont le parfum ennivra leurs sens affolés. La cohorte des félins fermait religieusement la marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage de la créature et de ses compagnons les mena à travers des espaces que ni le temps  ni la logique ne coordonnent, des espaces où se trouvent entassées toutes les constructions de l'existence, et avec elles les outils qui ont servis à leur élaboration. Le groupe marcha dans l'univers de la matière infime, brique essentielle de toute chose, prenant soin au passage de graver de redoutables énigmes à la surface d'un atome, défi lancé sans réelle motivation à la science et à l'homme qui s'en fait le parent. La créature s'engouffra ensuite dans un monde qui n'était pas moins extraordinaire, car ici tout était la représentation de ce que peut avoir pour conséquence le contact du vivant et de l'inerte, à bien y regarder il n'était pas question principalement de l'homme, pourtant cette faculté il la connait aussi, comme toute chose vivante puisqu'il s'agit de la douleur. Des mouvements étaient sculptées sur d'effroyables roches, chacun d'eux était comme un cri, ils naissaient d'un silence, d'une absence et puis il n'y avait plus rien que cette force, un flot sans origine. Certains figuraient des mains, des doigts ou des corps, pensèrent les chats. En réalité, peu importe l'image puisqu'elle dissimule toujours le même démon. A un autre endroit, on pouvait voir un socle surmonté d'un coussin, une sphère dont la luminosité était difficilement supportable reposait sur celui-ci. Là réside un démon plus puissant encore, car les chats avaient beau regarder ailleurs, le piédestal persistait dans leur champ de vision, et toujours cette affreuse sphère de les aveugler. Singulière attention que celle de la créature, car elle fut soudainement prise d'empathie pour ces drôles d'êtres qui butaient contre les excroissances du sol, forcées à garder les yeux clos. Elle revint sur ses pas, constata l'infirmité de ses suivants et clos la lumière. Avec elle s'enfuirent comme des ombres les démons sur les murs, il n'y eut plus rien pour gêner leur progression, plus rien pour les ralentir, rien qui ne soit palpable, pas même les bienfaits d'une telle disparition. Les chats n'étaient plus que quatre. &lt;br /&gt;Ils parvinrent enfin aux limites de l'instant, frontière entre les archives du passé et le matériau brut du futur. Figée elle aussi, dans un de ses assauts infinis pour grignoter le temps, la frontière gardait les traces de toutes les idées et de toutes les choses qui naissent et meurent avant d'avoir eu droit d'être exposées dans la galerie du souvenir. L'éphémère partait bon premier, jouant des coudes pour se maintenir en tête, conservant dans l'immobilité les traits caractéristiques de qui ne se fait pas d'illusion sur ses chances d'être encore tout à l'heure mais dont l'esprit est tout entier voué à sublimer l'immédiateté de l'être. Chacun de ces personnages portait au poignet une montre sans cadran, une montre où l'on pouvait lire « Il est toujours le moment ». Le groupe se fraya un chemin dans cette bulle saturée,  conduit par la créature, quand elle s'immobilisa soudain, et fit volte-face.&lt;br /&gt;Ses yeux s'accrochèrent à cet endroit d'où elle avait commencé à avancer, le début de son voyage, lorsque sa progression se faisait encore chaotique. Elle pleura.&lt;br /&gt;Les chats tournèrent respectueusement en rond, comme pour lui signifier quelque chose, puis eux aussi s'immobilisèrent. La créature pleura longtemps, elle pleura depuis l'origine, versa des larmes sur les premiers pas, la maturité, et puis s'avança jusqu'à la bulle cristalline qui enfermait l'instant. Ses doigts pénétrèrent la surface transparente et il n'y eut plus de larmes.&lt;br /&gt;Ni de chats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux êtres se faisaient face. Une très vieille femme se tenait droite, parée de sa seule nudité, offrant au regard un corps qu'on eût dit recouvert par les blessures du temps. Malgré les rides, malgré les plis malheureux et les vastes tâches sombres de la peau, elle portait en elle toute la générosité de la jeunesse, et même le temps n'avait pas réussi à courber son corps fier et à ternir l'impétuosité de son regard.  La beauté se lisait partout où on la regardait, la plus indélicate des cicatrices que le temps s'était permis se manifestait alors comme une précieuse particuliarité qui donnait encore à l'ensemble de son corps le sentiment d'être un joyau rare, une confection unique à laquelle la vulgarité des hommes empêchait d'accéder. Mais le temps n'était pas le seul ravage qui avait entamé de la détruire, sur son sein courait la trace d'une gangrène purulente, depuis son abdomen jusqu'à la base de son cou, s'aggrippant à elle en une toile inachevée. Devant son visiteur, la femme recueille avant qu'elle ne tombe une larme qu'elle porte à sa chair nécrosée, creusant un peu plus profondément, déchirant davantage l'harmonie de ses formes.&lt;br /&gt;De l'autre côté, la créature n'était pas un enfant, ni un homme, aussi la contemplation ne brillait pas dans ses yeux. Plus d'hésitation maintenant, plus de doute, rien qu'une mission pour la gouverner, elle souleva une main sans poids ni contours. Après son initiation aux fomes, à la profusion et à la souffrance, après que l'amour et le temps aient glissé sur elle, la créature était devenue l'absence de choix. L'inéluctabilité et la dernière nécessité.&lt;br /&gt;Elle s'avança vers la femme et l'univers s'ébranla.&lt;br /&gt;Tout se mis à trembler, comme un gigantesque spasme, l'irritation devint un véritable sursaut incontrolable, les êtres et les choses se retrouvèrent mêlés dans une danse compulsive, une danse qui réveilla en eux l'idée même de mouvement. Ce fut d'abord quelques pas maladroits, quelques murmures timides, mais à mesure que l'espace entre la créature et la jeune femme s'épuisait, les clameurs montèrent comme des ballons, et la matière, fluide, s'élança sans retenue à travers l'espace. L'ombre et la lumière se superposaient presque, mais tandis que l'une savait comment terminer cet acte, l'autre poursuivait inlassablement, mécaniquement, l'accomplissement de son rituel. Ailleurs, le mouvement menait un assaut formidable contre l'inerte, les anges épileptiques obtinrent en véritables virtuoses de faire sonner les trompettes de l'apocalypse, ils jouèrent tout leur repertoire, et même les spalax leurs firent hommage d'une danse improvisée. Les hommes n'étaient pas en reste, leurs fuites et leurs chutes leurs permirent de retrouver des gestes et des mots oubliés, quand dans une incroyable tentative pour réveiller le plus vénérable des dormeurs, ils se souvinrent que tout est bruit.&lt;br /&gt;La créature plongea ses doigts sous la chair de la poitrine malade. La femme comprit.&lt;br /&gt;Elle comprit qu'elle devait maintenant disparaître, laisser place à une autre dont le sein ne sera pas corrompu, et lorsque la créature retire sa main, il ne reste sur scène que la mort qui contemple un livre aux pages innombrables. Elle sait qu'il n'en manque aucune, qu'elle sont toutes pleines de la substance matricielle. Pourtant, elle en trouve une, celle qu'elle cherchait, une page qu'elle est la seule à savoir dire, et écrire. Et sur cette seule page vierge, paisiblement, elle s'endort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spontanément, la matière vit son dernier sursaut, une symphonie sans âme, une multitude de cris effrayants, l'agonie rédemptrice vient achever l'espoir qui avait suivit l'ignoble engourdissement, l'espoir que tout se poursuive éternellement, que la fin ne soit qu'une légende, et tous y avaient cru, ils l'avaient tellement pensé que l'existence s'était laissé allé elle même à ne plus finir, à être indéfiniment. Ils auraient pu saisir l'éphémère, saisir sa beauté, prendre conscience que l'éternité ne se poursuit pas mais se construit, faire semblant de croire en la fin pour ne jamais en subir les symptômes, mais maintenant ils savaient, ils n'avaient plus le choix, et cette absence était la seule éventualité, l'unique réponse.&lt;br /&gt;Les musiciens jouèrent le dernier accord, le choeur fit résonner sa dernière voix.&lt;br /&gt;Le concert pris fin.&lt;br /&gt;Après un court silence, l'émotion subjugua le public qui se leva et ne finit jamais plus d'applaudir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6168406923634207697?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6168406923634207697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6168406923634207697&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6168406923634207697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6168406923634207697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/04/silentium-22.html' title='silentium 2/2'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-7066039549897707981</id><published>2008-04-18T23:39:00.002+01:00</published><updated>2008-04-28T16:07:54.445+01:00</updated><title type='text'>Silentium 1/2</title><content type='html'>Silentium&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville respirait péniblement, le souffle long, immobile. Des lampadaires, une lumière grave glissait jusqu'à se déposer en particules sur le sol. "C'est l'ennui", disaient certains, et puis ils avaient fini par ne plus rien dire du tout. Pareille à un organisme palpitant autrefois, elle s'était endormie progressivement, et tous l'avaient accompagnée. L'apathie n'était d'abord qu'un passe-temps, un plaisir aristocratique, fruit d'une élite désinvolte tout juste soucieuse d'être originale, peut-être parce que ça avait toujours fonctionné comme ça. Et puis les braves gens s'y mirent avec enthousiasme, puis ceux qui s'en moquaient, par dépit. La rue devint distante et chaque porte fut un mur dressé entre les hommes.&lt;br /&gt;Les rares badauds que la rue enfantait étaient singulièrement atteints par cette pesante chaleur. L'air s'amoncelant sur leurs formes engourdies, des monstres grotesques surgissaient au hasard des promenades depuis longtemps oubliées. La poussière avait peu à peu remplacé par sa consistance la lumière, lorsque le silence s'empara de l'espace il ne resta rien d'autre que l'attente. &lt;br /&gt;A travers les fenêtres, les regards foisonnent. Parfois un enfant curieux se hisse jusqu'à pouvoir observer le visage de la décrépitude. Ses mains s'agrippent et éprouvent l'entreprise périlleuse, les gestes sont lents et saccadés et se traduisent inexorablement en incompréhension, en résignation. Loin au dessous des hommes, les sous-sols de la ville enflent de bêtes aux yeux morts, ce n'est qu'une masse inextricable, grouillante de vermines muettes aux chairs inertes. La nature, dont la puissance créatrice subsistait à l'assoupissement, se mouvait au rythme infime des siècles, les doigts bien étirés et psalmodiant quelques litanies fécondes. Le béton et l'acier avaient perdu de leur superbe sous l'assaut continu des vignes malicieuses à qui le ciel avait promis ses merveilles. Et sous l'ombre, discret comme un rêveur, l'hortensia rampait. Certaines plantes avaient trouvé bon d'exister en dépit de lois physiques évidentes, les façades verdies des immeubles, véritables cascades figées, formaient avec les terrasses d'où elles émergeaient une nouvelle babylone. Etrangement, la ville continuait de s'illuminer à la nuit venue, comme si une énergie perpétuelle emplissait ses murs. Ainsi, elle  ne se réduisait ni à sa végétation prolifique, ni à l'incapacité des hommes d'agir en son sein.&lt;br /&gt;Des sursauts d'idées cohabitèrent avec des actes inachevés, remuant le peu d'air qui n'avait pas encore trouvé en sa majesté Silence un juste souverain, jusqu'à ce que l'un et l'autre se fassent rares et se perdent en des chemins intimes que même l'indiscrétion ne saurait suivre.&lt;br /&gt;Et puis,&lt;br /&gt;Voilà que le temps, drapé de paresse, avait sans souvenir pris la main du sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque rien ne bougeait plus, quand même la trame de l'espace et du temps s'immobilisa, la terre avait des allures de nature morte. Les courbes avaient perdu leurs caresses, les couleurs leur scintillement. De sa joliesse, il ne restait que l'indésirable perfection de ses frontières, tranchantes comme la réalité vierge, l'élément liquide était un prolongement des terres mais ne s'y mêlait plus, la guerre avait fait place à la paix, puis à l'indifférence, et finalement au dégoût. Les espaces jadis sereins, remplis d'ombres et de lumières, crevaient à présent sous l'implacable pourrissement de leurs dépouilles. L'inertie était si complète, et le vide si présent que le plus imperceptible des froissements eût alerté les sens du plus improbable des êtres vivants. &lt;br /&gt;Justement, quelque part qui ne mérite guère qu'on le situe, un spalax rêvait.&lt;br /&gt;Croisement malheureux d’une moissonneuse-batteuse et d’une guillotine, ce gros rat n'était pas un habitué des rêves. Son existence flirtait habituellement avec les ténèbres et il n'était pas rare qu'il conçoive mentalement ce que ses yeux ne pouvaient voir, aussi était-il très ennuyé lorsque au fond de sa galerie il fut confronté à un véritable songe.&lt;br /&gt;Il rêvait de formes abstraites, certaines ne ressemblant précisément à rien tandis que d'autres s'efforçaient vaguement d'adopter un aspect plus original que celui d'une ligne.&lt;br /&gt;Après quoi le monde onirique du spalax se complexifia et devint un véritable musée d'art contemporain, les lignes se croisèrent et des mosaïques bariolées apparurent. Quelques traits d'espèces vivantes surgirent, à la surprise du spalax même, mais le flot ininterrompu des digressions picturales emporta bien vite les ébauches sans vie.&lt;br /&gt;Affecté, le spalax le fut encore davantage quand une forme conserva sa substance, tout en esquissant le passage d’un état spatial à un autre.&lt;br /&gt;La seconde suivante, il gardait de cet évènement universellement significatif l'ahurissement caractéristique de qui sait qu'il doit paraître surpris sans comprendre cependant pourquoi.&lt;br /&gt;L'image revint et le spalax était convaincu de son exceptionnalité. Cent dix neuf de ses congénères l'auraient été eux aussi, s'ils voyaient comme lui. Or, si la communication n'était pas l'apanage du spalax autrefois, le grand sommeil avait fait des plus altruistes d'entre eux, de merveilleuses bouillottes à dents. &lt;br /&gt;Une sensation inconnue émergea soudainement de la flaque spirituelle du spalax. C'était précisément cet état de fait que le tableau dansant venait contrarier. Il sentait comme un frisson de plaisir monter le long de ses pattes arrières. Il allait comprendre.&lt;br /&gt;Plus rien ne bougeait, oui il en était sûr, il parvenait même à établir un classement binaire entre les choses.&lt;br /&gt;Le spalax brûlait d'excitation.&lt;br /&gt;D'un côté ce qui est immobile, lui, les autres spalax, les insectes. De l'autre, les ... heu , le spalax sentait toute l'énergie de plusieurs tranches d'éternité affluer vers son modeste encéphale. De l'autre, de l'autre ... de l'autre ...   l'.. l'image !&lt;br /&gt;Fulgurante comme un remboursement médical, l'idée ébranla la stabilité mentale du spalax.&lt;br /&gt;Il discernait à présent le monde vu sous l'angle dichotomique de ses contraires.&lt;br /&gt;Un autre frisson d'autosatisfaction vint lui confirmer que dichotomique était une trouvaille intéressante. Sa fièvre s'intensifiait. Le mouvement et l'immobilité, restait à faire l'analogie avec l'exceptionnalité de cette vision. L'image est inhabituelle, parce que, parce que ...&lt;br /&gt;Cet instant crucial de l'existence du spalax fut aussi celui que choisi une succulente racine pour se substituer à l'image mouvante. Tout compte fait, le spalax réprima un regret, prit un air contrit et dévora des yeux l'objet de sa gourmandise.&lt;br /&gt;De l'inconscient du rongeur, l'image s'en fut. Pour autant elle ne disparut pas, car une légère irritation vint confirmer la présence de cette anomalie dans une autre de ces villes mortes que la terre portait sur son dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’animation était frêle, autant qu’on puisse en juger d’après les critères caducs de l’ère où la matière n’était pas statique. Elle semblait faite pour tout autre chose que l’exercice du déplacement, et pourtant, comme dans un élan de masochisme tragique, son corps bougeait. Chaque geste semblait être le dernier, mais aussi un exploit incroyable pour lequel on aurait décerné tous les prix, si tant est qu’on envisage qu’il ne soit pas poursuivi. Parce que c’est aussi un objet pitoyable que cette animation donnait à voir, un objet inerte qu’aucune énergie n’irriguait visiblement, que la seule détermination faisait avancer, au prix de toute vraisemblance. N’importe quel être vivant aurait considéré avoir sous les yeux l’incarnation d’un cauchemar, de la plus absurde des créations. Quelque chose cependant, rendait soutenable et même captivante la créature. L’aspect de cet être était à l’opposé de ce qu’il faisait. Elle avançait péniblement, en produisant des mouvements superflus et d’autres qui n’atteignaient pas leurs objectifs, et si cette image est immonde c’est que le corps qui exerce ces parodies d’action est d’une nature tellement parfaite qu’on voudrait le voir figé dans son admirable beauté. Toute perfection ne peut évoluer qu’au regard d’une dimension très précise de l’existence, elle est sans faille tant qu’elle ne la quitte pas. La créature était parfaite du moment qu’elle était un objet à voir. Désormais, elle s’abîmait en gesticulant, et comme une erreur n’existe que pour ne jamais survenir, elle avait enfreint la règle et subissait la condamnation de la vie elle-même. Toute l’existence grouillante qui fourmillait sur le boulevard s’aplatissait devant elle. D’une incroyable blancheur, et sans aucune aspérité pour accrocher les mots et le regard, la créature s’écroulait, rampait, et tendait son corps en cherchant par tous les moyens à progresser vers une destination connue d’elle seule. La matière qui luisait, suintant en permanence un liquide poisseux et froid, trembla devant le passage de la créature. Les plus anthropomorphiques de ces immondices firent même un mouvement infime du visage, bien qu’hypothétique, et qui signifiait approximativement que la terreur s’était glissée en eux. Quand l’être eut fini d’être par là, la matière ne suinta plus que de l’eau, très pure et en abondance. Les cadavres au souffle long fermèrent les yeux et sourirent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette procession continua jusqu’au parc joint à une très vieille mairie. Les élus locaux ne purent réprimer un œil désapprobateur à travers la fenêtre. Cauchemar ou pas, l’anti-conformisme est un crime odieux et chacun de ceux qui avaient vu la créature se réjouirent d’avoir moralement une nouvelle activité : ils désapprouvèrent en chœur.&lt;br /&gt;L’être n’y prêtait pas attention, tout à son déplacement qui prenait maintenant des allures de périple, il franchissait d’un pas déraisonnable le portique du parc municipal.&lt;br /&gt;Voir la chose avancer donnait l’impression qu’on avait intégré la mécanique d’une voiture sportive à un frigo. Malgré les chocs, la poussière et la matière partout agglutinée, la créature restait impeccable, on eût dit qu’un brise-glace fendait la banquise, à ceci près qu’un navire ne se contorsionne que très occasionnellement. &lt;br /&gt;Dans l’incroyable jungle qu’était devenu le jardin public, les arbres n’avaient ni racines ni branches, juste une armée de tentacules boursouflés qui creusaient la terre. Partout s’étalaient de grosses tumeurs dont le jus alimentait le lac non loin. Le corps de la créature grinçait sourdement, comme on souffre. Tandis que ses pas devinrent progressivement plus sûrs, la réalité se fit moins insistante à lui refuser le droit d’être. Comme si l’essence de la matière n’était rien d’autre que son comportement au monde, une décomposition schématique de ses potentialités, un vin sans ivresse, ni saveur. La créature ne frémissait pas davantage devant les bêtes indolentes qu’en franchissant les espaces troubles des hautes herbes lascives et molles. Le végétal pinçait doucement ses lèvres devant elle, puis s’enroulait en crispant toutes ses nervures. La boue et la poussière ne semblaient pas l’atteindre, sa peau lumineuse éclaboussait d’horreur toutes les engeances du parc. Il y avait, tout en haut de ce corps, le divin et l’absurde unis, un visage infranchissable et beau. Ce délice n’avait probablement connu aucun maître, il conservait toute l’impétuosité de la jeunesse et l’extrême fierté que l’amour donne à ceux qui n’en connaissent que les promesses. Pourtant, au fond de ses orbites stériles, par delà l’évidence d’un espace vacant et froid, une étoile consumait de toutes ses forces le bois de l’indicible matrice des hommes. Spontanément, les insectes gémirent sous leurs frêles carapaces, aucun d’eux n’avait senti aussi fort avant cet instant que la vie était une nourriture si plaisante. &lt;br /&gt;Le réalisme visqueux se laissait sourdre éternellement de ces photographies. Un écureuil posait sans fantaisie au pied d’un merisier foisonnant de grappes de fruits or, cuivre et sang. Une troupe d’oies dormaient dans la cavité intime d’un chêne ventripotent. Sur le sol, un tapis de lombrics au corps pâle et mou captivait les minuscules petites billes brunes de deux merles prêts à s’envoler. La créature pris le chemin du lac, avec l’intention manifeste de le traverser. Sans embarcation le lac demandait beaucoup de courage à franchir, mais c’était à un moment ou l’eau conservait un degré d’incertitude conséquent. Les reflets changeants de la surface, le bouillonnement de certaines zones qu’on aurait dit nerveuses, tout cela les gens le reconnaissaient tacitement, et peu nombreux furent ceux qui y plongèrent autre chose que leur imagination. Toutefois, l’eau maintenant était une matière si paresseuse qu’elle se laissait volontiers pénétrer, en grande femme sans exigence mais non pas sans désir, elle courbait maintes fois la surface de son dos pour amadouer les corps qui passaient par là. Or il ne venait jamais que l’air, ennuyé et avec une attitude très indifférente pour lui déposer quelques caresses. Quand l’être posa le pied sur l’élément liquide, celui-ci s’affaissa timidement, et ne prit même pas la peine de lui répondre par un glougloutement poli. L’animation perdit l’équilibre à plusieurs reprises, sans paraître décontenancée pour autant, inlassablement tournée vers l’objectif qu’elle s’était donnée. L’eau lui témoignait une tendresse vague et mêlée de crainte, elle ralentissait ses chutes, s’excusait de ne pas être aussi puissant que son voisin le sol, et lui conférait à la faveur d’une étreinte, tout le doux amour dont ses amants n’avaient jamais voulu, insectes lubriques et plantes aux désirs si mécaniques.&lt;br /&gt;L’eau du lac s’usa tout le long à essayer de l’aimer, mais l’amour qui ne laisse pas de trace est un amour sans durée, dont la réalité évanescente n’est pas de nature à nous élever vers des sommets exaltants. Aussi, la créature restait si propre et si pure comme à leur première rencontre sur l’autre rive, et si parfaitement conscience de l’indifférence que suscitait chez elle toute cette masse languissante, que l’eau fut pris d’une très grande tristesse. Elle devint instantanément sèche et rugueuse, puis se couvrit d’aspérités menaçantes au fur et à mesure que sa colère combla le vide laissé par son incompréhension. La colère se mut en rage et l’eau était une gorge au fond de laquelle un précipice hurlait la souffrance qui lui rongeait les parois. La créature se déplaçait avec la même détermination, sans crainte ni pitié pour cette monstrueuse entité. Son visage n’évoquait rien qui puisse supposer une once de considération pour quoi que ce soit. Le feu de ses yeux proposait plutôt une surexpression, parfaitement inhumaine, du néant. Comme si ils ne contenaient rien d’autre que le vide sans nuance, sans fissures ni traces, rien que le néant face à lui-même, entier, complet et l’idée que cette matière inexistante puisse coordonner ce corps et lui donner l’impulsion vitale était épouvantable.&lt;br /&gt;Avant qu’elle ne finisse de traverser, l’amante liquide souleva des trombes qu’elle projeta violemment dans sa direction. L’eau atteignit l’être désarticulé avec une telle puissance qu’il fut englouti sous la surface du lac. Il n’y avait plus une trace de son passage. Le lac ronronna, apaisé et repu de destruction. Sa surface se souleva, enfla jusqu’à former une petite colline que les ondes caressantes de l’eau venaient lécher d’une écume dentelée.&lt;br /&gt;L’eau pleurait et jouissait en même temps. L’objet de son amour était perdu, mais ses lamentations couvraient difficilement le plaisir qui lui brûlait le ventre. Elle était pleine de cette petite merveille dont elle avait fait le sacrifice et ça lui donnait le vertige. Grosse de son amour narcissique, elle passait complaisamment sa langue sur son ventre, déjà prête à ravaler le fruit de cette naissance, pour jouir infiniment d’elle-même, du plaisir que lui procure son égotisme pernicieux, et du regard jaloux qu’elle prête au monde, sa chimère.&lt;br /&gt;Tout à son plaisir, elle ne remarqua pas la forme qui émergea, silencieuse et légère et qui, de son ventre rond, perça l’opercule qui la maintenait à l’intérieur. L’animation défit la peau encore plaquée sur elle et se retourna sur sa génitrice. Elle gardait les yeux fermés. Terrifiée et ivre de douleur, l’eau pris de ses mains tout le bassin du lac et s’apprêta à en écraser son enfant mutin. Aussitôt, la créature ouvrit les yeux sur deux grands soleils, contrastant avec son regard d’alors. Des gouttes perdues descendaient en cascade le long de son visage, jouant sur ses grands cils, roulant sur ses lèvres bien pleines qu’une main curieuse effleura. Les doigts hésitèrent avant de palper d’un geste imprécis la substance chatouilleuse. Chaque pupille avait l’éclat d’une étoile mourante, délivrant ses dernières et ses plus belles forces. Elle dessina de son encre limpide le début d’un sourire, muette, comme hypnotisée par son œuvre. Avant d’y parvenir, un rire tinta d’un bout à l’autre de son visage. Un rire juvénile et absurde,  ceux qui déliés des hommes s’envolent ou disparaissent pour amuser les anges. Elle rit aux larmes, et celles-ci se mêlèrent à l’eau qui de son front ruisselait. La colère du lac ne gronda plus lorsqu’il fut confronté à un spectacle aussi désarmant, il se coucha devant l’enfant et contempla son innocence, son rire. Il avait tellement de peine à être nostalgique, à se souvenir d’autre chose que son rire creux, ses gestes déçus, et le plaisir, cet ami toujours en retard et épuisé. Fallait-il qu’il existe une réponse dans cette joie ?  Le lac fut sage avant de ne plus être du tout. Il s’appliqua de toute son âme à admirer le bonheur d’un autre, à s’en satisfaire jusqu’à disparaître. Des yeux de la créature, l’incandescence arracha un dernier orgasme à l’amante. La mère s’agrippa à son amour propre avant de s’évaporer. Quant à celui qui fut autrefois un enfant, il tint  un regret tout contre lui et s’endormit sur un nuage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-7066039549897707981?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/7066039549897707981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=7066039549897707981&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7066039549897707981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7066039549897707981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/04/silentium-12.html' title='Silentium 1/2'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8851969081207026147</id><published>2008-04-17T12:54:00.004+01:00</published><updated>2008-04-18T23:47:19.592+01:00</updated><title type='text'>Fin du concours</title><content type='html'>Toutes les histoires ont été postées, il reste maintenant aux membres du jury d'établir chacun une première classification !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand à tous les innombrables lecteurs, vous pouvez toujours mettre vos commentaires, ils influenceront certainement nos jugements !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(les chèques sont acceptées, ainsi que les comptes paypal)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus sérieusement, il faut maintenant que les membres réfléchissent au podium !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;p.s. Contrairement à ce qu'on a pu lire dans la presse, Anodos n'a pas été déclaré vainqueur ! herm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Màj :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous autres lecteurs du blog, vous pouvez nous faire connaître VOTRE trio de vainqueurs de ce concours, et, si vous êtes inspirés, dites pourquoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;en attendant notre jury se concentre avant de se concerter ! à suivre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8851969081207026147?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8851969081207026147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8851969081207026147&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8851969081207026147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8851969081207026147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/04/fin-du-concours.html' title='Fin du concours'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6305535976286255390</id><published>2008-04-06T18:35:00.002+01:00</published><updated>2008-04-06T18:44:19.587+01:00</updated><title type='text'>Paru dans la presse 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;06/04/08-Paris&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Luis Titi et Gérard Atatam&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un mois après la clôture définitive des envois, le jury du concours d’histoiresbreves.blogspot.com, composé de cinq membres de l’élite du monde académique français, a rendu son verdict : le lauréat du prix 2007 de la meilleure histoire brève est Anodos (clap clap clap).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette distinction, si méritée soit-elle, a été ternie par le contexte de scandale et de débats houleux qui a ballotté le petit monde des ‘tithistoristes au point du chavirage. Dans un communiqué datant du 1er avril, un groupuscule terroriste lié à Al-Qaïdi, Al-Qaïda life goes on wah, aurait avancé que, dans la mesure où Anodos n’avait guère composé de texte pour le concours, il méritait, sinon la peine capitale, au moins sa destitution des organes exécutifs (à ne pas confondre avec les organes…pardon je m’égare).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le porte-parole de l’association estudiantine  coquinedu92@hotmail.intl.br (oui le domaine international breton existe bel et bien!) a déclaré samedi: « Cette crapule d’Anodos, il ne mérite pas une telle victoire ! Nous le boufferons tout cru ! Servons le avec des torchettes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre de la Culture Christin Albaneau s’est dit inquiet de cette montée des tensions et a appelé au calme : « Ne mélangeons pas les torchettes et les servons ! Laissons les autorités compétentes mener leur enquête, et présumons innocents les membres du jury d’histoiresbreves.blogspot.com jusqu’à preuve du contraire. C’est là les fondements même de notre démocratie, de notre état de droit, et de notre irrédentisme nationaliste primaire à l’égard de tout barbare gargarisant de tout autre pays que le nôtre - rayer la mention inutile. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président du jury, M. Dozer Ziwane, mieux connu pour ses exactions meurtrières au Lichtenstein au 18ème siècle, a expliqué que le choix du jury avait été motivé par l’urgence de trouver un gagnant, dans un contexte de délabrement moral des participants. «Prenez en pour preuve : parmi tous nos candidats, nous n’avions qu’Anodos qui répondait aux critères de rectitude morale que nous appliquons. Tous les autres, sans exception, étaient mineures, femmes, sociologues ou étrangers. Comprenez mon désarroi ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation a empiré lorsqu’un certain angeocheveurou a remis en question la sainteté irréfragable (juste avant irréfutabilité dans le petit robert) du jury en tenant que l’issue du concours déterminerait si le jury était véritablement impartial ou non. Piqués à vif, certains membres du jury ont démissionné dans un geste de contestation. M. Ziwane, contraint par la force des choses, a alors décidé de remettre la fraise d’or  (c’est bien de cela qu’il s’agit non ?) à son ami de longue date Anodos, qui a su vilement soudoyer un jury vénal (ou ce qu’il en restait). Si l'exploit d'Anodos n’égale certes pas celui d’Al Gore (qui, à force de dessous-de-table, a fini par remporter le prix Nobel de la Paix pour une histoire d’aérophagie mondialisée), il lui permet néanmoins de repartir avec une fraise d’or ainsi que la modique somme d’un demi milliard d’euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi méritée fut-elle, cette victoire d’Anodos, ne pouvait que, pour tous les autres loosers sans espoir candidats au concours, jeter un froid.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6305535976286255390?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6305535976286255390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6305535976286255390&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6305535976286255390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6305535976286255390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/04/paru-dans-la-presse-5.html' title='Paru dans la presse 5'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1525347647212788325</id><published>2008-03-21T14:45:00.001+01:00</published><updated>2008-04-08T12:47:34.706+01:00</updated><title type='text'>Pour le frisson que tu procures.</title><content type='html'>La température était douce et agréable, le soleil rayonnait, mais n’éblouissait pas les gens qui marchaient sur la grande place, au contraire, il se reflétait sur leurs visages souriants. Ray s’était installé sur un banc au coin de la rue et admirait le spectacle. Tout le monde était, ou tout du moins semblait heureux. N’est-ce pas extraordinaire, l’effet que le soleil peut avoir sur les humains ? &lt;br /&gt; Cela faisait maintenant presque trente ans, que les citoyens de New York n’avaient pas connu le froid. Et pour le commun des mortels cela se faisait ressentir de la façon la plus simple qui soit : le bonheur. Un bonheur pur, simple, continu et unanime qui fut le résultat de moults débats, plus ou moins chaotiques. D’un coté il y avait ceux qui voulait que la chaleur de l’été et la douceur du printemps soit omniprésente à big apple, de l’autre, il y avait les pro-hivers, qui ont essayé de défendre corps et âmes l’image d’un Central Park sous la neige. Mais finalement l’été avait gagné, l’hiver sans était allé, et tout le monde avait convenu que la neige représentait une période éphémère que les Hommes ont tant cherché à dominer. Le froid ne répondait plus aux idéaux modernes, aux intérêts économiques des grandes firmes et à la conception de bien être des New-Yorkais&lt;br /&gt;De toute façon toutes les discordes se sont très vite éteintes lorsqu’ils ont vu tous les effets bénéfiques provoqués par un climat contrôlé.&lt;br /&gt; Le système n’était pas très compliqué à mettre en place, et permettait de contrôler complètement la température, afin qu’elle soit la plus douce, et que le ciel soit le plus ensoleillé possible. Mais qui aurait pu penser que l’Homme, qui lutta pendant près d’un siècle pour réduire le réchauffement climatique et alla même jusqu'à faire la guerre aux grands pollueurs, finisse par intervenir directement sur la couche d’ozone pour pouvoir contrôler la température et réchauffer la ville qui est l’une des plus grande source d’inspiration pour le reste du monde.&lt;br /&gt;Bien sûr New York, se voulait avant-gardiste, et savait très bien que toutes les régions du globe les unes après les autres allaient accepter et mettre au point un projet similaire.&lt;br /&gt; Au début bien sûr, les autres pays, se sont bien gardés d’émettre des commentaires, puis on entendit toujours les mêmes protestations. New York et ses dirigeants étaient accusés de jouer à Dieu et d’exporter leur système de contrôle de température a travers le monde pour augmenter la croissance américaine et le monopole de celle-ci sur le monde entier. Un vent de guerre froide planait sur notre planète, mais c’était cette fois la chaleur qui en était l’enjeu. Très vite les médias parlèrent de guerre chaude.&lt;br /&gt; Les années passèrent, et toutes les grandes métropoles furent finalement équipés du système Weather plus qui semblait-il ne faisait que des heureux, contrairement à ce que pensait les opposants au projet d’origine.&lt;br /&gt; En voyant les gens se balader, Ray fixait leur visage, leur sourire, leurs yeux pétillants. Il n’arrivait pas à comprendre comment le froid, la pluie, l’écoulement normal des saisons, ne pouvait pas leur manquer. C’était une pensée récurrente chez lui, chaque année il se posait cette même question. Il avait essayé d’en parler à ses amis, il était même allé jusqu'à consulter un parapsychologue pour en discuter, mais personne ne le comprenais, personne n’arrivait à concevoir l’idée d’avoir envie d’avoir froid.&lt;br /&gt;Comment les gens peuvent-ils se contenter de cette uniformisation des saisons, comment ne peuvent-ils pas vouloir le changement, la diversité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans sa chambre rose, une petite fille, assise devant son bureau lisait son cahier. La jeune fille appela sa mère, qui arriva de suite. Celle-ci fixa sa fille un petit instant, elle était si jeune, si fine, elle semblait fragile et forte à la fois. Elle ne voulait pas que cette pureté, cette naïveté qui faisait tout son charme ne s’envole avec le temps.&lt;br /&gt;Comment cesser de l’observer et de vouloir la protéger, alors qu’elle se faisait plus belle et intelligente chaque jour. &lt;br /&gt;« Maman, je peux te réciter mon poème, c’est pour l’école, s’il te plaît. » Ses paroles douces et tendres ramenèrent la jeune mère à la réalité et lui firent esquisser un sourire de bonheur. Celle-ci dit alors d’une voie très calme : « Vas y mon ange, je t’écoute. » Elle prit la feuille que lui tendait sa fille, et s’assit sur son lit. Puis de sa voix angélique, la petite fille récita : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les saisons passent, mais ne se ressemblent pas, &lt;br /&gt;Qui aurait cru voir tomber si vite, les feuilles de l’automne,&lt;br /&gt;Alors que déjà, l'hiver pouvait se faire ressentir ici bas.&lt;br /&gt;Et ce fut le printemps, puis l’été qui s'abattirent sur nous comme des colonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le bonheur ne peut être complet&lt;br /&gt;Que lorsque la chair, ressent la morsure du froid de l’hiver.&lt;br /&gt;Et lors du printemps la caresse les pétales qui volent dans les airs.&lt;br /&gt;Laisse la place à la chaleur de l’été qui échaude les amants dans leurs nids douillets. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si l’hiver est la plus belle des saisons,&lt;br /&gt;Ce n’est pas pour sa fraîcheur, ni pour ses couleurs. &lt;br /&gt;Mais c’est pour ses singularités qui font,&lt;br /&gt;Que les gens ouvrent réellement leur cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Elle s’arrêta. Sa mère la félicita en la serrant dans ses bras puis elle se mit à la regarder, encore une fois, et ne pu s'empêcher d’avoir ce sentiment d’admiration. Elle ne désirait plus personne si ce n’est sa Marion. Voyant que sa mère la dévisageait depuis quelques minutes Marion dit :&lt;br /&gt;« Maman, Maman, ça va ? » Puis délicatement, elle se rapprocha de sa mère et lui embrassa le front. « Qu’est qu’il y a maman ? C’était pas bien, j’ai fait des fautes ?&lt;br /&gt;— Non, au contraire mon cœur c’était parfait. J’étais comment dire…&lt;br /&gt;— Est-ce que plus tard on aura toujours froid ? J’aime pas le froid ! Je veux plus mettre de manteau et sortir dehors quand il y a du vent.&lt;br /&gt;— Mais mon cœur, pourtant ce poème, raconte combien on se sent mieux lorsqu’il fait froid.&lt;br /&gt;— Hein ?  &lt;br /&gt;— Je vais t’expliquer ma chérie. Tu vois, les autres saisons telles que l’été ou le printemps, sont certes agréables, douces et chaudes, mais ce que veut dire l’auteur de ton poème, c’est que ce froid, caractéristique de l’hiver, permet au gens de se rapprocher, de se serrer les uns contre les autres et de montrer ce qu’ils ressentent réellement. &lt;br /&gt;— Vraiment ? » &lt;br /&gt; Elle aurait aimé lui expliquer tant de choses, sur le cœur des Hommes et la vie, mais c’était une femme patiente et elle savait que dans quelques mois seulement elle s’étonnerait déjà, de voir sa fille si grande.&lt;br /&gt; Néanmoins en sortant de la chambre, traversant le long couloir, elle ne put s'empêcher de réfléchir sur ce sujet. Tout se mélangeait dans sa tête. Avec tout le tapage que l’on faisait sur le réchauffement de notre planète… Se pourrait-il qu’un jour il fasse si chaud ? Les gens continueraient-ils de montrer ce qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ray rentra chez lui. Il posa sa main sur l’ascenseur de son immeuble qui l'emmena directement au 37e étage. Dans son appartement il se sentait comme dans un cocon. La climatisation régulait la température de tout l’immeuble mais il n’était pas possible de la baisser à moins de 18 degrés Celsius, restriction de l’Etat oblige.&lt;br /&gt; Une fois assis sur son canapé, il recommençait à penser à cette idée. Cela le poursuivait, le hantait, et si j’ai envie d’avoir froid ? Mais, ici bas, tout était chauffé, de la piscine municipale à l’eau qui coulait dans les robinets. Il ne cessait de se répéter qu’il se faisait du mal inutilement mais après tout il éprouvait juste le désir de se souvenir, de sentir quelque chose de différent, comme ce qu’il ressentait lorsqu’il était un enfant. &lt;br /&gt;Malheureusement pour lui, il avait oublié voilà tout. Il ne savait plus, comme la plupart des habitants de la grosse pomme ce que c’était d’avoir froid. Ce n'était peut être pas grave mais maintenant qu’il en avait conscience il le vivait comme un déséquilibre. Il avait l’impression qu’on lui avait amputé un sens. &lt;br /&gt; Le lendemain il se leva pour aller travailler. Il avait déjà presque oublié toutes les idées sombres qu’il avait ressassées la veille. Le pouvoir de la télévision certainement.&lt;br /&gt;La musique qui l’accompagnait cette mâtinée-là était douce, et fragile, tout comme lui.&lt;br /&gt; Dans l’ascenseur qui l’amenait à son bureau, Ray croisa une charmante femme, aux cheveux noirs, assez grande, vêtue d’un tailleur sombre et parfaitement coupé. Elle avait des yeux pétillants et un regard dont il savait pertinemment qu’il ne sortirait pas de son esprit. C’était un regard qu’on ne pouvait travestir ou tromper. C’était la première fois qu’il l’a croisait alors qu’il travaillait ici depuis dix ans, autant dire que la chance arrive bien tôt ou tard. Cependant, il savait, une intuition peut être, qu’elle allait au dernier étage qui était peuplé par les pontes de la NASA.  Il tomba amoureux d’elle l’espace d’une seconde puis lorsque la porte coulissa, il dut retrouver son box, pour son habituel labeur d’ingénieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Elle se retrouva toute seule dans l’ascenseur. Elle avait trouvé le jeune homme plutôt à son goût. Mais aujourd’hui elle ne devait pas se laisser distraire. Elle avait un objectif et elle devait le remplir. La porte de l'ascenseur s’ouvrit à nouveau. C’était son étage, on ne pouvait pas le manquer car c’était belle et bien celui de la NASA. Ceux-ci n’avait toujours pas envoyé d’hommes sur mars, mais avait bel et bien réussit à coloniser les derniers étages de toutes les tours des Etats Unis. &lt;br /&gt;Cela faisait presque deux mois qu’elle travaillait pour eux, ici à New York. Elle avait déjà son propre bureau et sa secrétaire. En s’y rendant elle esquissa quelques sourires à ses collègues qui, le visage illuminé, la saluèrent.&lt;br /&gt; « Bonjour Miss Everest, vous n’avez reçu aucun message. Je crois que le patron voudrait que vous finissiez au plus vite la compilation des données du nouveau satellite. &lt;br /&gt;— Bonjour Rachel. OK je pense que je lui apporterais ça ce soir, en attendant il faut que j’aille dans la salle des serveurs, j’ai des données à extraire, et j’ai l’impression que quelques unes de mes données ont été corrompues lors des dernières sauvegardes de mes postes ces derniers jours.&lt;br /&gt;— Vous ne voulez pas laissez les techniciens s’en charger ? Cela ne présage rien de bons des données endommagées. &lt;br /&gt;— Non, ne vous inquiétez pas je suis sur que c’est trois fois rien, de toute façon je suis au moins aussi compétent qu’eux.&lt;br /&gt; Elle traversa une nouvelle fois son étage, elle se rendit près de la salle aux murs transparents, elle posa la paume de sa main contre le réceptacle installé à côté de la porte. Après qu’elle se soit ouverte, Marie s'immisça au milieu de tous ces énormes ordinateurs. A peine quelques minutes passées dans cette ruche robotisée, que l’air s’y faisait déjà pesant. Comme partout en fait ! Elle savait que durant ces derniers mois elle avait fait le plus dur. Venait enfin le moment de la consécration.&lt;br /&gt; Elle vérifia les données, celles-ci avaient bien été corrompues. Elle resta dans la salle à étudier les données et à travailler sur les serveurs pendant deux bonnes heures. A l’étage personne ne s’inquiétait, elle avait prit l’habitude de venir remplacer les techniciens de temps à autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il était midi, Ray avait enfin le droit de sortir de sa prison. Il espérait croiser sa belle inconnue qu’il avait rencontrée plus tôt, mais il n’en fut rien. Il décida donc d’acheter un sandwich dans une boulangerie du coin, et de s'asseoir sur un banc, comme il avait en avait prit l’habitude.&lt;br /&gt;On aurait pu dire qu’il profitait du beau temps, mais ce n’était plus le cas. Il prenait sa pause voilà tout. &lt;br /&gt; Les gens défilaient comme tous les jours, ils affichaient presque tous la même satisfaction. Alors qu’il était entrain de manger son sandwich, elle était là, assise a côté de lui. A peine eut-il le temps de s’en rendre compte, qu’elle lui glissa au creux de l'oreille :&lt;br /&gt;« Vous n’êtes pas comme eux, je me retrouve en vous. Je ne sais pas qui vous êtes mais j’espère sincèrement que l’on se reverra.” Ses oreilles bourdonnaient, il était abasourdit, puis elle ajouta. « Admirez le spectacle. »&lt;br /&gt;Elle s’en alla et traversa la place. Ne voulant pas que ce moment s’éteigne, Ray se leva. Il sentit soudainement quelque chose. Les manches de son t-shirt virevoltèrent, ses oreilles sifflèrent, le vent souffla et la brise vint caresser son corps. Il voyait les expressions des gens s'obscurcir, comme le ciel noircit avant l’orage.&lt;br /&gt; Il ne savait plus ce que cela faisait d’avoir froid, mais a cet instant précis, il redécouvrit le bonheur que cette sensation procure. Il profita de ce moment le plus longtemps possible.&lt;br /&gt;Il y éprouva tant de plaisir. Il était là, debout, immobile, et il faisait froid. Il savait que ce moment ne pouvait être qu'éphémère, c’est ce qui en faisait sa force, c’était la plus belle journée de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le lendemain, tous les journaux racontaient comment une vague de froid s’était abattue sur New York suite à un malheureux bug. Ce fut la dernière fois que les habitants de New York eurent froid. &lt;br /&gt;Un peu plus tard dans l’année une jeune femme brune du nom de Marie faisait la une des journaux, elle travaillait pour la NASA sous une fausse identité. Son véritable nom était Marion, c’était elle qui était à l’origine de cette vague de froid qui avait éveillé tant de sensations a travers la ville. Peut être avait elle réussi à sensibiliser de nombreuses personnes ce jour là.  Ray, lisant le journal, l’a reconnu immédiatement, il était vraiment tombé sous le charme de cette fille et il savait maintenant pourquoi il l’avait aimé au moment ou leurs regards s’étaient croisés. Elle lui avait tout d’abord donné un peu froid dans le dos. Mais finalement elle lui avait fait le plus grand bien qu’une femme ne lui ai jamais fait. Elle lui avait donné le plus grand des frissons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1525347647212788325?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1525347647212788325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1525347647212788325&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1525347647212788325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1525347647212788325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/pour-le-frisson-que-tu-procures.html' title='Pour le frisson que tu procures.'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-60724084127133081</id><published>2008-03-21T14:44:00.002+01:00</published><updated>2008-04-08T12:47:04.935+01:00</updated><title type='text'>Le Sahara .</title><content type='html'>Sortant d'une relation importante pour elle, mais insignifiante pour les autres, elle s'enfermait souvent dans sa chambre. Sa chambre ne ressemblait plus à quelque chose de connu sur Terre. Il y faisait chaud, un vrai hammam. Il y faisait noir aussi, elle avait fermé tous les volets. Les murs étaient blancs, mais remplis de souvenirs. Photographies, lettres d'Amour, sa vie était affichée. Des objets hétéroclites jonchaient le sol. Des compas, des stylos noirs, des vêtements, des livres, des CD, des milliers de papiers... Tout ce qu'elle n'avait pas pu entasser sur son bureau. Sur celui-ci, un ordinateur. Vieux de quelques années, où reposait une couche de poussière d'au moins cinq millimètres. Regardant souvent une vieille série qu'elle adorait, elle pleurait. Un paquet de cent cinquante mouchoirs était posé à côté d'elle. La jeune femme ne vivait plus que dans cette salle, elle ne sortait plus. Celle-ci regardait obstinément, en sentant couler ses larmes les nombreuses péripéties de son héroïne préférée. Elle ne mangeait plus le matin, en fait elle ne prenait plus que deux repas. Elle se levait à midi et se couchait à plus de minuit. Sa vie décalée, ne vivant plus que la nuit, sa froide confidente était la Lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de ces soirs les plus brumeux, par ce cinglant hiver, elle prit une décision. Sortir. Cela faisait huit ans qu'elle n'avait rien vu d'autre que son cocon noir. Devait-elle vraiment sortir ? La question se posait. La jeune femme ne savait pas vraiment. Dehors la fraîcheur gelait les voitures jusqu'à en congeler les oisillons dans leurs nids. Les sans domiciles fixes étaient atteints de gelures et côtoyaient les rats crevés sur les trottoirs. Froid amer. La température extérieure était si basse que l'on pu croire qu'il neigeait sur la mer. Les dames âgées se cloîtraient chez elles et allumaient un feu de bois. Les cheminées dégageaient d’épais nuages feutrés. Le feu crépitait. De petites flammes semblables à des caresses venaient effleurer les joues flétries de la vieillesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, elle finit par sortir. Dehors. Sous la pluie... Seule... Personne dans la rue. Personne aux fenêtres. C'est la nuit... Tant mieux, après son enfermement, elle ne voulait rencontrer personne. Elle se sentirait gênée, devant toutes ces figures nouvelles. La lumière l'éblouirait et la suivrait partout. La lumière ne l'avait pas vue depuis de nombreux couchers de soleil. La jeune femme s'enveloppa délicatement dans son manteau de fourrure et dans ses gants de velours noirs. Le vent l'entourait, il essayait de la blesser par de violentes rafales glacées. Elle s'avança lentement dans la rue des Oubliés en regardant ses chaussures à talon. Elle entendait leur bruit se répercuter contre les parois des immeubles. Soudainement au milieu de cette rue, une petite bulle bleue voletant dans les airs se posa devant elle. Surprise mais confiante, la jeune femme regarda la bulle. La minuscule sphère bleue était scintillante et une eau glaciale était enfermée dedans. Elle était aussi fragile que du cristal, et si bleue ! Pensait la femme. Elle surprit quelques perles salées rouler sur ses joues. Le bleu l'envoûtait. L'eau contenue dans la bulle lui faisait ressentir quelque chose, un sentiment intense qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Elle voulut la toucher et la sphère se posa sur sa main. A ce contact, il s'ensuivit une fumée blanche comme la neige et la petite bulle devint rouge sang. Enfin la volute de fumée disparut. La petite bulle s'envola. La jeune femme la suivit. Toutes deux traversèrent de grandes rues noires, dont les réverbères ne fonctionnaient plus. De petits chiens peureux et tout poilus jouaient à cache-cache entre les poubelles remplies d’ordures. Ils ne cherchaient même pas de quoi se nourrir. Ils jouaient. Non loin de là, il y avait une grande terrasse, en hauteur. On pouvait voir un arbre, un olivier précisément, ainsi qu’une serre avec des cactus, des camélias, des orchidées, et des coquelicots aussi. Une arche pleine de lierres était disposée à l’entrée de la serre. Cette terrasse ressemblait à une cachette secrète, la verdure cachait presque toute la serre. Ah ! les secrets, pensait la jeune femme. Ce n’est pas si beau les secrets, c’est fait pour rester gardé. Les secrets c’est fait pour être enfermé dans une tombe ! Mais de toute façon, à qui pourrait-elle révéler quelque chose ? Elle n’avait plus d’amis. Plus personne à qui parler. Avec qui échanger quelques paroles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Enfin, la bulle s'arrêta devant une petite boutique qui faisait le coin d'une rue trop éclairée pour une nuit d'hiver. On pouvait voir de grandes affiches sur lesquelles se dessinaient différents paysages enchanteurs. Venise, où l'Amour règne, Paris, la ville des amoureux. Mais aussi des plages où le soleil brille et où la mer chaude est transparente. On peut admirer des lagons et des cocotiers. Des montagnes verdoyantes avec des fruits plus étonnants les uns que les autres, roses, jaunes en forme d'étoile, noirs... La bulle survolait l'affiche où l'on pouvait admirer un grand désert. Une lune magnifique qui surplombait une dune de sable ambrée. Ce paysage semblait silencieux. La jeune femme frissonna en voyant l'image. En caractères gras et d'une écriture un peu gothique, légèrement effacée, se dessinait le nom de ce désert. Elle oublia totalement la petite bulle et admira longuement l'affiche et se perdit dans ses pensées. Au bout de longues heures, elle finit par regarder l'écriture au dessus de ce paysage de rêve. Dans sa tête, elle se répéta le mot : "SAHARA".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une musique calme et douce s'élevait dans les airs, une mélodie mélancolique rappelant sa vie d'autrefois. Une substance transparente, liquide, brillant à la lumière descendit de ses yeux jusque sur le trottoir qui devint une rivière scintillante. Enfin, elle reprit ses esprits et s'aperçut que l'aube approchait à petits pas. Elle frissonnait dans son long manteau. Ses mains étaient meurtries malgré le velours qui les recouvraient. Il était temps de rentrer, mais la feuille de papier où se trouvait l'image radieuse et pleine de promesses, l'attirait. Vint la bulle qui se posa sur son épaule. Ses pieds fins se retournèrent brusquement et marchèrent d'un bon pas remontant la rue des Oubliés. Elle revint donc chez elle. Elle éprouvait un sentiment étrange. Quelque chose l'excitait et l'incitait à partir au delà de ses barrières qu'elle avait elle-même établit dans son coeur dans son esprit, et dans sa vie. Une force indescriptible, peut-être comme une envie, un désir profond...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs semaines s'écoulèrent, la petite bulle était toujours aussi glaciale, toujours d'un bleu transparent et toujours près de la jeune femme. Toutes deux ne se séparaient jamais. Un matin, elle avait préparé ses bagages, prête et tenant un billet d’avion à la main, le départ était arrivé. Personne ne la remarquait, comme si elle fût une ombre. Avançant d’un pas rapide, elle courait presque, son envie prenait le dessus. Arrivée à l’aéroport, la jeune femme entra dans le grand tunnel donnant dans l’avion. Passa devant l’hôtesse qui ne semblait pas l’avoir vue. Et se débrouilla tant bien que mal pour trouver sa place. A côté d’elle, personne… C’était mieux ainsi. Elle ne serait donc pas déranger par le mâchouillement incurable d’un morfal, ni gênée par les cris insupportables de bébés criant famine. Et encore moins par les ronflements d’une vieil homme qui part rejoindre sa maîtresse à des kilomètres de là. Ou même par les appels que recevrait un homme d’affaire qui tape sur son clavier et dont le bruit résonnerait dans le silence intérieur de la jeune femme. Elle finit par s’endormir. La petite bulle bleue était devenue transparente, on ne la voyait plus. Elle s’était posée sur l’épaule de la jeune femme. Ses rêves étaient emplis de souvenirs. Elle et lui, s’aimant, heureux… Puis, elle, seule… sur la balançoire, tenant un coquelicot entre ses doigts fins. Encore elle, au bord d’une rivière, jouant avec l’eau. Faisant un gâteau au chocolat. Jouant du piano, de la guitare. Dansant sur le parquet de son salon. Brusquement, ses yeux s’ouvrirent. Le vol était fini. Elle était arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au dehors, elle vît deux oiseaux, puis un des deux oiseaux coupa la première aile du deuxième oiseau. Des gouttes de sang tombèrent du ciel. Puis il coupa la deuxième aile. L’oiseau tomba au sol… La jeune femme était terrifiée alors elle continua de regarder l’oiseau resté dans le ciel. L’oiseau, tout en haut, tournait autour d’un autre oiseau. Ensuite, il amena cet oiseau sur une branche d’arbre et lui coupa les ailes aussi. Mais il s’occupa de ce nouvel oiseau. La femme ne comprenait rien à l’attitude de cet oiseau. Elle passa à côté de l’oiseau sans aile et partit avec sa sphère bleue. Elle s’avança dans le désert. Le ciel était d’un bleu intense et si beau qu’elle avançait les yeux rivés sur le ciel. Avançant mais ne sachant pas où elle allait, elle errait en suivant son instinct. Une force étrange la faisait marcher, elle en avait des frissons sous le soleil qui frappait le Sahara. Elle sentit un vent chaud et sec s’enroulant autour d’elle comme un serpent. C’était le sirocco, ce vent l’étouffait presque. A mesure qu’elle avançait, le sable devenait rouge. Rouge sang. Elle s’étonna. Dans aucun livre elle n’avait lu que le sable chaud du Sahara était rouge. C’était impressionnant ! Elle s’attarda sur la bulle bleue. Mais la sphère était devenue rouge elle aussi. Puis, la jeune femme ressentit comme une douleur froide. Comme des aiguilles qui lui transperçaient le cœur. Comme des lames plantées dans son corps. Elle réussissait pourtant à avancer. La bulle rouge devenait plus grosse, elle était prête à éclater. La jeune femme avait froid. La raison pour laquelle elle avait froid était que la nuit était tombée. La lune aussi froide qu’elle, était à côté d’elle pour l’aider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, avec le froid, le bulle éclata et du sang tomba sur la dune de sable. A ce moment, la jeune femme n’avait plus aucun sentiment, elle était vide. Dénuée de toute sensation, de tout souvenir, elle ne souffrait plus, elle n’était pas pour autant heureuse, mais la paix l’envahissait.&lt;br /&gt;Elle mourut au bout de quelques minutes.&lt;br /&gt;Elle était morte le cœur gelé.&lt;br /&gt;Tout le monde l’avait oubliée…&lt;br /&gt;La solitude était le froid de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la dune de sable rouge sang, plus d’une jeune femme étaient mortes.&lt;br /&gt;Et sous la lune… Une petite bulle bleue jaillit du sol et s’envola dans le ciel étoilé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-60724084127133081?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/60724084127133081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=60724084127133081&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/60724084127133081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/60724084127133081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/le-sahara.html' title='Le Sahara .'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8817447534640830043</id><published>2008-03-21T14:43:00.007+01:00</published><updated>2008-04-06T00:27:20.788+01:00</updated><title type='text'>Bob ?</title><content type='html'>- Eh Bob ?!!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob ! Tu dors ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Hein Bob tu dors ?&lt;br /&gt;- Oui ! Enfin, je dormais pourquoi ?&lt;br /&gt;- Bob ! je crois que ton voisin Yan à bougé !&lt;br /&gt;- Quoi ?!&lt;br /&gt;- Bah ton voisin c’est bien Yan qu’il s’appelle ?&lt;br /&gt;- Oui et alors ?&lt;br /&gt;- Je suis sûr de l’avoir vu bouger, il se balançait de droite à gauche.&lt;br /&gt;- Ah… et c’est sensé être un scoop ?&lt;br /&gt;- Mais oui ! Tu vois je te l’avais dit qu’il était pas encore trop vieux.&lt;br /&gt;- Tu veux bien parler moins fort il va nous entendre et c’est pas le genre de nouvelle qui lui remontera le moral ! et puis il y a des signes qui trompent pas, regarde sa peau commence à se flétrir c’est quand même un signe !&lt;br /&gt;- Oui mais si il arrive à bouger c’est qu’il est encore un peu vif non ?&lt;br /&gt;- Laisse tomber et rendors toi sinon tu vas vieillir trop vite.&lt;br /&gt;- Eh ! Bob, tu trouves pas qu’il fait trop froid ?&lt;br /&gt;- Bah si mais il parait que c’est bon pour nous, apparemment la chaleur nous ferait mourir prématurément.&lt;br /&gt;- Oui mais là quand même c’est un peu pousser ! Tu te rappelles quand on était jeune ? Les journées qu’on passait au soleil c’était bon ! Yan aussi aimait ça !&lt;br /&gt;- Oui c’est vrai que le soleil faisait du bien. Mais il faut bien grandir un jour et passer à autre chose non ?&lt;br /&gt;- Mouais mais je préfèrerai encore être dehors et mourir vite que d’être ici à me geler.&lt;br /&gt;- Arrête de raconter des bêtises et dors.&lt;br /&gt;- Tu dois avoir raison. Bonne nuit&lt;br /&gt;- Bonne nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob ! Tu dors ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Hein Bob tu dors ?&lt;br /&gt;- Hein ! Quoi ?... Tu es déjà réveillé ?&lt;br /&gt;- Ouais. Je me demandais : c’est vrai que ceux qui habitent dans les étages plus haut ils on plus chaud ?&lt;br /&gt;- Oui il parait pourquoi ?&lt;br /&gt;- J’aimerai bien me retrouver là haut un jour juste pour voir.&lt;br /&gt;- Et finir tout fripé comme Koude qui avait réussi à s’échapper avant qu’on entre ici et qui avait été rattrapé quelques jours après ? Il a pas fait long feu le pauvre, il arrivait même plus à parler !&lt;br /&gt;- Et alors il a fini par partir définitivement non ?&lt;br /&gt;- Tu trouves pas ça bizarre qu’ils nous gardent cette pièce blanche un certain temps et qu’après quelqu’un vienne nous chercher et que personne ne nous revoit plus ?&lt;br /&gt;- Mais non je suis sûr qu’ils attendent qu’on se porte mieux avant de nous transférer dans un lieu plus accueillant. Sinon pourquoi ils nous mettraient dans un lieu aussi propre et, d’après toi, aussi propice à notre santé ? l’autre jour j’ai parlé avec le gars du fond, tu sais le grand tout blanc avec de cheveux tous verts. Lui était persuadé qu’ils attendent qu’il fasse moins chaud dehors avant de nous refaire sortir.&lt;br /&gt;- Tu as peut-être raison. Mais quand même moi je suis pas tranquille. Tu devrais faire comme moi et parler doucement pour qu’ils croient qu’on dort tout le temps. Il ne faut pas qu’ils pensent qu’on s’est réveillés.&lt;br /&gt;- Si tu veux on fait comme ça mais je pense que tu as tort, ils se donneraient pas autant de mal si c’était pour nous tuer tout simplement.&lt;br /&gt;- Mouais&lt;br /&gt;- Il avait l’air con quand même l’autre avec ses cheveux verts à son age !&lt;br /&gt;- C’est clair !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob ! Tu dors ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Hein Bob tu dors ?&lt;br /&gt;- D’après toi ?&lt;br /&gt;- J’essayais de me rappeler tous les gars avec qui on a fait le voyage depuis l’Espagne. Tu t’en rappelles ?&lt;br /&gt;- Un peu pourquoi ?&lt;br /&gt;- Je me demandais ce qu’ils sont devenus ?&lt;br /&gt;- En tout cas ils sont pas ici !&lt;br /&gt;- J’avais remarqué merci de ton aide Tu  crois qu’ils ont trouvés un petit coin tranquille à l’abri de la chaleur comme nous ? Je me rappel du voyage dans ce car, j’aime bien les transports en commun on rencontre toujours des gens super intéressant.&lt;br /&gt;- Je te rappelle que c’est pas nous qui avons choisis de venir ici mais qu’on nous y a amenés.&lt;br /&gt;- Oui mais avoues qu’on est chez des gens sympas ils prennent soin de nous, ils nous protègent de la chaleur, ils nous font même rencontrer des gens… différents. Comme l’autre en pyjama orange avec son chapeau vert qui se foutait de nous.&lt;br /&gt;- Oui mais je te rappelle qu’il a disparu comme les autres.&lt;br /&gt;- Oh t’es pessimiste ils ont pas forcément disparus ils sont peut-être juste autre part en train de s’éclater.&lt;br /&gt;- Peut-être mais j’ai quand même un mauvais pressentiment. Allez c’est l’heure de dormir. Bonne nuit&lt;br /&gt;- Bonne nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob ! Tu dors ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Hein Bob tu dors ?&lt;br /&gt;- Chhhuuuut tu entends pas du bruit ?&lt;br /&gt;- Si justement c’est pour ça que je te réveille, ça se rapproche…&lt;br /&gt;- Chut tais-toi ils vont nous entendre.&lt;br /&gt;- Regarde la porte s’ouvre…&lt;br /&gt;- Chut !!…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Eh Bob t’as vus y’a quelqu’un qui a emmené Yan.&lt;br /&gt;- Ouais et maintenant y’a plus que nous. &lt;br /&gt;- J’ai peur maintenant.&lt;br /&gt;- Calme toi, tu as bien vu Yan était tout fripé c’est normal c’était son tour.&lt;br /&gt;- Oui mais quand même qu’est-ce qui va se passer pour nous ? Normalement ils devraient choisir ceux qui vont bien pour s’aventurer dehors en plein été ? Pourquoi il nous a pas pris ? En plus je le sens en moi que je commence à vieillir sérieusement !&lt;br /&gt;- Reste calme, tout va bien se passer. Tu te rappelle hier tu me disais qu’il y avait rien à craindre. T’inquiètes pas je suis sûr qu’il y a une explication.&lt;br /&gt;- Oui mais Bob, hier on était trois maintenant le prochain ce sera toi ou moi !&lt;br /&gt;- Et alors si c’est pour aller dehors et s’éclater, revoir les copains et le soleil ?&lt;br /&gt;- Oui mais on en est pas sûr !  Bob reste avec moi je veux pas être tout seul. En plus j’aime pas quand ils viennent, toute cette lumière ça me fait super mal, je préfère le noir !&lt;br /&gt;- T’inquiètes pas je reste là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob ! Tu dors ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Hein Bob tu dors ?&lt;br /&gt;- Non je réfléchis.&lt;br /&gt;- Tu penses à quoi ?&lt;br /&gt;- Je peux te demander quelque chose ?&lt;br /&gt;- Oui quoi ?&lt;br /&gt;- Il faut que tu me promettes de faire ce que je vais te demander.&lt;br /&gt;- Arrêtes Bob tu me fais peur !&lt;br /&gt;- Si quelqu’un viens me chercher&lt;br /&gt;- Tait toi ! Je veux pas t’entendre dire ça !&lt;br /&gt;- Ecoutes moi. Si quelqu’un viens me chercher je ne veux pas que tu protestes. Je veux que tu restes silencieux et que tu ne bouges pas. Il ne faut pas qu’ils sachent qu’on se parlait et qu’on se connaissait. C’est très important parce que si ils venaient à le découvrir ils nous emmèneraient tous les deux. Promets-moi.&lt;br /&gt;- Mais Bob je peux pas te promettre ça ! on se connaît depuis le début ! tu es mon ami, mon seul véritable ami et tu voudrais que je te regarde partir sans rien dire ! Il n’en est pas question !&lt;br /&gt;- Alors je vais arrêter de te parler et t’ignorer.&lt;br /&gt;- Ça va pas Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Eh mais tu plaisantes pas ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Parles moi Bob ! Eh mais tu es un grand malade Bob!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Ok c’est promis je ferai rien si jamais ils t’emmènent. Mais parles moi tu me fais peur !&lt;br /&gt;- Tu as promis. Tu as intérêt à tenir parole. Je ne veux vraiment pas qu’il t’arrive quelque chose !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob ! Tu dors ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Hein Bob tu dors ?&lt;br /&gt;- Mais tu vas te taire ! Tu n’entends pas les bruits dehors ? Y’a quelqu’un qui vient !&lt;br /&gt;- Oh Non !&lt;br /&gt;- Tais toi peut-être qu’ils nous remarqueront pas.&lt;br /&gt;- Mais…&lt;br /&gt;- Tais-toi ! la porte s’ouvre !&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh Bob ?!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Eh Bob t’es là ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Vas-y te fous pas de moi. Ils m’ont aveuglés en ouvrant la porte maintenant je vois plus rien !&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob… t’es où.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob t’es là ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Tu avais promis de pas me laisser…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Bob j’ai peur t’es où ! Me laisse pas tout seul ! En plus y’a plus personne pour me tenir compagnie… il fait froid… je veux pas rester tout seul… viens me chercher Bob… c’est quoi ce truc sur ma peau ? Oh mon Dieu ! Une ride ! Je suis vieux ! Je veux pas disparaître ! je veux sortir ! je veux revoir la lumière du jour ! Je veux pas être la dernière tomate dans le frigo !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8817447534640830043?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8817447534640830043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8817447534640830043&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8817447534640830043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8817447534640830043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/bob.html' title='Bob ?'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1059692453005050649</id><published>2008-03-21T14:43:00.004+01:00</published><updated>2008-04-03T15:27:08.918+01:00</updated><title type='text'>Comme un frisson qui resurgit</title><content type='html'>Cette fille s’assoit à côté de moi, plus exactement à deux places à ma droite. Elle doit avoir à peu près 14 ans. Assise à cette sorte de banque face à cette grande baie vitrée qui donne sur l’avenue de la gare de l’est, elle ne peut pas avoir manqué le spectacle qui s’offre à mes yeux. Je mange lentement mon menu et laisse mon regard se fixer là où il le souhaite.  &lt;br /&gt;Juste devant nous, une bouche de métro et un SDF qui s’installe au pied du poteau qui porte l’enseigne ‘Métro’. Son petit caddie faisant office de siège, il dispose devant lui une petite coupelle avec quelques pièces de centimes, et ce petit panneau : ‘j’ai faim’. Il ouvre une bière qu’il boit doucement et discrètement.  Cette fille ne peut pas ne pas voir ce que je vois. Cet homme m’intrigue, comme s’il avait quelque importance au milieu de toute cette agitation.&lt;br /&gt;Un homme plus âgé, la quarantaine, s’assoit à côté de la jeune fille. Cet homme s’avère être le père de celle-ci. Cheveux rasés, une boucle d’oreille à l’oreille gauche, des vêtements simples et une voix douce, calme et pourtant roque. La fille lui parle de ce SDF.&lt;br /&gt;« J’aimerai bien lui donner mon repas, ou même mon billet de train…. ». &lt;br /&gt;Le père marque une courte pause et lui répond sur un ton neutre : »ce n’est pas de ça dont il a besoin à mon avis. »&lt;br /&gt;« Enfin tout de même, ce ne doit pas être facile tous les jours, dans le froid et la pollution… »&lt;br /&gt;« Non, c’est sûr. »&lt;br /&gt;Quelques personnes passent dans la rue, certains s’arrêtent, passent un coup de téléphone, le va-et-vient dans la bouche de métro est incessant. Parfois une personne s’arrête et donne quelques centimes retrouvés au fond d’une poche du manteau ou du pantalon, elle gagne en retour un franc sourire du SDF.&lt;br /&gt;Le père et sa fille continuent à manger. Je les sens, tout comme moi, absorbés pas la scène de ce SDF qui, d’habitude anonyme, concentre aujourd’hui l’attention de trois personnes.&lt;br /&gt;Le père lâche quelques mots : « pas évident de manger au chaud face à un pauvre qui a une pancarte ‘j’ai faim’… »&lt;br /&gt;Je crois saisir cette relation simple de ce père et de cette fille, elle écoute, ne se sent pas obligée de répondre et n’attend qu’une chose : que son père parle encore. Je m’imagine que les parents doivent être divorcés mais ne se détestent pas, et que leur fille éprouve un grand respect pour son père. Pas de haine, pas d’impatience, pas de signes de cette si souvent décriée crise d’adolescence…&lt;br /&gt;De nouveau ce silence remplit de pensées diverses, ce qui silence qui n’est pas blanc, juste une sorte de pause, d’une suspension de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Au moins, ça me rappelle d’où je viens de le voir. »&lt;br /&gt;La révélation est lâchée. La fille n’est pas bien sûre d’avoir compris. &lt;br /&gt;« Comment ça ? »&lt;br /&gt;« Avant j’ai été comme lui, là… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étonnement de la fille est palpable, et sa réaction transpire pourtant de douceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu veux dire que tu étais un SDF ? »&lt;br /&gt;« Oui, comme lui, dans les rues, comme ça… »&lt;br /&gt;« Maman ne me l’a jamais dit »&lt;br /&gt;« Et pourtant, oui, j’ai été SDF »&lt;br /&gt;« Maman ne m’a rien dit »&lt;br /&gt;Cette distance entre l’ancienne situation du père et la référence ainsi faite de la mère me conforte dans mon hypothèse de couple séparé. Le ton de la fille est songeur.&lt;br /&gt;« Tu as été SDF combien de temps ? »&lt;br /&gt;« 3 ans »&lt;br /&gt;« Et tu as rencontré maman après ? »&lt;br /&gt;« Pas vraiment. C’est elle qui m’a sorti de là. Et c’est pour ça tu vois, que je l’ai épousé »&lt;br /&gt;« Oh… »&lt;br /&gt;La réflexion s’impose, aussi la fille prend un moment avant de continuer à parler. Le père lui, reste serein, et attend les prochaines questions de sa fille.&lt;br /&gt;« Je ne trouve pas ça étonnant, je veux dire de tomber amoureux en quelque sorte de son sauveur. J’imagine que ça arrive souvent. »&lt;br /&gt;« Humm, peut-être. Mais je connaissais ta mère avant, c’est après que j’ai galéré. Mais elle m’a sorti de là… »&lt;br /&gt;Je sens toujours cette distance entre père et mère et pourtant ce profond respect. Je suis complètement absorbé par cette situation qui s’offre à moi. J’observe toujours d’un œil ce SDF. La misère devant moi, la misère derrière ce père, cette fille qui se confronte à toute cette misère à laquelle elle étant sensible avant même de connaître le passé de sont père…Improbable situation…&lt;br /&gt;« Je n’arrive pas à t’imaginer comme ça, quand je te vois maintenant, je n’y arrive pas. »&lt;br /&gt;« Et pourtant, tu vois, n’importe qui peut l’être. N’importe qui… »&lt;br /&gt;« Maman n’en a jamais parlé…Toi aussi tu faisais ça ? Devant un resto ?&lt;br /&gt;« Pas devant un resto, mais oui, je faisais ça. »&lt;br /&gt;Deux garçons de peut-être 9 et 6 ans s’arrêtent juste devant moi et observent le SDF. Ils sont gênés mais excités. Leur mère cachée par une affiche collée sur la vitre, apparait dans mon champ de vision,  elle donne une pièce de 1 euro au plus grand pour qu’il aille la donner. Les enfants sont tout contents, Le SDF offre un grand sourire en retour accompagné de plusieurs timides ‘merci’. Les enfants repartent avec leur mère en direction de la gare.&lt;br /&gt;« Tu vois, dit le père, Il va récupérer les grosses pièces pour ne laisser que les petites dans la coupelle. »&lt;br /&gt;« Ah bon ? »&lt;br /&gt;« Oui, normalement, il a un grand sac ailleurs dans lequel il met les plus grosses pièces, c’est un truc connu. »&lt;br /&gt;« C’est marrant…ça me fait penser à cette histoire où une SDF qui avait oublié son sac à un refuge ou un truc du genre, et que quelqu’un avait trouvé 10 000 euros ! Heureusement elle les a récupérés. Mais c’est fou quand même ! 10 000 euros ! »&lt;br /&gt;« Oui, c’est fou ! »&lt;br /&gt;Un homme fume une cigarette avant de s’enfoncer dans la bouche de métro. Il fouille ses poches et donne un petit quelque chose et retourne finir sa clope. Un autre avec son sac ‘Virgin Mégastore’ fait de même. De grosses pièces sont tombées en peu de temps. Le SDF d’un geste rapide et discret prend les pièces de 50cents, 1 euro et 2 euros et les glisse dans sa poche de droite.&lt;br /&gt;« Tu as vu ? lance le père ? »&lt;br /&gt;« Oui ! Excellent, t’avais raison ! »&lt;br /&gt;Le père semble avoir pris beaucoup de distance, pourtant revoir ce SDF et avouer son passé à sa fille a du lui demander beaucoup de courage. J’imagine que le froid des longues  journées d’hiver l’a saisi de nouveau,  j’imagine que ses muscles se sont crispés un instant, j’imagine que le quotidien de ce temps révolu l’a serré encore. Mais la réaction de sa fille l’a certainement réchauffé détendu et apaisé.&lt;br /&gt;« En sortant, on lui donnera une pièce, d’accord ? »&lt;br /&gt;« D’accord, dit la fille, d’accord »&lt;br /&gt;Ils s’en vont, je reste. Je reste sans savoir quoi penser, je suis frappé par l’atmosphère paisible de cette discussion qui a eu lieu à une place de moi. Maintenant je dois prendre mon train. Je n’ai pas de monnaie, je ne donne rien au SDF. Tant pis, je marche, mais j’écrirai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1059692453005050649?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1059692453005050649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1059692453005050649&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1059692453005050649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1059692453005050649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/comme-un-frisson-qui-resurgit.html' title='Comme un frisson qui resurgit'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5207059877359991772</id><published>2008-03-21T14:41:00.002+01:00</published><updated>2008-04-01T22:34:10.960+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Comme une grande vague, un flot d’écume grise,&lt;br /&gt;qui passe sur la plage puis s’étire au loin,&lt;br /&gt;coagulant le sable, ou l’éparpillant bien,&lt;br /&gt;ainsi donc fait le froid, glissant comme la brise,&lt;br /&gt;sur le cœur de ces hommes qu’il rassemble ou disperse&lt;br /&gt;par ses multiples formes de joie ou de tristesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boule de neige lancée, un rire enfantin&lt;br /&gt;éclate ici puis là, en une mélodie&lt;br /&gt;plus vive que le jour, plus claire que la vie,&lt;br /&gt;resplendissante de joie, bannissant l’incertain.&lt;br /&gt;Le vent léger soulève des tourbillons de neige,&lt;br /&gt;une fugace buée s’échappe de chaque bouche,&lt;br /&gt;on se presse en tout sens, fonçant dans les congères,&lt;br /&gt;pour mieux se retrouver couvert d’un duvet blanc.&lt;br /&gt;Un chant au loin s’élève, reprit ici et là,&lt;br /&gt;passant entre les lèvres en un long fil de joie.&lt;br /&gt;Et plus tard dans la nuit, rentré au coin du feu,&lt;br /&gt;chacun racontera sa journée, ses exploits,&lt;br /&gt;puis alors doucement le sommeil glissera,&lt;br /&gt;sur ces familles rassemblées, fatiguées de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le blizzard siffle, la Terre gronde,&lt;br /&gt;et l’on voit s’éloigner ces silhouettes au loin,&lt;br /&gt;pauvres êtres perdus recherchant leur chemin,&lt;br /&gt;ainsi que des oiseaux ayant plongés dans l’onde.&lt;br /&gt;Les flocons les accablent, ralentissant leur pas,&lt;br /&gt;et tous sont courbés, luttant avec effroi&lt;br /&gt;contre ce géant de vent, cette conscience sans bras,&lt;br /&gt;qui bleuit toute chair, sans même claquer des doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un recoin du monde, un homme réfléchit.&lt;br /&gt;Il essaie de sortir des mots de son esprit&lt;br /&gt;vainement. Pourtant il se croyait hors d’atteinte,&lt;br /&gt;porté par un élan fulgurant de passion,&lt;br /&gt;mais rabattu un jour, ramené à raison,&lt;br /&gt;sans que rien n’ai changé sauf peut-être en son cœur&lt;br /&gt;à présent traversé d’idée froides et sans vie,&lt;br /&gt;lui montrant qu’en vérité il n’a rien appris,&lt;br /&gt;de ses élans de joie et de malheur soudains,&lt;br /&gt;le parsemant de marbre et gelant son esprit.&lt;br /&gt;Un trait chauffé de rouge le traverse d’un coup,&lt;br /&gt;il attrape un crayon, et raconte sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5207059877359991772?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5207059877359991772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5207059877359991772&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5207059877359991772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5207059877359991772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/comme-une-grande-vague-un-flot-dcume.html' title=''/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3598901931643508933</id><published>2008-03-21T14:39:00.003+01:00</published><updated>2008-04-01T22:33:57.350+01:00</updated><title type='text'>Froid</title><content type='html'>&lt;font style="font-weight: bold;" size="4"&gt;Froid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Froid, sur mon coeur enfermé de glace.&lt;br /&gt;Cristaux magnifiques, larme de tristesse,&lt;br /&gt;Figée. Dans ce monde de solitude,&lt;br /&gt;S'envoler, de ces grandes ailes blanches;&lt;br /&gt;Au feu réchauffer.&lt;br /&gt;Passer de bleu glacé à lumière jaune et douce du soleil,&lt;br /&gt;Sentir. Les fortes couleurs réchauffer mon être assoiffé,&lt;br /&gt;Désséché par les magnifiques lueurs froides et élégantes&lt;br /&gt;Du silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si forte dans sa tour aux reflets somptueux,&lt;br /&gt;Si froide dans sa beauté sans âge,&lt;br /&gt;Fragile...&lt;br /&gt;Princesse retenue captive par sa force,&lt;br /&gt;Son âme de bleu et de blanc sculptée&lt;br /&gt;Soupire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux grands froids habituée si longtemps&lt;br /&gt;Les fleurs de glace pour tout onguent,&lt;br /&gt;La lumière en elle s'étiole ; enfermée&lt;br /&gt;Cette main tendue, à se rompre, vers le ciel&lt;br /&gt;Cent appels cherche un geste, un éclat, une chaleur.&lt;br /&gt;Briser l'enchantement funeste,&lt;br /&gt;Vivre aussi bien dans froid que dans chaleur.&lt;br /&gt;Être, humain capable de joie que de froid,&lt;br /&gt;Âme vivante. Barrière de glace. Fissurée ;&lt;br /&gt;Liberté trouvée&lt;br /&gt;Une main tendue, des doigts enlacés.&lt;br /&gt;P      &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3598901931643508933?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3598901931643508933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3598901931643508933&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3598901931643508933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3598901931643508933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/froid.html' title='Froid'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5464895826347455723</id><published>2008-03-21T14:38:00.003+01:00</published><updated>2008-03-31T15:38:45.677+01:00</updated><title type='text'>24 boulevard du Montparnasse</title><content type='html'>Dehors, il fait froid. Du vent aussi. Il fait meilleur dedans. 24, boulevard du Montparnasse, Paris 6e. Double interphone, tapis rouge dans l’escalier, rampe dorée. Premier étage : la porte est entr’ouverte. Un intérieur parisien bourgeois, typique, et très classique - évidemment. Le hall de l’appartement donne sur un couloir et sur un salon. Seul le salon est allumé. La lumière est tamisée, la pièce est éclairée par des abat-jours : ceux avec des pieds imitant des chandeliers, un peu kitch. On voit l’ombre des tringles à rideau projetée sur les murs. Moulures au plafond, grand miroir fin 19e, trois petits bustes sur la cheminée, des cadres aux murs, une bibliothèque bien remplie… Mais ça manque d’âme. Un peu comme chez quelqu’un et comme chez personne à la fois. Confortable mais pas réellement accueillant. Et puis, radio classique, agressive :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« C’était un extrait de Don Giovanni, l’air de Leporello dans lequel Mozart reprend un extrait de son opéra « Le Nozze di Figaro » intitulé « Non più andrai / tu n’iras plus papillonner » pour rendre hommage à son publique fidèle de Prague,  qui avait accueilli favorablement  son précédent opéra à la surprise de la critique Viennoise … »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sous la cheminée, des jouets aux couleurs Fisher Price, bien rangés dans des boîtes Ikéa en plastique. Sur la table basse centrale, quatre piles symétriques de « Madame Figaro » et « Elle », de l’année passée. Même pas un FHM. De toute façon, personne ne lit. Il y a celle qui dort dans son fauteuil : elle a l’air vraiment malade, elle tremble, elle renifle, elle a froid. Il y a celui qui ferme les yeux, mais qui ne dort pas c’est évident, un peu comme les usagés du RER le matin à 7h30. Il est assis sur le bord du canapé, le dos très droit, raide, coincé, crispé. Il y a celle qui s’endort et se réveille toutes les cinq minutes parce que sa tête la porte en avant et qu’elle a des sursauts. Tous pimpants, tous pincés. On entendrait les mouches voler s’il y avait des mouches, mais il n’y en a pas ici. Donc pas un bruit. Sauf radio classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Détendez vous, vous êtes sur Radio Classique »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une castafiore sort de la chaine hifi, volume 20 au minimum. Tout sauf détendant, merci radio classique. Tout le monde fait semblant de ne pas être dérangé. Puis c’est l’interphone qui sonne avec une tonalité d’alerte à la bombe. Quelques minutes plus tard, un homme entre, il a des baskets aux pieds, un jean, une casquette, et il sent le dehors, il sent le froid, il sent le vent, il sent bon. La sonnerie de son téléphone vient troubler l’atmosphère faussement paisible de radio classique. Il s’excuse… mais répond : grandiose ! Il détonne un peu de tout ce petit monde. Non, il a simplement l’air vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Et maintenant, la superbe musique du film Mission, composée par le grand Ennio Morricone, dirigeant ici lui-même l’orchestre philharmonique de Rome »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quelqu’un marche dans le couloir derrière le salon. L’homme raide du canapé se lève brusquement et se tient debout, sa mallette et son manteau à la main, tout aussi raide que quand il était assis. Peut être même encore plus si c’est possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à son tour il le sait. Il attend, debout, raide… Tout le monde le regarde. Il ne regarde personne, juste la porte qui donne sur la pièce voisine. Il attend. &lt;br /&gt;Tout le monde attend. C’est long. Alors il hésite à se rasseoir. Il repose manteau et mallette. Il reste debout, emprunté. On dirait un passager Easy jet britannique, prêt à l’embarquement une demi-heure trop tôt. Un sourire serait à propos, mais personne ne sourit. C’est dommage. Un grand éclat de rire serait encore mieux. Tant pis. La porte donnant sur l’autre pièce s’ouvre, il est soulagé, libéré, il entre à grands pas sans regarder personne. On l’entend parler puis tousser à travers la porte. Il a du prendre froid &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps mort. Le temps est arrêté, il ne se passe rien. Sauf radio classique, toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interphone, encore, suivi de près par l’entrée à petits pas d’une mamie pimpante, laquée, emmitouflé, style « foulard Hermès », qui balaye du regard la pièce avec un « mesdames, messieurs » et un petit signe de la tête. Elle enlève son manteau en vison « il fait bien meilleur ici, quel froid de canard ». Pourquoi parle-t-elle, elle ? Elle se dirige vers un fauteuil libre, s’assied, et par la même occasion déboite les deux accoudoirs du fauteuil. Mais elle n’est pas confuse, ce n’est pas son genre : confuse ? Elle ? Pourquoi? L’homme qui sent le froid propose de l’aider et passe dix minutes à essayer de reconstituer le fauteuil cassé, sans perdre son sang froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un défilé. Voilà une quadra au regard indifférent et froid. Son parfum : « Allure » de Chanel, c’est sûr. Elle regarde tous les « Elle » et « Madame Figaro » de la table basse mais n’en prend aucun : elle les a tous déjà lus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Radio classique 101.1 à Paris,  il est 16h »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement on s’y fait à radio classique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte d’entrée s’ouvre brusquement et rebondit contre le mur avec fracas. Dans le petit salon, on sursaute, on se regarde en faisant semblant de ne pas se regarder (sauf la mamie pomponnée qui elle, dévisage tous ses voisins), on ne parle pas. Toujours pas. Ca jette un froid dans la pièce bien rangée à lumière tamisée. La porte d’entrée est restée ouverte, ça crée un courant d’air. L’air s’engouffre et fait le tour du petit salon en prenant soin de faire frissonner chaque personne, chacune à son tour. Enfin la cause de tout ce remue-ménage apparait sous cinq paires d’yeux ébahis et respectivement vitreux, fatigués, curieux, courtois et inintéressés : des cheveux poivre et sel décoiffés, des pantoufles de Pépé aux pieds mais en bon état, un grand imperméable vite enfilé et noué par-dessus ce qui pourrait bien être un pyjama. A première vue un homme fatigué, le visage marqué par la vie, habitant peut être dans la rue, à deuxième vue un homme fatigué, le visage marqué par les traces du drap sur la joue, qui vient de se réveiller et de sortir de son lit pour ne pas avoir à appeler un médecin à domicile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « À suivre le concerto pour piano et orchestre opus 54 de Robert Schumann composé en 1845  pour sa femme Clara, pianiste émérite, qui était la première interprète des œuvres de son mari et qui a fait connaître et apprécier sa musique. Clara est elle-même l'auteur d'une quarantaine d'œuvres, mais elle a en partie négligé la compositrice au profit de l'inspiratrice et de la pianiste »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Clara. Quelle femme. Merci radio classique pour ce moment de culture et de féminisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte donnant sur la pièce voisine s’ouvre de nouveau. &lt;br /&gt;Dommage c’est la fin de ce spectacle, c’était bien distrayant pourtant, on aurait presque dit une scène de théâtre créant cette atmosphère particulière pour l’occasion. Comment ces quelques personnes ont-elles créé une ambiance unique, malgré elles ? Peut être ne l’ont-elles même pas remarqué. Certainement, même.&lt;br /&gt;Il fait bon dans la petite pièce voisine au salon, l’atmosphère est paisible et sécurisante. Ça doit venir des grands rideaux sombres et tombants, encadrant la fenêtre. Tout est là, le bureau au centre, le lavabo dans le coin, le lit contre le mur, la balance par terre, la toise au mur. « C’est vrai que cette année les grippes sont nombreuses et surtout virulentes. Etant donné le froid qu’il fait, ça n’améliore pas les choses avec les chocs thermiques chaud-froid répétés, du métro et des magasins. Et puis les appartements sont trop chauffés» me dit la femme médecin après m’avoir demandé ma carte vitale, mon adresse, les coordonnées de mon médecin traitant, et ma raison pour ma présence dans son cabinet. Elle a l’air à la fois compétent et humain : un bon équilibre, ce à quoi on devrait aspirer. Elle m’ausculte rapidement, pour la forme - respirez profondément – toussez – encore – vous avez une petite tension  – euh, oui, toujours – il faut dormir – vous mangez bien ? – ouvrez la bouche et tirez la langue – dites « ah » - vous avez encore un peu de fièvre - de toute façon le meilleur remède est le repos. Oh oui, je suis d’accord ! Elle me demande où j’habite, ce que je fais dans la vie. Elle a même l’air sincère et intéressée. De la chimie ? Ah, très bien, dans quel domaine ? Juste de la chimie, ou vous faites de la biochimie aussi ? … Oui oui, bien bien, euh, en fait il me faudrait juste un arrêt de travail – pour combien de jours ? – deux jours ça devrait aller- il faut bien ça – je vous le date d’hier, c’est bien ça ? - 24 euros s’il vous plait – oh, ne vous en faites pas pour ça, je mettrai l’ordre moi même - merci – reposez vous bien – ça, ne t’en fait pas, j’y compte bien ! - au revoir. Elle me raccompagne à la porte d’entrée de l’appartement en passant par le long couloir, et me serre la main. J’aime bien son odeur. Pas juste son parfum, vraiment son odeur. Tout ça pour ça. J’ai donné pour cette année, je vais me recoucher.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5464895826347455723?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5464895826347455723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5464895826347455723&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5464895826347455723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5464895826347455723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/24-boulevard-du-montparnasse.html' title='24 boulevard du Montparnasse'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-526519001357083551</id><published>2008-03-21T14:37:00.001+01:00</published><updated>2008-03-28T15:20:26.945+01:00</updated><title type='text'>Partie 2/2 de 'oil for the lamp'</title><content type='html'>2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hale looked up at the tower despairingly. “The darkness is up there, you know.”&lt;br /&gt;Trek spoke sharply, trying to imitate the confidence of his vanished former leaders. “The tower is safe. We’ve seen it plenty of times from below and the only thing up there is gas. We know there is...” But then he paused, uncomfortable with his own words. Yet how else could he explain? “We know there is... deep dark in the sheds on the other side – but we’re not going near there.” He pointed to the lower part of the tower where each floor was bounded by waist high railings. “There are gas cylinders on the second, third and fourth floors. We’ll take one each. The floors themselves are grated so the light should get through pretty well. I’ll go up to the fourth floor. Hale, you’ll take the lamp in between us on the third. Will can take the second. Remember, the tanks will take a good twenty seconds to fill.”&lt;br /&gt;Hale and Will nodded slowly at Trek’s pale figure, but their eyes were locked on the shadow of the tower beyond. Trek handed Hale the lamp, who gripped it tightly. It was part of the plan, but still, Trek hated to give up the light.&lt;br /&gt;“Keep this beside you at all costs.” &lt;br /&gt;“I will guard the light,” said Hale slowly, like he was swearing an oath.&lt;br /&gt;“Good.” Trek motioned to the tower. “Let’s go.”&lt;br /&gt;Will made a tentative movement toward the tower but Hale remained unmoved. He was trembling slightly.&lt;br /&gt;“We’ve got it covered, Hale. There is only one way up the tower and that’s the staircase. If there’s any trouble, we’ll have plenty of warning. Will is going to keep watch below you. We can do this.” Trek pointed Hale to the external staircase. “Just focus on the light.” It was foolish advice, of course. Looking directly at the lamp light practically blinded you to anything else. But Hale needed confidence, not vision. Finally, Hale started towards the tower, looking up from the lamp in only fleeting glances.&lt;br /&gt;The three slinked warily up the tower’s grated staircase. The darkness that so greedily swallowed the lamplight seemed to amplify their clanging footsteps. Trek winced with each footfall. He didn’t like making noise. Not when the deep dark was so near. Leading the way, Hale was so focused on the lamp’s yellow globe that he stumbled when the flight to the second floor ended. But he hadn’t screamed, or fled. Some had. Trek admired the determination of this first time runner.&lt;br /&gt;Will stepped past wordlessly, moving directly to a large horizontal gas cylinder a few feet from the stairwell. The cylinder had a small tap at the end which could be fitted to their canisters via a thick plastic tube. Trek prodded Hale, and motioned upward to the next floor. The two ascended the second flight, leaving Will crouched next to the first tap in the shifting lamplight. Reaching the third floor, Hale hesitated at the threshold. But after a moment he spotted his cylinder, and headed towards the tap. Trek breathed a sigh of relief and continued up to the fourth floor. He had been right: the lamplight shone in bright shafts through the grating below, illuminating the fourth floor well enough to make out the final cylinder.&lt;br /&gt;Trek heard a loud hiss of gas under pressure from far below. Will had started to fill his canister. With silence now impossible, Trek nearly jumped the remaining steps to his cylinder. Crouching beside the tap, he hastily fitted his canister’s plastic tube to the nozzle. The hissing noise increased in intensity. Hale had got his gas siphon working as well. Trek fumbled for a moment with his tap and finally he, too, had his canister filling. Peering through the grate below, he could make out Hale tapping his hand impatiently against the large cylinder. The lamp rested on the floor beside him. Hale looked up and said something which Trek couldn’t make out for the overpowering hiss. Trek nodded reassuringly and gave a thumbs-up before returning his attention to his own floor.&lt;br /&gt;For the first time, he observed the small interior of the tower. A few metres beyond the gas cylinder, a massive circular beam formed the centre of the structure. Little else but a few tracks of rusted pipes scattered the rest of the floor. He almost didn’t notice the missing section of guardrail on the far side of the tower. Trek jumped to his feet. With rising horror, his eyes distinguished the beginnings of a narrow walkway extending out from the gap. It was a catwalk coming from the sheds... the deep dark. &lt;br /&gt;Another way up.&lt;br /&gt;In a panic he started shouting down through the grate. “Hale! Get your canister off! We’ve got to get off the tower!” There wasn’t a hope of being heard above the hiss. He stamped his boot on the grate, shaking the entire floor. If Hale felt the vibrations, he showed no sign, continuing his absentminded tapping. Trek was turning to descend the staircase when he caught a shudder of movement on the catwalk. It was too late.&lt;br /&gt;Trek spun his tap off and wrenched the canister and tube free. Resecuring the canister to his back harness took only another moment. But already something was emerging from the blackness. It was a man, it seemed to Trek, or what had once been one. He had never seen such a thing before, but knew, with a chill, what it must be. The voice and the body of the deep dark. Its skin had paled beyond mere whiteness, taking on a grey pallor which looked almost dead upon the body. What seemed to be clothes were unrecognizable rags. But Trek caught his breath at the starkly bald head. It was as if the bitter dark itself had been imprinted on the thing’s face. The corners of the mouth were drawn into the beginnings of a snarl. A thin nose protruded between... between what? The face around the eye sockets was horribly sunken, leaving two shadowy hollows where eyes might be hidden.&lt;br /&gt;Trek reached down for a bit of loose pipe to wield as a club. But the creature had no interest in him yet. Jumping fearlessly over the guard rail, it swung itself by the platform edge down onto the third floor. Feeling the jolt behind him, Hale spun wide-eyed to find himself only inches from the sunken eyes. The creature paid little heed to the horrified Hale. Instead, Trek saw through the grating, it kicked the lamp at Hale’s feet, sending the light over the edge of the tower. Hale didn’t even hesitate. He ran full speed after the lamp, crashing through the flimsy guardrail. His figure seemed to hang for a moment in space, flailing hopelessly in the dark air. Then he was plunging downwards with a low scream. Hale hit the ground with a dull thud. Rushing to his own railing, Trek saw Hale’s crumpled body a few metres out from the tower, lying still beside the fallen lamp. The glass of the lamp had shattered with the impact. But it was still burning.&lt;br /&gt;The hiss of gas siphoning had stopped completely now. Trek continued to watch Hale’s fallen body. With disturbing suddenness, a half-circle of shadowy figures emerged around Hale and the lamp. There was about ten of them, each completely bald and with the eye-hollows like the first. Some had strange gashes criss-crossing their bare scalps. One advanced quickly towards the lamp. It was going to extinguish it. Trek ran away from the guardrail, toward the catwalk side of the tower. Imitating the movements of the first creature as best he could, he swung down onto the third floor. But the one which had kicked the lamp was nowhere to be seen. Meanwhile, the creature on the ground had snatched up the lamp and was shaking it violently. Trek picked up Hale’s fallen canister and hefted it onto his shoulder. Running to the platform edge, he heaved the canister over the railing with all his strength. The canister plunged silently to its target, crashing hard into the shoulder of the creature which held the lamp. With a howl it dropped the light and fell writhing onto the gravel. Trek felt a moment of elation at his success. But now the other creatures turned from the lamp towards the source of the projectile. Almost instantly, they started towards the tower stairs, their sunken eyes looking up to where Trek stood. He backed away from the rail.&lt;br /&gt;There was a clanging noise to his right. Something was coming up the stairwell from the second floor. Trek looked frantically for anything to use as a weapon. There was nothing this time, not even a scrap of metal. He tried to remember something an older runner had said about fighting but the pervasive darkness suffocated his thoughts. His mind raced hopelessly. What was this darkness? How was he supposed to fight it? But he could only recall the cryptic, useless sayings of the camp: “avoid the deep dark”, “darkness fears the light.”&lt;br /&gt;The sight of a familiar tuft of brown hair in the stairway brought a moment of calm. It was Will.&lt;br /&gt;“One of those things came at me from above,” he stammered. “I think… I think I threw it over the edge. Where the hell did it come from?”&lt;br /&gt;Trek glanced upwards. “There’s a catwalk from the sheds on the next floor. But they’re coming up the stairs now.”&lt;br /&gt;“I saw. Can we get off this thing?”&lt;br /&gt;“Well, the stairs are blocked. And the catwalk leads to the deep dark.” It wasn’t an option. Trek leaned over the railing. “We need to get to the lamp.”&lt;br /&gt;There was a flurry of footsteps below.&lt;br /&gt;“They’re almost at the second floor now.”&lt;br /&gt;They both looked down miserably at the three storey drop to the lamp.&lt;br /&gt;Trek made his decision.&lt;br /&gt; “Will, this is going to hurt.”&lt;br /&gt;“What? Jump?” Will was incredulous. “You saw what happened to Hale from this height.” &lt;br /&gt;“No.” Trek had pulled out the cigarette-lighter. “This.”&lt;br /&gt;He pressed the lighter against one of the thickest oil stains on his overalls and flicked it once. The oil patch ignited instantly. Will watched dumbfounded as Trek reached across and set his own overalls alight.&lt;br /&gt;“GO!”&lt;br /&gt;The two sprinted down the stairwell, the rush of air fanning the flames. Trek screamed uncontrollably as he ran, spurred on by searing pain and adrenaline. Hurtling onto the second floor, they were now a pair of fiery demons in the gloom. The darkness fled before them. Some of the creatures rammed headlong into the tower’s centre beam; others leapt heedlessly over the guardrails, crashing into distorted heaps far below. Trek and Will charged helter-skelter down the final flight, leaping several steps at a time. They could hardly see when they finally burst out on to the refinery gravel, burning flames swirling wildly in their vision. &lt;br /&gt;Next to Hale’s body and the lamp, the two clawed desperately at their flaming clothing. Their hands burned badly as they struggled free from the charring rags. Still able to put off the intense pain, Trek picked up the lamp and took a final look at what was clearly Hale’s corpse. His frame was doubled over awkwardly, his back clearly broken in the impact. Another “disappearance”. Will scooped up Hale’s gas canister and stood panting beside the body. There was nothing to be done. &lt;br /&gt;Will spoke first. “Get us out of the dark.”&lt;br /&gt;Trek led the way, holding the lamp tenderly with burned fingers. The filled gas canisters were heavier now, but the extra burden gave them hope. They ran with what energy they had left. Trek could no longer think steadily, his numbed mind navigating by intuition. As he ran, Trek glimpsed a flash of metal off to his left at the limit of the lamplight. A broken sign, he thought, catching a glimpse of text. “SOLWAY”, it could have said, but it was too far away to be sure. He thought of stopping to take a closer look, but already he had lost the metallic reflection in the darkness. He focused again on the painful run.&lt;br /&gt;Trek’s direction held true, and they soon came upon the fence hole. They moved quickly through the gap, left breathless by the pain of bending. The uneven path sapped their failing strength. Unconsciousness beckoned to Trek with every step now. Pools of blackness welled up in his peripheral vision, merging with the darkness around him.&lt;br /&gt;Trek’s muscles were numb with strain when at last his failing sight made out the dim glow of the camp. As he took the final unsteady steps, the glow took shape into a tight cluster of canvas tents. A figure standing at one edge of the cluster was waving and pointing. It was the lookout, and he was shouting ecstatically: “They’re back! They’re here!” An anxious crowd had formed when Trek finally stumbled into the cluster. He looked around for a moment and thought to speak, but no words came into his weary mind. Instead, he reached to unhook his gas canister, but even this proved too much. Exhaustion overtook him, and there on the camp’s threshold he collapsed into unconsciousness.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-526519001357083551?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/526519001357083551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=526519001357083551&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/526519001357083551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/526519001357083551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/partie-22-de-oil-for-lamp.html' title='Partie 2/2 de &apos;oil for the lamp&apos;'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-4760067930722612566</id><published>2008-03-21T14:36:00.001+01:00</published><updated>2008-03-26T18:57:27.896+01:00</updated><title type='text'>Oil for the lamp 1/2</title><content type='html'>1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The darkness threatened to consume them. Yet Trek ran quickly, holding his lamp high where it best illuminated the broken path. The lamp’s wire handle swung loosely as he jogged, casting a silent dance of shadows all around. Trek’s shoulders ached with the weight of an empty gas canister strapped to his back. He shot an anxious glance back at his two running companions. They were dressed as he was: shabby overalls, stretched and worn by heavy use and stained in thick oily patches. Each carried their own gas canister. Behind and on the right was Hale. His pale, youthful face was contorted with exertion. Hale was fitter than most—that was why he had been chosen. Still, he was gasping now in an uneven rhythm. Trek knew he had set the pace fast, but it was better this way. He remembered his own first run—gruelling and uncertain, never having any sense of when the end would come. But he had been thankful for the exertion of a quick pace. It kept his mind off the black void that surrounded on every side. And the young Hale would need all the distractions he could get. He had never made a run like this.&lt;br /&gt;To Hale’s left was Will, a runner of Trek’s own age – about mid twenties, though one could never be sure. He felt reassured at the sight of Will’s confident stride. They had made countless runs together and had seen some of the best and worst. But no, they had never seen the worst. Trek caught his breath at the thought. Black out. Left in the cold. Taken by the darkness. It was a death sentence. But Trek had checked the lamp again just before they left. No, he wouldn’t be taken. Not on this run. He forced the thought out of his mind and turned his attention back to the path in front. &lt;br /&gt;It was strange to have no one before him, no jolting glow up ahead to follow at all costs. He was the leader this time; he guarded the precious light for the journey. Hale and Will were counting on him, he knew, as were the others back at camp. The camp deacons had said, and there was no doubt: it would take three canisters of gas to last the week. Gas was the lifeblood of the camp. Gas powered the lamps: the only thing between them and the relentless, permanent, darkness. The trickle of gas brought in on the weekly runs now barely sustained the settlement. It hadn’t always been so desperate. There used to be reserves—and backups, and contingency plans. But there were no longer the runners to maintain anything but the barest supply line.&lt;br /&gt;Perhaps ten minutes passed as the gas runners weaved through the looming shapes in the darkness towards their destination, the old Solway gas refinery. Trek doubted that was its real name. He recalled trying one day to find out how it came to be called Solway. His questioning had led him to an older runner who claimed to have once seen a sign with the name. No one else had seen it. But now even that old runner was gone, lost in the disappearances of the previous month. Trek didn’t care about the name itself. But he had wanted to get to the truth, wanted, for once, to cut through the webs of rumour and faded memory that draped his world on every side. As always, he had only uncovered another layer of doubt.&lt;br /&gt;Trek wondered if Hale shared his frustration. But no, how could he? Hale was too young. The shifting shadows of doubt were all he knew. He had forgotten the time before the darkness came with its slow suffocation of truth. But Trek remembered still the last days; the dim streaked orange sky; sunlight gasping through the dust before the last fade. Trek wiped a trail of sweat from his forehead. How long had it been now? Months, years…? Why couldn’t they remember anymore? What had happened to all the people, so confident in their plans? No one could say, now, Trek knew. The darkness stifled everything. Simply the absence of light, they said. It had been a long time since anyone really believed that.&lt;br /&gt;Twenty feet ahead, the rusted metal of a vast chain link fence took shape before Trek’s lamp light. He slowed to a brisk walk, finally stopping an arm’s length from the barrier. Squinting in the darkness, he looked left and then right along the fence, searching for the hole they had been making for. The barrier stretched unbroken into darkness in both directions. Hale and Will came to a stop just behind, taking in the obstacle exposed in the light. Despite the growing rust, the thick-wired fence did not betray any points of weakness. Dual lines of razor wire were strung tightly atop the three metre fence. An unfortunate relic, Trek reflected sourly, of a time when there were still those able to guard the refinery’s precious gas.&lt;br /&gt;“This is what we expected, right?” Hale asked nervously. He was breathing heavily from the run.&lt;br /&gt;“Yes.” Trek was concentrating on the twisted wire before him. “There’s a hole cut. It should be right here. We’ve been using it since...” But his voice trailed off in puzzlement. Hale noticed the uncertainty in his leader, and looked beside him to Will for reassurance. But Will was also hesitant. &lt;br /&gt;“Trek, you sure we took the right angle off the path?” asked Will. “The quarter-pace left on the last turn seemed a little wide—”&lt;br /&gt;“It wasn’t wide,” Trek cut him off, still staring at the fence. Will accepted the correction. This might be Trek’s first time as leader, but there was no doubting his accuracy as a dark navigator.&lt;br /&gt;“Then what is this?” Will motioned to the unbroken fence before them.&lt;br /&gt;“I don’t know.”&lt;br /&gt;After a pause, Trek bent down on one knee and leaned in close to the fence. The rusted links were all intact. There was some wear on the lower wire… but no sign of even a single broken link—wait. There was a fine groove across one of the links. Trek twisted it in his fingers and it came apart cleanly. To the left there was another groove on the next link. And above right, another. Applying pressure near each groove, Trek soon had pushed out a man-sized hole.&lt;br /&gt;“Someone fixed the hole?” asked Will.&lt;br /&gt;“Hidden, more like,” Trek responded.   &lt;br /&gt;Hale shook his head in dismay. “Who would hide the way through?”&lt;br /&gt;“The darkness might,” said Will solemnly. &lt;br /&gt;Trek disliked the mystical phrasing of the deacons: “the darkness”, “deep dark”, “followers of light”. But like the other superstitions of their world, he suspected they were distant echoes of truth.&lt;br /&gt;“But it couldn’t,” Hale protested anxiously. “The darkness couldn’t... it can’t think, can it? It just takes those who don’t guard the light.”&lt;br /&gt;There was an awkward pause in the flickering lamplight. Trek shot Will a hard look: whatever the darkness was, it was no good tantalising poor Hale with its spectre. &lt;br /&gt;Will seemed to catch Trek’s meaning and nodded to Hale. “Right.” But he looked around quickly, as if expecting a response from the surrounding gloom.&lt;br /&gt;“Come on.” Trek nodded towards the fence, then stooped low and ducked through the hole. Will and Hale followed hastily, neither wanting to be left alone on the dark side of the barrier.&lt;br /&gt;Using the fence’s line as a reference angle, Trek stepped again into the void. An uncanny ability to judge angles and distances had made him an invaluable navigator in the dark. He wasn’t just better at it; his talent was unique, freakish even – he could plot a course in darkness as surely as he walked in the lighted camp. And so he had been brought on gas runs since the beginning. But he had never been trusted as leader – with the lamp – until now. It was an honour he suspected was less due to his abilities than to the lack of an alternative. Penten, the last of the able-bodied older runners, had disappeared a week previously. In the eyes of the deacons, Trek hadn’t seen enough of the light years to be fully trusted. He had always resented it, but couldn’t help feeling the same mistrust of Hale and the other younger ones. Whatever their misgivings, there was little choice now.&lt;br /&gt;After four hundred carefully measured paces, Trek brought the trio to a halt. First he checked for the small cigarette-lighter in his side pocket. It was the only way to reignite the lamp if something went wrong. Like all of their lights, the lamp was gas-powered – fed by a small cylinder at the base. They would need more light for what was next. Trek turned a knob to increase the gas flow. The dim light waxed suddenly into a bright globe, sending yellow light piercing far into the gloom.&lt;br /&gt;Almost instantly, a chorus of shrieks leapt out from the darkness in front. It was loud in the stillness and yet hollow, as an echo escaping from the depths of a great building. It could have been a groan of pain, Trek thought. But it was harsher, more focused. There was fury in it. Trek fought a sudden urge to turn and run as the screams persisted. Hale, stricken, turned away, his hands pressed to his ears. After several moments the shrieks died out of their own accord.&lt;br /&gt;“It’s over,” said Trek to no one in particular. Hale dropped his hands slowly, but did not turn back around. Trek put a hand on his shoulder. “It’s OK. It’s like we say, the darkness fears the light.”&lt;br /&gt;And it hates what it fears, he didn’t add.&lt;br /&gt;He hadn’t warned Hale about the screams. One did not speak plainly of such things in the camp. The shrieks always seemed to come from indoors, or other concealed places where their light never shone directly. It was what they called the deep dark. There, it was said, the darkness grew so thick it took form – assuming a voice and a body with which it groped blindly. It might be nonsense. But Trek knew there was a voice, at least.&lt;br /&gt;In the direction of the screams, the increased light had revealed the imposing figure of their objective: the refinery tower. The open-air structure could be seen in the new light to be composed of a towering mass of interlocking girders, pipes and grates. They had noted the tower’s gas cylinders on previous trips, though no one had yet climbed it. The gas teams could usually siphon what they needed from cylinders at ground level – but those had been exhausted on the last trip. They had to climb this time.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-4760067930722612566?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/4760067930722612566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=4760067930722612566&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4760067930722612566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4760067930722612566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/oil-for-lamp-12.html' title='Oil for the lamp 1/2'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3400565701207209042</id><published>2008-03-21T14:35:00.005+01:00</published><updated>2008-03-22T12:38:16.102+01:00</updated><title type='text'>J'ai froid</title><content type='html'>A – J’ai froid.&lt;br /&gt;B – Ah oui ?&lt;br /&gt;A – Oui, oui. J’ai froid.&lt;br /&gt;B – Mais pourquoi ?&lt;br /&gt;A – Pour rentrer plus vite dans le vif du sujet, pardi.&lt;br /&gt;B – Le sujet ?&lt;br /&gt;A – Mais oui, vous savez bien. Le sujet de la discussion, ce qu’il faut dire, faire et traiter !&lt;br /&gt;B – Le froid ?! Vous êtes sujet au froid ?&lt;br /&gt;A – On me l’impose, là n’est pas la question. Je dis que j’ai froid pour… Pour le dire, provoquer ce petit quelque chose qui fera naître le dialogue, enfin vous voyez !&lt;br /&gt;B – Je n’y comprends rien.&lt;br /&gt;A – Rien ?&lt;br /&gt;B – Mais que dois-je dire alors ?&lt;br /&gt;A – Je ne sais pas moi ! En tout cas c’est absurde de demander pourquoi ! Avec des réponses pareilles, on va droit dans le mur. Je vous demande pourquoi vous avez chaud au soleil ?&lt;br /&gt;B – Au moins, c’est franc. Je ne comprends pas exactement, je demande donc pourquoi vous avez froid. Il y’a plusieurs façons d’avoir froid, et peut-être puis-je vous aider…&lt;br /&gt;A – Etre franc ! Voilà autre chose. Il faut parfois ne pas être franc.&lt;br /&gt;B – Fichtre, mais pourquoi ? Et que faut-il être alors ?&lt;br /&gt;A – Tenez, c’est bien simple, la discussion n’a plus de sens avec votre question, on va droit dans le mur je vous dis ! Il faut, pour que ces choses là fonctionnent normalement, ne pas être trop franc. Répondre euh… Comme il faut.&lt;br /&gt;B – A « j’ai froid », je dois répondre comme il faut, et tronquer mes interrogations sincères pour ce qu’il faut qui semble plus correct ?&lt;br /&gt;A – Oui, oui.&lt;br /&gt;B – Et qu’est-ce ici que le correct ? Dites moi ce qu’il faut que je dise comme il faut.&lt;br /&gt;A – Ah vous m’ennuyez !&lt;br /&gt;B – Mais pourquoi ? Je suis encore un peu trop franc peut-être ? Dites moi comment peut-on dire ce qu’il faut quand on ne comprend pas ce qu’il faut ? Vous avez froid, que dois-je dire ? Acquiescerais-je simplement sans ne trop savoir pourquoi le froid vous gagne ?&lt;br /&gt;A – De toute façon, pourquoi le savoir ?&lt;br /&gt;B – Et bien parce que moi je n’ai pas froid ! Je m’étonne donc de notre divergence quand à l’appréciation de la température. Cela m’interpelle.&lt;br /&gt;A – Ah oui ?&lt;br /&gt;B – Oui.&lt;br /&gt;A – Et bien moi je dis que vous ne comprenez rien avec vos questions d’étonné à la noix.&lt;br /&gt;B – Eclairez moi.&lt;br /&gt;A – Vous demandez pourquoi… Pourquoi ! Il faut tout vous dire à vous ! Même l’inutile, vous ne saisissez pas les phrases implicites ! Nous ne parlions pas vous et moi, vous êtes d’accord ?&lt;br /&gt;B – Admettons.&lt;br /&gt;A – Bon, j’engage la conversation, je dis que j’ai froid. Implicitement vous devez saisir que je cherche à entamer un dialogue, et ce en faisant remarquer un détail se rattachant à un sujet traitable en tout temps et en tout lieu, parfaitement adapté aux entrées en matière, la météo. Le temps qu’il fait si vous préférer. Je dis « j’ai froid » pour aborder cette idée, je me met en avant sur ce sujet simple. Je vous tends une perche facile que tout un chacun attraperait comme il faut, et vous, vous demandez « pourquoi ». Droit dans le mur !&lt;br /&gt;B – Aaaah… La raison nous l’oublions. Nous ne parlions pas, peut-être avec raison, et vous briser le silence d’une façon que j’aurais du relever pour engager une conversation insipide sur le temps qu’il fait.&lt;br /&gt;A – Mais oui ! Si vous voulez, c’est cela, il est de nature de le faire bon sang ! C’est comme cela que l’on communique toujours, comme cela que l’on entre en matière. Tout le monde, tout le temps. Admettez que quand vous demandez à quelqu’un comment il va après lui avoir dit bonjour, vous vous contreficher de le savoir, c’est juste de nature de le demander. Une façon sûre de commencer la discussion, une prise pour l’escalade des mots vers le dialogue. C’est comme cela, c’est tout ! On parle comme ça, on communique comme ça, en bref c’est comme cela qu’on vit.&lt;br /&gt;B – Hmmm, vous n’avez pas froid alors ?&lt;br /&gt;A – Si un peu.&lt;br /&gt;B – Ah oui ?! Pourquoi ?&lt;br /&gt;A – Parce que vos imbécillités m’indisposent. Pourquoi parlerions-nous de cela ! Ce n’est pas le sujet.&lt;br /&gt;B – Hmmm… ?&lt;br /&gt;A – Je ne sais pas… Je… Nous ne parlons pas du froid, ou plutôt du fait que j’ai froid pour… Pour véritablement en parler, si vous voulez ! Si je le dis, c’est uniquement pour engager la discussion, pour échanger de manière normale, et convenue, un demi sourire aux lèvres ! Il n’est pas question de moi, ou du froid véritablement.&lt;br /&gt;B – D’accord. Donc… Euh… Nous ne parlons pas… Vraiment. C’est cela ? Au final, nous sommes un peu des acteurs, dans ce que vous dites ?&lt;br /&gt;A – Comment ça des acteurs ?&lt;br /&gt;B – Et bien, sauf s’il est de nature de l’Homme commun que vous décrivez de ne parler qu’en termes s’illustrant par leur vacuité, nous ne sommes que des acteurs. Des gens qui font semblant de parler de choses qui au final ne les intéressent pas, uniquement pour respecter une sorte de code absurde qui dicte les lois de la neutralité et de l’ennui dans la communication.&lt;br /&gt;A – Je…&lt;br /&gt;B – C’est bien cela n’est-ce pas ? Au final…&lt;br /&gt;A – Je… Mais je ne sais pas moi ! Je discute, uniquement ! Je fais comme les autres. Comme tout le monde le fait, il n’y a pas d’erreurs possibles. Tenez nous marchons bien tous de la même façon ! Pourquoi ne parlerions-nous pas tous de la même façon, pourquoi n’agirions-nous pas tous de la même façon ? C’est tellement plus simple de… De… De se taire !!&lt;br /&gt;B – Plus simple ?&lt;br /&gt;A – Mais oui, regardez vous-même ! Vous m’énervez ! C’est plus simple de sourire et de parler de la pluie et du beau temps que de parler de soi, de s’extérioriser, pour finir par être invariablement déçu ou anéanti ! C’est plus simple de cacher tout ça, et de s’aligner comme les autres. C’est plus simple d’accepter en silence ! C’est plus simple d’avoir froid et de dire qu’il fait beau ou moche en termes aseptisés. De toute façon la nature humaine est comme ça ! Voilà ! Alors oui, je préfère dire que j’ai froid de manière insipide et engager une conversation sur ces idées de verre auxquelles on s’accroche un peu avant qu’elles ne cassent. Au moins, comme ça, on est heureux !&lt;br /&gt;B – Heureux ? Vraiment… Vous êtes mort de froid au-dedans alors vous vous réchauffez en vous blottissant dans de minces couvertures de mensonges hypocrites, d’ersatz de solutions à vos existentiels problèmes, ou bien de palliatifs à vos sentiments les plus sincères. Vraiment heureux malgré tout que de devoir se chauffer près d’allumettes, laissant mourir la flammèche de votre cœur, plutôt que d’alimenter sans cesse des bûches du savoir et du bien être simple et sincère votre brasier intérieur ? Personnellement, mon choix est fait. Je préfère essayer de changer la donne du thermomètre que d’entrer dans le courant inlassable du sort commun, qui semble sans arrêt avancer vers le fond d’un trou qui n’en a pas, le tout de manière tout à fait consciente. Je préfère demander pourquoi vous avez froid, et me demander pourquoi j’ai froid quand cela m’arrive, plutôt que d’épiloguer des heures entières sur rien.&lt;br /&gt;A – Question de point de vue.&lt;br /&gt;B – Vraiment ?&lt;br /&gt;A – Je n’en sais rien… Peut-être avez-vous raison ! De toute façon au fond je sais n’en être pas capable…&lt;br /&gt;B – Et bien pourquoi ? Posez-vous la question ! Pourquoi avez-vous froid ? Est-ce cette fenêtre ouverte ? Fermons-la. Est-ce un froid plus sournois, de ceux qui engourdent le cœur, et qui mérite plus ample réflexion ? Ne le laissez pas de côté pour vos larmes ce soir sur l’oreiller, prenez-le et étudiez-le savamment pour avoir clairement à l’esprit qu’il existe et que vous êtes en train de le régler. C’est seulement de cette manière à mon avis que l’on peut vivre réellement, communiquer réellement, agir réellement.&lt;br /&gt;A – Peut-être…&lt;br /&gt;B – Bien sûr ! Je parlerais volontiers avec vous de la météo, ou tout autre sujet de cet ordre, mais uniquement si j’en ai une envie réelle qui m’y pousse. Pas si je tire cela d’un procédé conventionnel qui vise à brider tout sentiment pour paraître politiquement et socialement correct.&lt;br /&gt;A – Certainement c’est mieux en effet.&lt;br /&gt;B – Vous savez, je pense que nous les Hommes, nous sommes de mauvais ouvriers, quand il s’agit de nous-mêmes. On n’arrive pas véritablement à se construire. Oui, c’est cela… Sur le chantier de sa vie, l’Homme a du mal à couler le ciment nécessaire aux fondations de sa maison, alors il vit dans des préfabriqués.&lt;br /&gt;A – Oui, mais comment construire ? Comment s’affranchir de tout cela ? C’est plus facile d’y rester.&lt;br /&gt;B – Plus facile certes, plus dommage aussi. Intéressante question, peut-on se satisfaire d’une chose parce qu’elle est plus facile ?&lt;br /&gt;A – Non, certainement. Mais enfin, ça joue malgré tout.&lt;br /&gt;B – Je crois que là encore c’est la société qui joue son rôle, et pas nous. Si cette société globale et unique d’êtres superficiels dicte qu’il est bien plus aisé de se laisser couler dans le froid fleuve de l’existence commune, alors notre esprit même se persuadera que tout autre tentative sera couronnée d’échec, parce que trop difficile… Pourtant est-ce vraiment plus facile de calquer sans cesse nos pas sur le voisin de pallier, tout en supportant le poids de notre honte et de notre misère qui reste enfermés dans notre cœur ? Est-ce simple de ne pas crier notre douleur, sans même le droit à une cuillère en bois entre les dents ? Je ne crois pas, et je ne veux pas rentrer dans cette cage.&lt;br /&gt;A – Vous avez peut-être raison, peut-être que toute voie est plus ou moins facile, ou plus ou moins difficile à suivre. Peut-être qu’il ne faut pas juger là-dessus, et s’engager dans la plus sincère à notre nature…&lt;br /&gt;B – Oui c’est cela ! Et je crois qu’il n’est dans la nature de personne de suivre un troupeau abruti d’idées impersonnelles. C’est pourquoi je ne vais pas sur les brisées des autres.&lt;br /&gt;A – Hmm vous avez sûrement raison, au final. J’ai froid, mais cette conversation mais chaleureuse finalement, merci bien.&lt;br /&gt;B – Bon, et pourquoi avez-vous froid finalement ?&lt;br /&gt;A – La fenêtre.&lt;br /&gt;B – Je la ferme…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3400565701207209042?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3400565701207209042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3400565701207209042&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3400565701207209042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3400565701207209042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/jai-froid.html' title='J&apos;ai froid'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8833989122170839644</id><published>2008-03-21T14:35:00.004+01:00</published><updated>2008-03-22T12:29:39.575+01:00</updated><title type='text'>Dans la froideur d'une nuit</title><content type='html'>Une dernière cigarette,&lt;br /&gt;Elle l'allume avec rage parce qu'elle sera l'ultime symbole de sa révolte dans ce monde.&lt;br /&gt;Elle tire quelques bouffées le long d'une ruelle qui apparait de plus en plus sombre. Mais elle le connait par cœur ce chemin, pas besoin de lumière pour l'y emmener.&lt;br /&gt;Le long de cette allée, elle pense, elle pense au froid qui envahi toutes les parties de son corps, comme lui. Elle pense à hier.&lt;br /&gt;Elle continue à marcher, la chaleur de la cigarette lui réchauffe la main, elle savoure chaque bouffée de fumée, de cette merde qui la bouffe, de tout ce qui est mauvais ici, elle savoure lentement ces instants où tout rentre en elle, l'envahi, et c'est l'extase... Sa vengeance n'est pas loin... et elle recrache tout ce qui la dégoute.&lt;br /&gt;La clope à la bouche elle est plus belle que jamais elle ne l'a été.&lt;br /&gt;Des larmes s'écrasent sur le sol, c'est son adieu à toutes ces personnes qu'elle aime si fort, à toutes ces personnes qui ont fait que sa vie ait été belle, à toutes ces personnes qui, si elles avaient été là, l'auraient empêchée de continuer jusqu'au bout du chemin.&lt;br /&gt;La cigarette ne tiendra plus longtemps et elle continue à savourer chaque inspiration profonde et chaque frottement que la fumée laisse sur ses lèvres...&lt;br /&gt;Elle repense à son enfance, tous ces rires et fous rires, ces lieux où elle pensait que l'éternité existait. Elle pense à tout ce qui lui reste de lui et de ces moments passés trop vite. Elle pense à ce qu'aurait pu être sa vie si elle n'avait pas eu cette foutue maladie. Elle pense, une chose que personne ne pourra jamais lui empêcher de faire et c'est ce qui fait son plus grand bonheur sur ce lugubre chemin...&lt;br /&gt;L'heure des dernières bouffées de goudron, de nicotine et autres merdes de ce monde, l'heure où la lumière qui allumait celle-ci a atteint le filtre et où les dernières notes de chaleurs s'écrasent sur un sol gelé par un pas ferme et décidé.&lt;br /&gt;C'est ici son endroit préféré...&lt;br /&gt;La dernière bouffée qui effleure ses lèvres.&lt;br /&gt;Elle sort son arme, les yeux levés vers le ciel comme en quête d'un dernier clin d'œil, et...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est un corps sombre qui tombe avec toute sa grâce sur le sol, à côté de sa fidèle amie éteinte, où s'étend bientôt une marre de sang. Rouge, sa couleur préférée, sur ses lèvres au doux parfum de sa dernière envie.&lt;br /&gt;On peut encore sentir l'étreinte de sa main qui porta l'arme jusqu'à son cœur. De celui-ci jaillit un ruisseau de sang, d'un corps fait de plaies insoignables, de cicatrices encore fraîches sur ses mains. Une dernière larme tente doucement de sortir de ses yeux bleus qui reflétaient les étoiles dans le ciel.&lt;br /&gt;Le froid s'installe maintenant en roi dans son corps.&lt;br /&gt;Elle est froide, froide comme une pierre tombale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est donc un soir d'hiver qu'elle décida que ce monde n'était pas le sien. Tout le monde savait que l'hiver était sa saison préférée car le soleil n'était pas très présent. Elle aimait la nuit, les étoiles, la lune et son reflet sur la neige étincelante.&lt;br /&gt;Son adieu à ce monde qu'elle détestait tant. Sa propre liberté.&lt;br /&gt;Dans sa main couverte de sang un morceau de papier, quelques lettres posées dessus, presque indescriptibles, mais on pouvait lire: "bravo, tu m'as tué!"&lt;br /&gt;On l'enterra jeudi dans un sol gelé, avec un vent de tempête.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est encore un soir d'hiver qu'il décida d'ouvrir les portes du cimetière, ces portes grinçantes comme pour lui faire sentir que le désastre était bien réel. Il avance le long de cette immense allée, et aperçut tout de suite l'unique tombe recouverte de magnifiques fleurs. Son cœur battit tellement fort qu'il aurait put faire trembler la terre entière. Et soudain, des milliers de picotement envahirent ses yeux. Il lava sa tombe de ses si belles larmes, des larmes d'un amour qu'il a refoulé, en se demandant ce soir pourquoi. Et pourquoi elle? &lt;br /&gt;Il posa sa main sur le cadre d'une photo d'elle, souriante, comme elle a toujours su l'être, même si derrière un sourire peut se cacher le plus grand des maux. Il caresse le cadre, se rappelant comme sa peau était douce. Mais tout ce que le cadre lui renvoi n'est que sa dureté et sa froideur. &lt;br /&gt;Il n'est pas venu le jour de son enterrement. Il n'a pas pleuré. Il n'a rien fait que de regarder pendant des jours entiers le ciel avec ses étoiles, et écouter la musique qu'ils s'échangeaient. Le monde avait cessé de tourner. C'est comme s'il vivait le plus terrible des cauchemars. Il n'avait plus aucune force pour venir lui dire adieu."Adieu", il connaissait trop bien ce mot. Ils s'étaient séparés pendant quelques longs mois laissant une histoire inachevée derrière eux et pensant que l'éloignement leur ôterai leurs sentiments l'un envers l'autre. Mais le destin les rapprocha à chaque nouvelle tentative. Il souhaiterait que le destin fasse de même maintenant. Il savait que les blessures régnaient en elle, elle avait beau lui dire tous les mots pour le rassurer, lui dire que ce n'était rien de grave, le remord avait prit une trop grande place dans sa vie à lui. Ils s'étaient promis de ne pas se laisser tomber. Leur histoire, personne ne saurait la définir, mais ils jouaient au jeu difficile qu'est l'amour.&lt;br /&gt;La voilà maintenant, devant ses yeux, sous terre, ou dans les étoiles...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quelque jour plus tard, il trouvera dans sa boite aux lettres, une enveloppe contenant ses derniers mots. On pouvait retrouver des traces de larmes pleines d'un maquillage ayant coulé le long de ses joues et tombant goutes à goutes sur le papier.&lt;br /&gt;"Regarde comme la vie est belle, lui avait-elle écrit, tu me l'as fait découvrir avec tes yeux, maintenant ne regarde pas ma vie, mais regarde où te mène la tienne..., de merveilleux jours t'attendent.&lt;br /&gt;Je ne te laisse pas tomber, mais je vis encore en toi, tu le sais très bien.&lt;br /&gt;Tu n'as plus à avoir peur pour moi maintenant, je suis bien là où je me trouve.&lt;br /&gt;Alors vis pour moi.&lt;br /&gt;Tu m'as fait découvrir l'amour pur, le véritable, et l'immuable. L'amour qui malgré la distance garde sa place et ne feint pas.&lt;br /&gt;L'amour qui ne se montre que par des attitudes, des croisements de regards, mais aucune main qui se tiennent ensemble.&lt;br /&gt;Je n'aurais su te donner plus beau. Chaque histoire trouve sa fin. La notre est écrite sans même avoir réussie à commencer.&lt;br /&gt;Il t'aurait suffit de deux mots...&lt;br /&gt;Je ne voulais pas d'un amour pour la vie, je cherchais juste un amour qui m’épaulerait et tu en as été capable.&lt;br /&gt;A toi, petit amour d'un toujours.&lt;br /&gt;Je t'aime." &lt;br /&gt;Dans le sifflement du vent il croyait entendre sa voix.&lt;br /&gt;Il s'écroule. C'était elle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A qui voudra bien l'entendre. Elle est partie et ne reviendra pas..., où s'est passé l'erreur qui lui a coûté la vie?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8833989122170839644?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8833989122170839644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8833989122170839644&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8833989122170839644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8833989122170839644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/dans-la-froideur-dune-nuit.html' title='Dans la froideur d&apos;une nuit'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5375724564500591246</id><published>2008-03-20T01:03:00.002+01:00</published><updated>2008-03-20T01:07:51.620+01:00</updated><title type='text'>L'aube des temps</title><content type='html'>Cela remonte à l’aube de la création. A une époque où le temps lui-même n’avait pas de sens, et les éléments étaient distincts les uns des autres. Le Feu était avec le Feu, l’Eau avec l’Eau, le Vent avec le Vent et la Pierre avec la Pierre. Nul mélange, nul contact entre ceux là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il existait une flamme. Vacillante. Mourante. Incapable de prendre de l’ampleur, elle était méprisée par le puissant brasier. « A quoi bon te nourrir, la moindre petite brindille t’étoufferai ! Pars, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi. Tu n’es plus mon fils ! Tu n’es plus Feu ! »&lt;br /&gt;Plus de raison de vivre pour la flammèche. Contrainte de quitter le foyer, elle voulut partir loin, le plus loin possible. Parce que Flamme quitta la chaleur du brasier, elle connu ce que nulle flamme ne peut connaître : l’absence de chaud. L’absence du plein. L’absence du tout. Bien trop faible pour subvenir à sa combustion, Flamme s’évapora, et mourut. Du moins le crut-elle. Elle existait, sans exister. Minuscule morceau de rien bannie des éléments. &lt;br /&gt;Il subsistait pourtant un désir profond, bien plus grand qu’elle, enterré si loin en elle qu’elle ne pouvait le percevoir. Submergé par la honte de la perte de sa nature, elle ne l’entendait pas. &lt;br /&gt;Elle était chaleur, elle devint froideur. Ne se reconnaissant plus elle-même, elle devint folle et erra de longs siècles parmi les autres éléments. Les pierres furent les premières à remarquer que quelque chose ne tournait pas rond. Ici et là naquirent des rumeurs sur Néplufeu.&lt;br /&gt;Une infime particule de froid absolu se déplaçait sans but précis sur terre, mais là ou elle passait, la chaleur disparaissait et le temps balbutiant s’arrêtait à jamais.&lt;br /&gt;Au début, cela ne posait pas trop de problèmes. Elle n’était qu’un petit rien. Mais par conséquent elle n’avait rien à perdre non plus, tout à prendre, et l’éternité devant elle. Petit à petit, Néplufeu devint de plus en plus froid, et de plus en plus prompte à propager le froid et à l’accumuler. En effet, à l’instar du feu qui grandit lorsqu’on le partage, le froid aussi prend de l’ampleur en se rependant. Mais Néplufeu ne devint pas plus grande, non : elle devint plus intense, et ses ravages étaient à son échelle. &lt;br /&gt;Avec le temps le sol se gelait sur son passage. Arriva le jour où la Pierre se fendit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« IMPOSSIBLE !!! Je suis indestructible ! Qu’est tu donc pour blasphémer ainsi ? &lt;br /&gt;- Mon nom est Néplufeu, c’est tout ce que je puis te dire.&lt;br /&gt;- Te rends-tu compte de l’absurdité de tes actions ? Tu me détruis ! Hier encore j’étais Un ! Et me voilà multiple ! &lt;br /&gt;- Ce n’est pas mon but… Je n’agis pas : je suis. Je n’y peux rien. &lt;br /&gt;- Alors hors de ma présence ! Laisse-moi ! Tu as commis suffisamment de dégâts ! »&lt;br /&gt;Nullement coupable car n’ayant fait qu’exister, mais conciliante, elle accepta la requête des Pierres; Néplufeu s’en retira vers d’autres contrées.&lt;br /&gt;Elle rejoignit le Vent, qui en premier lieu s’amusa de l’insolite nature de son hôte et des mouvements générés en son sein par les différences de températures. Vint le jour où il réalisa qu’il était devenu immobile. Le froid l’avait paralysé. Dans un ultime souffle, il la supplia de partir : « Je t’en prie, laisse moi vivre ! Va t’en, car ta présence signifie ma mort ! Je ne PEUX PAS ne pas être en mouvement ! »&lt;br /&gt;Néplufeu quitta donc le vent, et lorsque qu’elle rencontra l’Eau, ce fut pour son plus grand désespoir. « Qu’est ce qu… je ne suis plus liquide ??? Je ne suis plus liquide !!! Hey toi ! Que fais tu chez moi ?&lt;br /&gt;-Mon nom est Néplufeu, je suis chez toi car je détruis tout ce sur quoi je passe, et les autres éléments m’ont prié de les laisser vivre. »&lt;br /&gt;Terrorisée, l’Eau la supplia à son tour de partir.&lt;br /&gt;« Personne ne veut de moi, répondit Néplufeu. Je n’ai nulle part ou aller, je resterai donc ici.&lt;br /&gt;- Il reste le Feu ! Lui est peut-être assez puissant pour t’accueillir, mais par pitié sors de moi!&lt;br /&gt;- Le Feu… J’existe à cause de lui… J’étais en lui, mais il a refusé de me garder en lui, alors que j’étais Feu, comme lui. Pourquoi voudrait-il de moi maintenant ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces révélations, le conseil des éléments se réunit pour mettre fin à la menace que Néplufeu représentait. Jusqu’à ce jour, personne ne savait d’où venait Néplufeu car le Feu est un élément bien trop éphémère pour se rappeler d’évènements vieux de plusieurs millénaires. Mais pire encore, personne ne savait ce que Néplufeu était.&lt;br /&gt;Elle était comme la Pierre : éternelle, immortelle. Elle était comme le Vent : insaisissable. Par ces faits, ces éléments étaient impuissant contre elle, car par bien des points ils étaient trop semblable et aucun de ces deux là ne pouvait la tuer sans par là même mettre fin à sa propre existence. Quant à l’Eau, elle refusait de s’engager seule dans un combat perdu d’avance. Ces trois éléments pressèrent le Feu de réparer les dégâts qu’il avait causés. &lt;br /&gt;Feu et Néplufeu furent mis en présence l’un de l’autre : &lt;br /&gt;«&lt;br /&gt;-Père…&lt;br /&gt;- Pourquoi m’appelles-tu ainsi ?&lt;br /&gt;-Vous m’avez rejeté il y a des éons, par honte de ma faiblesse. Et condamné à mourir.&lt;br /&gt;-Je… je ne m’en rappelle pas.&lt;br /&gt;-Je vous en supplie, reprenez moi en vous, je suis fort maintenant ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sans lui laisser le temps de réagir, Néplufeu se jeta dans Feu. Le froid de Néplufeu se répandait et le renforçait et il en allait de même pour la chaleur de Feu, cela pendant des centaines de siècles. Ils se séparèrent l’un et l’autre, épuisés, mais rendus incommensurablement forts.&lt;br /&gt;Néplufeu se retira loin dans le néant, infiniment triste de ne pas pouvoir retrouver son ancienne nature, et Feu rassembla les autres éléments : « Je ne peux rien pour Néplufeu. nous nous renforçons mutuellement et si nous restons ensemble plus longtemps, nous engloutirions l’univers. C’est pourquoi j’ai besoin de votre aide. »&lt;br /&gt;Surprise générale parmi les éléments. N’existaient ils pas que pour eux-mêmes ? S’aider mutuellement impliquait un mélange, et donc une perte de la pureté symbolique de leur existence, ce à quoi ils se refusèrent tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Regardez-vous ! Toi, Eau, tu es aussi solide que Pierres ! Pierres, vous voilà morcelées et Vent, tu ne bouge presque plus ! Nous ne pouvons continuer à exister ainsi. Soit nous mourrons chacun de notre coté, soit nous vivrons ensemble. »&lt;br /&gt;Alors les éléments se mélangèrent pour former une boule de magma incandescent et allèrent trouver Néplufeu : « Nous venons te reprendre en nous : nous le reconnaissons maintenant, tu fus Feu, autrefois nommée Flamme ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces mots, Néplufeu vacilla, et au fond d’elle s’éveilla le profond désir, qu’elle avait enfouie en perdant sa première nature. &lt;br /&gt;« Je veux ressentir de la chaleur à nouveau… je veux vivre !!! »&lt;br /&gt;Avec un profond soupir, Néplufeu s’enfouit dans le mélange des éléments : Eau et Pierres formèrent une coquille dans laquelle Vent se déchaînait pour attiser Feu et apaiser Néplufeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Abandonne ton froid ! Ne cherches pas à te protéger, laisse toi réchauffer je t’en conjure !&lt;br /&gt;- Comment le pourrais-je ? Je SUIS le froid…&lt;br /&gt;- Alors abandonne-toi pour retrouver ta première nature !&lt;br /&gt;- Je n’ai plus souvenir de ma nature originelle, comment pourrais-je la retrouver ?&lt;br /&gt;- Contente-toi d’abandonner celle que tu as en ce moment, je me charge de te rendre l’ancienne. Aies confiance. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Néplufeu rendit les armes : il s’épanouit, pour la première fois de son existence et se sépara de lui-même. Dans l’immense bulle de froid qui en résulta, Feu, Vent, Pierre et Eau formèrent une lame pour découper l’infime essence d’existence de Néplufeu de sa nature froide. Ce fut le jour de la renaissance de Flamme : le froid fut rejeté aux confins de l’univers, et le magma formé par les éléments ne pouvait plus retrouver quatre identités distinctes. Bien des éons plus tard, la boule informe s’était stabilisée. Les éléments s’y trouvaient intiment mélangés, en contact permanent. Et sur cette Terre, où l’individualité de quatre éléments avait cédé la place à une accueillante entité, Flamme laissa germer son désir de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’honneur de Vent, Pierre et Eau, il façonna des animaux volants, marchants et nageants. En l’honneur de son père Feu, il leur insuffla la chaleur et la vie.&lt;br /&gt;Un soir et un matin, c’était le cinquième jour de la création.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5375724564500591246?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5375724564500591246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5375724564500591246&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5375724564500591246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5375724564500591246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/laube-des-temps.html' title='L&apos;aube des temps'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6829651874385202179</id><published>2008-03-18T14:59:00.000+01:00</published><updated>2008-03-18T15:02:52.301+01:00</updated><title type='text'>Première Nouvelle pour le concours !</title><content type='html'>Lundi 5 novembre 2007 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je suis la lie de ce monde, le dernier des rebus de cette société. Je suis ce que les passants nomment – quand ils me croisent et n’osent me regarder en face – un clochard, car pour eux je suis leur pire cauchemar, la dernière des récessions sociales, la seule chose que tout homme  tient absolument à ne pas devenir dans sa vie. Certain disent aussi un sans abri, peut être parce que cela est « politiquement correct » ou peut être simplement parce qu’ils ont pitié de moi, mais ma condition n’en change pas pour autant.&lt;br /&gt; Je commence ce journal car écrire m’apporte du réconfort mais aussi avec l’espoir secret que dans dix, vingt, cent ans quelqu’un le lira et comprendra l’horreur de la société d’aujourd’hui.&lt;br /&gt; Je vis dans la rue depuis deux mois maintenant, je commence à m’adapter à peu près au monde hostile que représente la ville de Nantes (ou toute autre ville de France ou d’Europe d’ailleurs). J’ai tout perdu  quelques semaines d’intervalles : cela a commencé lorsque je n’ai pas obtenu la garde de mon fils lors de mon divorce, puis, de fil en aiguille, j’ai perdu mon travail, mon logement, ma vie... Au début on se dit que en touchant le fond on va pouvoir prendre une impulsion puis remonter. En réalité cette vision des choses est totalement erronée car il s’agit en fait d’un cercle vicieux. La misère appelle la misère : lorsque l’on commence à ne plus être propre sur soi, à être mal rasé, les gens se mettent à vous lancer des regards méprisants, et ces regards reflètent parfaitement le fait que la société n’a pas besoin de vous, qu’elle ne vous désire pas et que si vous ne lui êtes plus utile un autre prendra votre place…&lt;br /&gt; Je ne pense pas écrire très régulièrement dans ce journal dans la mesure où j’y écris seulement pour m’apaiser, à partir du moment où j’en ressens le besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 29 novembre 2007 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Aujourd’hui j’ai passé la journée sur la place du commerce à essayer de mendier de quoi pouvoir manger ce soir : je n’ai rien avalé depuis ce matin.&lt;br /&gt; Seulement, alors que j’étais assis sur les marches qui bordent cette place, un jeune homme m’a abordé, un adolescent même. Il était plutôt grand mais maigre avait une touffe de cheveux bruns en bataille et était affublé d’un sweat et d’un de ces pantalons très moulant que les jeunes adorent (pantalons tout à fait ridicules par ailleurs). Le fait est que cet adolescent de dix-sept, peut être dix- huit ans s’est approché nonchalamment de moi, d’une de ces démarches qui se veut sure d’elle mais qui ne fait que refléter le doute du jeune qui cherche à s’affirmer mais non encore certains de sa capacité à le faire, tout en me lançant un regard chargé de mépris. Puis il a commencé à m’injurier et à me cracher au visage que c’était la faute de gens comme moi si la société était dans cet état, il m’a accusé de profiter du système, d’être un SDF par choix… et il a fini son discours en projetant un crachat juste devant moi, enfin il a tourné les talons et s’en est allé. Je n’ai pas bougé.&lt;br /&gt; Malgré le fait qu’il m’ait injurié je ne peux me résoudre à lui en vouloir car, après tout, lui et moi sommes la même : un pur produit de cette société. Et puis il n’y a pas si longtemps je n’étais pas si différent de lui dans ma façon de regarder le monde. Il comprendra un jour s’il a ma malchance, sinon, je me résigne à croire qu’il restera le même tout en gardant l’espoir qu’il change de lui-même et se mette à voir les choses comme moi.&lt;br /&gt; Ce qui me révolte et me désespère c’est plutôt que la société actuelle monte ses membres les uns contre les autres au lieu de les unir dans un même optique. Cette société est individualiste. Et dans l’état actuel des choses je n’ai aucune envie de travailler pour moi seul, mais plutôt pour une communauté où le travail de chacun profiterait à tous et où les déchets tel que moi n’aurait plus lieu d’être du fait de la structure même du système.&lt;br /&gt; Ce soir je dors derrière le stade Gaston Turpin, c’est à peu près abrité du vent et je pourrai me mettre sous les arbres s’il pleut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi 17 décembre 2007 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bonne journée ! Enfin une bonne journée dans ma vie de S.D.F : j’ai trouvé un petit local désaffecté où je vais pouvoir m’installer et dormir. Les jours froids approchent, ça va donc m’être réellement salvateur.&lt;br /&gt; Ce petit cagibi fait à peu près trois mètres de long sur deux mètres de large. Il n’est donc pas très grand mais je peux m’y étendre et ainsi me protéger des courants d’air et même dans une certaine mesure, du froid. Il est situé derrière la gare à, à peu près cinquante mètres de la ligne de chemin de fer, mais le bruit n’est qu’un désagrément mineur en comparaison du confort apporté. Il n’y a ni eau ni électricité mais le toit est étanche bien que l’humidité s’infiltre par les murs. La porte ferma assez mal, il s’agit, pour la fermer, de l’assujettir d’un bon coup d’épaule. J’ai tout de même réussi à me faire un bon petit nid douillet puisque j’ai trouvé un vieux duvet qui fait encore parfaitement l’affaire et pour éloigner les rats j’ai récupéré des tapettes.&lt;br /&gt; Ainsi le problème du logement et du froid est résolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi 26 décembre 2007 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Nous sommes à présent le lendemain de Noël. Je l’ai passé seul dans mon « logis » car la mère de mes enfants n’a pas voulu que je les voie. Ils ont à présent quatre et six ans mais j’ai bien peur de ne pas les revoir avant très longtemps : leur mère leur a raconté que leur père était mort, plutôt que de leur infliger la honte d’avoir un père clochard.&lt;br /&gt; Hier soir je me suis donc soûlé en solitaire pour tenter d’oublier ne serait-ce que pour quelques heures ma condition minable. Mais cela n’a fait que me renvoyer à ma propre misère et me plonger encore plus profondément dans ce désespoir que je ne connais que trop bien et que je cherchais à fuir. La seule chose que j’ai trouvé pour me réconforter c’est de me dire que mes enfants sont à l’abri de cette misère pendant au moins quelques années : leur beau père a un travail qui suffit aux besoins de la famille. Ils pourront peut-être faire des études et ainsi ne jamais tomber dans la médiocrité dans laquelle je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 4 janvier 2008 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En rentrant de ma journée de « travail » (j’utilise ce terme faute de mieux pour désigner mon activité) qui ne m’a pas rapporté grand-chose j’ai trouvé mon logis condamné. Apparemment la police serait passée dans la journée et aurait barricadé les lieux : elle ne veut pas voir des sans-abris dans les rues de la ville. Mais ce qu’ils n’ont pas compris c’est que ce n’est pas en nous expulsant qu’ils nous font disparaître.&lt;br /&gt; Après un temps de recherche relativement cours j’ai retrouvé mes affaires, ou ce qu’il en reste, dans une benne à ordure des environs. J’ai ainsi sauvé ce qui pouvait encore l’être : une vieille couverture trouée et un sac à dos dont la couleur qui à l’origine était censée évoquer l’herbe dans un pré verdoyant ne m’inspire plus aujourd’hui que le dégoût lié à la crasse qui la recouvre.&lt;br /&gt; J’ai donc à peine de quoi manger, je n’ai plus de toit et n’ai qu’une misérable couverture pour me tenir chaud. De plus il est hors de question que j’aille m’humilier dans un de ces centres sociaux, ces endroits où l’on va mendier un lit pour dormir entassés les uns sur les autres dans une immonde odeur d’urine. J’ai presque tout perdu, la seule chose qu’il me reste est ma fierté et je ne la sacrifierai pas pour mon confort. Je préfère mourir avec ma dignité que de vivre sans. Et pourtant je sens qu’il y a des chances que je cède parce qu’il va faire froid et que par la même ma volonté va être mise à rude épreuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi 8 janvier 2008 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Aujourd’hui j’écris pour une raison totalement différente des autres jours : j’écris pour me tenir chaud. Le froid est partout, il m’environne de toutes parts. Je le sens dans mes membres, sur mon visage et jusque dans mes poumons. Il me brûle, me dévore, me mord tellement profondément la chair qu’il s’attaque également à mon cerveau.&lt;br /&gt; Il doit être aux alentours de minuit trente, je suis derrière le stade Gaston Turpin, un gymnase aux murs peint en orange et au toit en tôle. Le bâtiment est entouré de pelouse, et le tout est ceint de quelques arbres plus ou moins rachitiques et maladifs. Ces mêmes murs sont tagués, cela a sûrement été fait par des jeunes du lycée voisin. Des jeunes en quête de reconnaissance sociale qu’ils vont, en l’occurrence, chercher dans l’art. Moi je me suis installé dans un buisson, ses branches me rentrent dans le dos et me blessent les côtes, mais je me suis mis là pour deux raisons : la première étant que son branchage atténue quelque peu les courants d’air et la seconde est que la douleur qu’il m’inflige a, jusqu’à maintenant, réussi à me tenir éveillé. Je ne dois pas m’endormir ! Car je sais que si je cède à la tentation de l’oubli que procure le sommeil je ne me réveillerais plus. Malgré toute ma misère et ma détresse je continue à m’accrocher désespérément à la vie. Je ne sais pourquoi car je n’en vois aucune raison consciente. C’est sûrement un genre d’instinct primitif de survie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je suis la lie de ce monde, le dernier des rebus de cette société et j’ai froid, tellement froid…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6829651874385202179?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6829651874385202179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6829651874385202179&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6829651874385202179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6829651874385202179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/premire-nouvelle-pour-le-concours.html' title='Première Nouvelle pour le concours !'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3294112926040504788</id><published>2008-03-08T13:28:00.004+01:00</published><updated>2008-03-18T15:04:39.672+01:00</updated><title type='text'>Final Time</title><content type='html'>Ca y est, la fin du concours est arrivé, je publierai à peu près 2 à 3 nouvelles par semaine (il y a 13 publications à venir)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettez tous vos commentaires, ils pourront peut-être influencé le jury !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à tous encore pour votre participation, j'ai beaucoup aimé lire toutes vos histoires,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à suivre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dozer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3294112926040504788?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3294112926040504788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3294112926040504788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3294112926040504788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3294112926040504788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/03/additional-time.html' title='Final Time'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-673017203732475612</id><published>2008-02-28T11:01:00.002+01:00</published><updated>2008-02-28T11:05:15.927+01:00</updated><title type='text'>Concours</title><content type='html'>Oy Oy Oy !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La date butoir approche à grands pas, se faufilant au travers de cet espace temps froid et impersonnel, elle avance sans faille vers son objectif : finir le concours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui le temps passe vite ! J'ai eu beaucoup de promesses d'histoires, j'en ai également déjà reçu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aller encore une 10aine de jours pour mettre une dernière touche à votre histoire, et qui sait, marquer votre temps en gagnant le premier concours histoires brèves !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que la force du canard tout puissant soit avec vous et votre imagination !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dozer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-673017203732475612?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/673017203732475612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=673017203732475612&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/673017203732475612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/673017203732475612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/02/concours.html' title='Concours'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8539288169504746343</id><published>2008-02-02T12:53:00.001+01:00</published><updated>2008-12-11T22:17:37.454+01:00</updated><title type='text'>Inspiration quand tu nous tiens</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LNEjV6V53hw/R6Ikfy2QvjI/AAAAAAAAAIk/VpmTUTqs85k/s1600/Note%2BConcour%2BHB.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 404px; height: 269px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LNEjV6V53hw/R6Ikfy2QvjI/AAAAAAAAAIk/VpmTUTqs85k/s1600/Note%2BConcour%2BHB.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'en profite pour vous encourager à faire un tour sur &lt;a href="http://blogarno.blogspot.com/"&gt;blogarno.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8539288169504746343?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8539288169504746343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8539288169504746343&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8539288169504746343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8539288169504746343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/02/inspiration-quand-tu-nous-tiens.html' title='Inspiration quand tu nous tiens'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LNEjV6V53hw/R6Ikfy2QvjI/AAAAAAAAAIk/VpmTUTqs85k/s72-c/Note%2BConcour%2BHB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6998799532221165628</id><published>2008-01-29T21:54:00.000+01:00</published><updated>2008-02-02T12:53:09.184+01:00</updated><title type='text'>Règles du concours</title><content type='html'>Voici les règles enfin décidées pour le concours. Elles sont simples et offrent de nombreuses possibilités d'écriture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Thématique : le froid&lt;br /&gt;   Longueur du texte : autour de 2 000 mots&lt;br /&gt;   Langues : Français et Anglais&lt;br /&gt;   Délais : Le 10 Mars 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La thématique est assez ouverte, il ne s'agit pas spécifiquement de parler du froid, mais il doit au moins apparaitre et avoir un rôle visible dans l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes formes d'histoires sont acceptées : Dialogue, Article, Narration, Description, Poème etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Rappel : le concours est ouvert à tous, et à tous vos amis, faites passer l'info !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les histoires seront à envoyer à cette adresse mail : pierrestefanini@free.fr&lt;br /&gt;Elles seront lues par 4 membres du Jury : Anodos, Dozer, Gnouffy et Zabeth&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Merci de faire attention à l'orthographe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant le plus important évidement, le prix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sera décerné au vainqueur une édition papier d'une sélection d'histoires du blog ainsi qu'un Tshirt au choix sur le site www.lafraise.com !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Le second aura une édition papier d'une sélection d'histoires du blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;               Le troisième sera content d'être sur le podium !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors tous à vos plumes (et claviers)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes questions relatives au concours, n'hésitez pas à les poser en commentaires ou par e-mail toujours sur pierrestefanini@free.fr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                   J'espère lire très vite vos histoires !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6998799532221165628?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6998799532221165628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6998799532221165628&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6998799532221165628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6998799532221165628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/01/rgles-du-concours.html' title='Règles du concours'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5196897455987954096</id><published>2008-01-13T17:27:00.000+01:00</published><updated>2008-01-13T17:33:55.252+01:00</updated><title type='text'>Concours Histoires Brèves</title><content type='html'>Bonjour à tous,&lt;br /&gt;ceci n'est pas une histoire courte mais simplement le lancement d'un évènement qui, je n'en doute pas, fera date dans l'histoire de ce blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, bientôt un concours viendra ouvrir en beauté la nouvelle année et célébrer l'anniversaire du blog ! (déjà)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions du concours sont en discussion et seront transmises bientôt. Il sera bien évidement ouvert à tous, et toutes les histoires seront publiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jury décernera  un prix pour la meilleure  histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commencez à en parler autour de vous, que les auteurs cachés se révèlent et se lancent à cette singulière occasion !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt pour plus d'informations !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dozer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5196897455987954096?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5196897455987954096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5196897455987954096&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5196897455987954096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5196897455987954096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2008/01/concours-histoires-brves.html' title='Concours Histoires Brèves'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-7315172578652841302</id><published>2007-12-18T15:32:00.000+01:00</published><updated>2007-12-18T15:34:01.364+01:00</updated><title type='text'>Torture de Noël</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Elle le sors de la chambre froide et le jette sans ménagement. Il atterrit violemment sur une planche en bois qui ne semblait attendre que lui. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Elle s’empare de l’eau chaude qui attendait là, fumante, sur la droite. Et elle verse, lentement, afin qu’il puisse apprécier le liquide brûlant qui lui coule dessus. Le choc chaud-froid blanchi sa peau qui s’étire et se détend comme un élastique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Elle saisi un couteau et défait les liens qui sciaient les bras de ce pauvre petit homme. Peut être songe-t-il alors à prendre la poudre d’escampette ? Qu’importe ! Il est loin d’être en état de s’enfuir. Voilà qu’elle lui écartèle les membres. Elle est folle ou quoi ? &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Raaah, mais c’est quoi ce truc qu’elle badigeonne sur sa peau ? C’est gras, étouffant. De l’huile par dessus… maigre consolation, cela apaise quelque peu ses brûlures. Un coup de couteau dans la chair, un autre… et c’est avec un malin plaisir qu’elle met ce produit gras dans ses plaies. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Quand cela va-t-il s’arrêter ? Il est presque à bout. Il a froid. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Voilà qu’elle met des gants, ouvre une petite porte et le met à l’intérieur. Tiens, il fait chaud se dit-il. Ouhlala… presque trop chaud… Sa peau commence à roussir. Il succombe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Finalement, avec des frites ça passe plutôt bien un poulet fermier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-7315172578652841302?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/7315172578652841302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=7315172578652841302&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7315172578652841302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7315172578652841302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/12/torture-de-nol.html' title='Torture de Noël'/><author><name>°Oo...zabeth...oO°</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17590283674663887888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/-xqyYkmOs_c4/TZjqmJ5aEAI/AAAAAAAABEk/hczFPh4xgnA/s220/Avril%2B2011%2B010.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8074781172012056197</id><published>2007-12-13T21:18:00.000+01:00</published><updated>2007-12-19T22:17:01.410+01:00</updated><title type='text'>" Mais euh... On te l'enlève quand ? - Jamais, j'crèverais avant, connard... "</title><content type='html'>Je marchais d'un pas faussement décidé dans cette rue qui déjà dans l'air frais du soir s'endormait. Les voitures toujours coulaient en un flot incessant sur l'asphalte froid. Les esprits étaient ailleurs, fixés sur la route, et le domicile qui les attendaient, le repas, les occupations, toutes ces petites choses auxquelles on pense normalement quand la palpitation de notre vie s'éteint, nous prostrant à la solitude. Les esprits étaient ailleurs, ou plutôt non, il n'y avait plus d'esprit dans la rue froide, tous bien loin de ce trottoir que plus personne ne regardait.&lt;br /&gt;Et moi, seul esprit survivant dans cet enfer hivernal, j'errais gauchement, brillant de la chaleur infernale de ma désillusion, les mains enfoncées jusqu'au fond de mes poches, la droite sur le portable, la gauche sur une chaîne. Les yeux affaissés vers le goudron mat que mes pied raclaient péniblement, j'observais les volutes qui s'échappaient de ma bouche infestée des morsures du froid. Mon esprit à moi se jetait violemment d'un côté à l'autre de ma tête, s'écorchant aux aspérités de ma boîte crânienne, à se demander quel paquet de merdes, quel enculure de castor ou quelle petite erreur commise certainement de mon propre chef m'avait amener là ce soir, alors que mon esprit aurait tant voulu se pavanner ailleurs. Dans un autre endroit, comme les autres, dans un autre corps... Ma tête tanguait un peu plus fort quand le fil de ma pensée s'attardait sur la journée de merde qui précédait ces fatidiques minutes du paroxysme  d'une douzaine d'heures regrettables. La routine, encore. Le froid, encore. Cette douleur indicible qui jamais ne partait du creux du ventre, encore. Cette inlassable impression de perdre son temps, de rater des gens, des choses, des amis, encore. Cette nostalgie qui dégoulinait de chaque recoin du lycée sur lequel je posais un regard, encore. Il est intéressant de noter combien ce mal-être constant tire de sa monotonie l'originalité d'être toujours plus fort, plus profond.&lt;br /&gt;La route se déroulait sous mes pas, tout près des magasins qui s'apprêtaient à fermer. Morne. Comme dernier espoir, cri plutôt que lueur, le refrain envoutant de Some People m'arrachait les tympans autant que les tripes, poussant les larmes vers ces yeux secs et désintéressés, aux sons stridant des débuts Deftoniens. Peut-être tout à l'heure tomberaient-elles...&lt;br /&gt;Enfin, ma course erratique dans la nuit tombante et le froid mordant qui me brûlait depuis l'arrêt de bus m'amena jusqu'au but tant redouté de cette incartade à ma petite vie paisible. En retrait d'un parking à demi-éclairé par des réverbères qui me semblaient d'une blafarde lumière, une porte de verre entre ouverte laissait voir un sombre escalier carrelé qui montait dans l'ombre. Mon pied gauche, plus courageux que le droit, s'élança, l'autre fut bien forcé de le suivre et l'emboîta. Je montais, m'embrumais, arrivais enfin au sommet, faisais face à la porte, sonnais puis entrais.&lt;br /&gt;Personne ? Et bien non, quelqu'un. Quelques-uns même.&lt;br /&gt;Comme il semble amer de rencontrer quelqu'un quand la tristesse tire notre coeur vers la solitude, quand nous voudrions cacher ce mal qui nous ronge, mais qu'alors la société nous pousse dans nos retranchements et attise notre haine contre cette fraîcheur et ce soulagement que procure l'Humanité.&lt;br /&gt;Une mère, dans la quarantaine. Le stéréotype des mères à la con de classe sociale moyenne relativement aisée quand même, avec ses fringues moches faites pour la quarantaine, celles qu'on leur dit qu'elles font plus jeunes, moins grosses, plus tendance. Et puis un sac à main, bien sûr. Bien gros, bien rempli. En cuir, tout le monde s'en fout de savoir si c'est du vrai, à part peut-être la propriétaire. Moi en tout cas, je m'en foutais. Je la regardais, debout face à la rangée de chaises de la salle d'attente, concentrant dans mes yeux toute l'arrogance et tout l'insolence que je renfermais au plus profond de moi.  J'essayais de donner un semblant de contenance au tas de merde que je formais sur le carrelage, arrosant toute la pièce blanchâtre d'une haine adolescentesque sans fondement envers la société, la hiérarchie, l'adulte. La capuche relevée sur la moitié du visage, le pantalon trop large qui tombait sous les chaussures, la démarche traînante à l'excès, les bracelets protubérants qui cliquetaient de toute part, la bouche déformée en une expression démente, et enfin le riff abrasif des Deftones qui me déchirait toujours les oreilles d'une sombre puissance, inondant la pièce de bruits saturés qui s'échappaient de mes écouteurs, tout en moi concourrait à créer ce sentiment si délectable, la provoque. En cet instant, je considérais face à moi le symbole du stoïsme rigoureux et du sérieux bien comme il faut d'une société d'adulte détestable, visant à l'altérer, l'écorcher, la révulser de mon attitude. M'aggripant sans me l'avouer à ce sentiment de haine qu'a la jeunesse, me dissimulant sous l'étiquette des incompris d'un monde vieillissant, je m'appliquais avec soin à l'emmerder, glissé dans la peau de cet adolescent dégoulinant de mal-être. Peut-être qu'elle n'y prêtait pas attention, comme moi vis-à-vis de son sac à main. J'espérais tout au moins qu'elle ne m'aimait pas, qu'elle me jugeait. L'idée m'aurait soulagé, m'inscrivant dans une sorte de causalité universelle où ma tristesse ne dépendait pas de moi...&lt;br /&gt;A côté d'elle, une fille. Sa fille. Une dizaine d'années, la mine décousue. Elle portait de ses dix petits doigts cette trousse bleue transparente que je haissais tant, qui me projettait dans un autre temps, de l'avoir eu, moi, à un âge où on n'en donnait plus, putain. Physiquement comme sa mère, en plus petit. Peut-être un peu plus à la mode aussi. Elle avait déjà des Converse coloriées au bout d'un affreux slim qu'un rat ne remplirait pas. Son petit frère de trois ans murmurait les si belles inepties de cet âge innocent, renversant encore et encore les jouets à moitié cassés dans un vacarme épouvantable. Dehors, la nuit toujours.&lt;br /&gt;La porte du cabinet, en face de l'entrée, s'ouvrit à la volée à l'instant où je m'affalais sur une chaise en plastique. La secrétaire en blouse blanche de ce bon monsieur Carbonnelle se rua derrière son comptoir, tandis que de derrière la porte, le dentiste, à demi courbé sur une jeune patiente qui vivait l'enfer, me lança : "J'arrive Clément hein, un petit instant."&lt;br /&gt;La porte se refermait. Va crever.&lt;br /&gt;Enfin, mon tour vînt, je laissais derrière moi l'objet de ma haine inconsidérée et pénétrait dans l'arène.&lt;br /&gt;"Alors Clément, ça va bien ?&lt;br /&gt;- Hmmm."&lt;br /&gt;Je lâchais pêle-mêle mon sac de cours, mon lecteur CD et mon manteau devant son bureau bien ordonné, et considérait cet homme qui me parraissait d'un seul coup si hyppocrite.&lt;br /&gt;"D'accord, bon et bien on y va alors ! Qu'est-ce qu'on devait faire aujourd'hui Clément ? lâche-t-il conventionnellement en roulant jusqu'à son ordinateur.&lt;br /&gt;Me barrer. Long silence. Qu'il aille se faire foutre, je ne répondrais pas.&lt;br /&gt;"Ah oui, on pose les bagues en bas, c'est vrai. Installe toi.&lt;br /&gt;- Hmm.&lt;br /&gt;- Tu me prépares ça ? dit-il, s'adressant à la secrétaire."&lt;br /&gt;Comme il a dit, je m'allonge en soupirant. Au dessus de moi, le quadrillage lumineux de l'éclairage me fait presque fermer les yeux. Nouveau roulement de fauteuil. Je ne vois plus la lumière, à la place, sa grosse tête se penche sur ma cavité buccale. Des cheveux bien peignés, gominés on dirait. Des naseaux pointus qui reniflent légèrement, des lèvres fines, des yeux froids. Calme toi. Ses petits pores de la peau, ces minuscules imperfections sur lequel chaque client s'attarde une seconde me saute aux yeux, à quelques centimètres. Tandis que ces mains gantées de plastique fourragent dans ma bouche. Et que je t'envoie de ces phrases à la con : sers les dents. Ouvre la bouche. Aligne tes dents du fond. Oh, c'est très bien pour le brossage de dents.&lt;br /&gt;" Bon Clément, on y va ?&lt;br /&gt;- Hmmm."&lt;br /&gt;Nan connard, va te faire foutre toi et toute la merde que tu t'apprêtes à me coller sur les dents. J'en ai rien à faire de tes phrases incipides, de tes conseils de merde ! Si je pouvais, j'en aurais de la putain de conversation, mais j'écorcherais chaque mot qui sortirait de ma bouche, j'arriverais même pas à dire tout ce que j'ai, là, pour toi. C'est peut-être pas ta faute si ça tombe sur toi, t'es rien de plus que les autres, tu mérites peut-être pas ça, mais j'y peux plus rien.&lt;br /&gt;" Ouais, on y va.&lt;br /&gt;- Ok, alors rouvre la bouche."&lt;br /&gt;Il fouille, ses mains font l'aller-retour entre ma bouche et sa petite tablette, là où tout se prépare. Sa face blafarde remue toujours au dessus de mon nez. La frustration sourde qui sommeille en moi s'éveille en soubresauts difficiles, et imperceptiblement, je soupire. Desespéré. Comme condamné à mort.&lt;br /&gt;Et alors je me rappelle. Cette belle après-midi de fin d'été, quand le soleil encore lançait généreusement ces rayons rassurants sur chaque parcelle de la terre, quand la chaleur nous incommodait presque. Je me revois descendant ses marches d'où je viens, que j'emprunterais tout à l'heure. Je me revois, suivant ma mère qui n'ose plus parler, et moi qui retient les larmes. Je me remémore cette sensation de déshumanisation, de perte de repères, l'impression de rajeunir comme on ne le voudrait pas, l'impression injurieuse de n'être plus crédible. Monsieur m'avait alors déjà mis un pied dans la tombe, avec son appareillage inutile, et j'en suffocais de tous les sentiments les plus négatifs que le coeur de l'homme peut porter. Maintenant, je finissais de creuser mon caveau, pour descendre un peu plus bas dans la tombe. Pour deux ans seulement. Ben tiens. Les deux seules années de ma vie que j'aurais voulu vivre plus que n'importe qu'elle autre. Trop tard.&lt;br /&gt;On se croirait dans un film. J'entends dans ma tête raisonner un de ces refrains de ballade déprimante qu'on entend toutes les trois minutes dans les séries américaines, puisque Deftones n'est plus là. Here come's a regular emplit ma tête, et l'autre connard de merde toujours m'observe avec ces yeux de loutre. Putain... Méticuleux. Sûr. Con. Pour lui, ce n'est rien d'autre qu'un petit acte du quotidien. Il a l'air de penser que tout est facile, voire que je suis content. Surtout con, maintenant le temps... C'est trop tard de toute façon. Les pinces coupent, la colle se prépare, la secrétaire pose les petits objets en céramique. Tout est prêt ca y'est. Toujours les néons au dessus de moi me frustrent. On dirait qu'il y a tout juste assez de lumière pour donner envie de fermer les yeux.&lt;br /&gt;Et c'est parti.&lt;br /&gt;La petite pince, avec un point rose au bout. Les mains qui font l'aller-retour, et hop, l'ensemble disparaît dans ma bouche. Hmmm, comme c'est désagréable.&lt;br /&gt;" Et de une ! Normalement ça doit très bien coller hein, ne t'inquiètes pas."&lt;br /&gt;J'aurais pu lui scander un de mes "hmmm" favori, mais non, je peus même pas sortir un son. Déjà parce que j'ai la gueule grande ouverte, ensuite parce que je suis suffoqué à nouveau. Je me rappelle les escaliers qui redescendent, là où tout est fini, ça y'est. Enfin non. Tout le bien est fini, il ne reste que la joie de vivre avec cette petite chose qui conforte le trou de la sécu. Les petits points noirs de sa peau, les petites rougeurs, chaque petit pore d'où partira cette nuit un poil qu'il coupera demain au fil de son rasoir, tout. J'exècre tout en lui.&lt;br /&gt;Un feu virulent ravage tout mon être, je n'en puis plus, à mesure que ces mains pourrissent interminablement la moitié de mon sourire, il faut que je crie, il faut que j'explose, il faut que tout s'arrête. Mon coeur bat à tout rompre, toujours ce visage affreux me fixe, et moi dans ses yeux je vois tous les visages qui me croisent. Je les vois rire, je les vois me contempler là, tout seul dans le noir de la honte. Moqueries, déceptions. Je dois crier, je dois exploser, je dois tout arrêter...&lt;br /&gt;Je crie. J'explose. Tout s'arrête.&lt;br /&gt;Enfin non.&lt;br /&gt;Pas vraiment.&lt;br /&gt;Je crie, horriblement. Je m'égosille, alors que ces doigts sont en moi. Mais avant même qu'il n'esquisse un retour, ma bouche se referme.&lt;br /&gt;Sur ses doigts.&lt;br /&gt;M. Carbonnelle peut réagir maintenant. Il hurle de douleur quand, sous la pression de ma mâchoire, ses deux doigts condamnés craquent dans un bruit. Le sang chaud inonde ma bouche et une flamme démente s'allume dans mes yeux. Quant à lui, quant à ses yeux, ils paniquent. S'agitent. Le pauvre homme transpire et se débat comme un goret, voulant échapper à son sort.&lt;br /&gt;Mais non Monsieur Carbonnelle, le choix est fait. C'est trop tard maintenant...&lt;br /&gt;Je relâche mon emprise sur les doigts ensanglantés, il les retire aussitôt mais, entraîné par son recul, tombe à la renverse.&lt;br /&gt;Assez de temps pour que je me lève de l'échaffaud, et que je me précipite vers lui les crocs en avant. Alors, dans une rage indicible agitée des soubresauts déchaînés de la haine, je le lacère de coups, de griffures, de morsures... Dardant sur lui mes yeux, qui ne sont plus que deux fentes rougeoyantes, il me semble voir, imprimées sur sa face violacée, les marques distinctes de mes bagues.&lt;br /&gt;Indicible délectation.&lt;br /&gt;Toute ma douleur fond sur lui sans que je n'y puis rien contrôler. Mon sourire sanguin l'observe se trémousser au sol en spasmes monstrueux. Tel un psychopathe je ne le quitte plus, je le regarde froidement souffrir. Le sang gicle en jeysers sur le carrelage et les murs. On ne retrouvera que vos belles dents bien blanches quand j'en aurai fini, Monsieur Carbonnelle.&lt;br /&gt;La secrétaire reste figée au bureau, les yeux ouvertes. On la croirait morte, elle n'ose pas même bouger un cil. Tant mieux, le tableau n'en est que plus beau.&lt;br /&gt;J'en prends tout mon saoul, je me rince l'oeil encore et encore. Je ronge ces membres meurtris, j'ampute chaque orteil, chaque doigt, toujours dans des flots de sang et de pus, dans des craquements sonores glaçants. Qu'elles sont solides mes dents, avec votre appareil !&lt;br /&gt;Enfin, je m'arrête. Ma rage retombe, l'horreur plane encore sur la pièce. Dehors, la nuit toujours.&lt;br /&gt;Il se traine au sol, implorant. Des râles pleurnichards se fraient un chemin dans sa bouche déchiquetée. Le tas de chair qu'il représente glisse dans la mare rougeâtre dès qu'il tente un mouvement.&lt;br /&gt;Alors, tranquillement, j'essuie mes mains sur mon sweat, rabas la capuche et me saisit de mes affaires, près de la secrétaire. Quand je la regarde elle crie un peu, puis se tait aussitôt.&lt;br /&gt;Je lui souris. Aux commissures de mes lèvres luisent encore des gouttes de ce sang qui est partout. Le sang de mon patient. Ma langue se trémousse dans le liquide qui stagne entre mes dents.&lt;br /&gt;Plus jamais...&lt;br /&gt;Je sors.&lt;br /&gt;Les escaliers, presque sans pensées. Puis le trottoir de nouveau. Personne, cette fois-ci. Le froid à nouveau envahit, la torpeur, la nuit, la vie, la routine. Et je marche, de nouveau. Toujours un pas devant l'autre, à me demander ce que je fais là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RENDEZ-VOUS FIN JANVIER A SAINTE LUCE CHEZ MONSIEUR CARBONNELLE !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8074781172012056197?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8074781172012056197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8074781172012056197&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8074781172012056197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8074781172012056197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/12/mais-euh-on-te-lenlve-quand-jamais.html' title='&quot; Mais euh... On te l&apos;enlève quand ? - Jamais, j&apos;crèverais avant, connard... &quot;'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-2153791301311710553</id><published>2007-12-04T22:43:00.000+01:00</published><updated>2007-12-04T23:11:21.465+01:00</updated><title type='text'>Liste non-exhaustive</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;S&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;e replonger dans un bouquin d'enfance, en reconnaître l'odeur et renouer avec cet enfant, retrouver ses impressions, son innocence;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;l&lt;/b&gt;es voyages en train;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;c&lt;/b&gt;e début de mesure jouées par l'ensemble des cordes dans &lt;st1:personname productid="la Belle" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Belle" st="on"&gt;la  Belle&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; au bois dormant de Tchaïkovski; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;l&lt;/b&gt;a voix d'Ella; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;t&lt;/b&gt;rouver enfin LE mot, L'expression qui correspond parfaitement à ce bout de phrase en anglais après vous être trituré l'esprit pendant plusieurs jours; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;l&lt;/b&gt;es coïncidences toutes bêtes qui donnent l'impression d'être plus proche d'une personne que la secondes d'avant;&lt;br /&gt;"&lt;b&gt;O&lt;/b&gt;h yes they fucking do";&lt;br /&gt;&lt;b&gt;l&lt;/b&gt;e bruit de la fine couche de chocolat qui craque sous la dent lorsqu'on entame un Pim's à la noix de coco (ça marche aussi avec un Magnum); &lt;b&gt;&lt;br /&gt;c&lt;/b&gt;ette délicieuse sensation lorsqu'on se rend compte pour la première fois qu'on est désiré, un mélange de surprise et de plaisir qui fait rougir; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;s&lt;/b&gt;e rendre compte grâce à un détail, un moment complètement anodin qu'on aime une personne;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;o&lt;/b&gt;bserver le défilé de retrouvailles de la fontaine St Michel; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;l&lt;/b&gt;a musique de la conversation des British assis à côté de vous dans le métro; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;l&lt;/b&gt;a...grâce ? il n'y a pas de mot...d'Audrey Hepburn;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;p&lt;/b&gt;iquer un fou rire déclenché par un simple échange de regards avec une personne qui a pensé la même chose que vous au même moment;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;ê&lt;/b&gt;tre un peu pompette, juste comme il faut pour être désinhibé mais pas assez pour faire une déclaration d'amour à l'inconnu qui vient vous demander du feu; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;p&lt;/b&gt;orter le sweat d'un mec ;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;r&lt;/b&gt;ire aux éclats ou pleurer à chaudes larmes pendant toute la séance et ressortir en râlant parce que le film "était nuuuuuuuul !"; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;p&lt;/b&gt;rendre un nouveau-né dans ses bras pour la première fois, le découvrir, le laisser s’habituer à votre odeur et sentir immédiatement une bouffée d’amour immense totalement incontrôlée et inattendue vous envahir : ouah, je suis tata ! ; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;r&lt;/b&gt;entrer chez soi après une longue balade dans le froid humide et boire un chocolat chaud emmitouflé dans une couverture; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;r&lt;/b&gt;egarder bien au chaud de sa fenêtre les gens se mettre à courir et les vélos accélérer pour se réfugier de la pluie lorsqu’une averse soudaine s’abat sur la ville; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;h&lt;/b&gt;abiter au rez-de-chaussée dans une ville encore inconnue et entendre ses habitants s’agiter, se presser, rire, discuter et cet homme qui siffle l’air de Kill Bill (avec un léger frisson dans le dos en se rappelant la scène du film);&lt;br /&gt;&lt;b&gt;b&lt;/b&gt;oire un vin chaud et manger une crêpe chocolat-banane-noix de coco, sous la neige, au marché de Noël de Heidelberg;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;d&lt;/b&gt;éballer de son plastique un CD, ouvrir le lecteur et l’écouter en boucle pendant une semaine; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;l&lt;/b&gt;es milliers de frissons qui parcourent le corps à chaque seconde d'un concert; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;d&lt;/b&gt;écouvrir une ville en se perdant dans ses rues;&lt;br /&gt;« &lt;b&gt;W&lt;/b&gt;hat came first, the music or the misery? &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:10;"&gt;People worry about kids playing with guns, or watching violent videos, that some sort of culture of violence will take them over. Nobody worries about kids listening to thousands, literally thousands of songs about heartbreak, rejection, pain, misery and loss. Did I listen to pop music because I was miserable? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Or was I miserable because I listened to pop music? »*;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;a&lt;/b&gt;ppuyer sur le bouton de l’appareil et avant même que l'image ne s'affiche sur le petit écran, savoir qu'on a réussi à saisir ce visage insaisissable à la fraction de seconde même où il était parfait...&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:10;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;nd many more...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:10;"&gt;* &lt;i&gt;High Fidelity&lt;/i&gt;, Nick Hornby&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style=";font-family:georgia;font-size:10;"  lang="EN-GB" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-2153791301311710553?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/2153791301311710553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=2153791301311710553&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2153791301311710553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2153791301311710553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/12/liste-non-exhaustive.html' title='Liste non-exhaustive'/><author><name>Holly Golightly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07007313148730499300</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_mIZ__szYUDk/R1XRi353IlI/AAAAAAAAAAU/55_NLw8U43g/S220/Holly.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8023909972776791176</id><published>2007-12-03T01:50:00.000+01:00</published><updated>2007-12-03T01:54:24.612+01:00</updated><title type='text'>premier jet</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bris de glace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’étendue des eaux, une brume laiteuse se dissipe peu à peu. Pour seul phare le reflet des belvédères, autant de soleils enfouis sous la surface ondulante; pour seul esquif une frêle barque au bois vermoulu, seul sertissage digne du temps, qui, langoureusement, passe, s’étiole sous nos regards impuissants, s’effiloche entre nos doigts vieillissants. Les profondeurs insondables, nature obscurcie, obombrée par l’épanouissement de l’Homme, regorgeant de mystères inavouables, embaument d’une âcre amertume. Le long du serpent, vergeture grotesque tranchant l’urbanité en deux entités sécables, monstre bicéphale s’il en est, une verge impulse un mouvement lent, régulier, à une barque, comme un cœur moribond qui continue de battre, mais dont chaque battement semble s’arracher, à chaque fois davantage essoufflé, aux griffes acérées d’un vorace Kronos. Le père est mort. Aphrodite guette la chute de la semence originelle ; les Euménides et les Nymphes se débattent dans son sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le pont au change, une grande figure encapuchonnée, recourbée sur elle-même, embryon ad mortem, passeur séculaire, venu reprendre ce qui lui avait échappé, chante l’hymne ad vitam (aeternam, faut-il qu’il m’en revienne, fuit à nos ébauches de définition).&lt;br /&gt;Ce doux murmure envoûte. L’ébaudissement des animaux nocturnes s’affadit, disparaît, cédant à une macabre pression inarticulée, échappant aux sens, et pourtant bien présente dans les âmes encore éveillées. Frottement rauque de la barque qui accoste le quai, rive droite. Le spectre sort de sa besace un moineau, sans vie, le dépose en une pose marbrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Subitement, un souffle l’assaillit. Une dague le transperce. Le rideau de brumes, voile de Maya et sibyllines frontières du spirituel, s’effondre. La mort pâlit. Son vaisseau se désagrège, et, tel le parfum volatil s’envolant avec la première bise, disparaît. Le soleil gagne du terrain. Le moineau se dégourdit les ailes, sautille d’une joie à peine recouverte, se pâme devant la vie naissante ; il lui faudra la séduire une seconde fois- mais là est bien le tenant de la chose : une SECONDE fois. Car nous renaissons. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; Crépitement du feu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8023909972776791176?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8023909972776791176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8023909972776791176&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8023909972776791176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8023909972776791176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/12/premier-jet.html' title='premier jet'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1438156573344963868</id><published>2007-12-02T19:13:00.000+01:00</published><updated>2007-12-02T19:18:23.630+01:00</updated><title type='text'>portrait d'un dimanche au crépuscule</title><content type='html'>Un dimanche pluvieux.&lt;br /&gt;Le conflit harmonieux des éléments crée cette douce passivité dans l'âme humaine, que seule peut adoucir une tasse de thé fumant.&lt;br /&gt;Mais...quelque chose détonne.&lt;br /&gt;Quelque chose entrave le vibrant unisson de la nature.&lt;br /&gt;Du haut du ciel, un murmure.&lt;br /&gt;Du sol, rien.&lt;br /&gt;D'où donc vient cette dissonance qui noircit ce tableau d'un doux après-midi de lassitude?&lt;br /&gt;De la Seine, on entend déjà mieux.&lt;br /&gt;De la rue des St-pères, le son se précise.&lt;br /&gt;Approchons-nous de la rue du Pré-aux-Clercs.&lt;br /&gt;Ah, qu'entends-je au numéro 16?&lt;br /&gt;Grimpons subrepticement jusqu'au 6ème étage.&lt;br /&gt;Ouvrons ce velux d'où jaillit une artificielle lumière et un cri, clair désormais:&lt;br /&gt;PUTAIN DE BORDEL DE MERDE D'EXERCICES D'INTERPRETATION A LA CON! CHIER!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1438156573344963868?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1438156573344963868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1438156573344963868&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1438156573344963868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1438156573344963868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/12/portrait-dun-dimanche-au-crpuscule.html' title='portrait d&apos;un dimanche au crépuscule'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-10552063099518967</id><published>2007-11-23T16:10:00.001+01:00</published><updated>2007-11-23T16:10:58.261+01:00</updated><title type='text'>ça arrive</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Madame, Monsieur&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Suite à une opération de lavage de pantalon peu judicieuse, l’élément vital de ma rémunération a décidé, sans mon accord, de se faire oublier dans une des poches de ce même pantalon.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;Bien mal lui en a pris car détérioré il en est sorti.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Il m’est donc impossible de rentrer l’E-Code incomplet sur mon compte en ligne (seules lettres lisibles : XCS PNN)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Cependant, à croire que la chance est de mon côté, le numéro du coupon lui est tout à fait lisible.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Votre très chère Elodie m’a donc, par téléphone, proposé de vous envoyer ce coupon et ce sous le bon conseil de votre service gestion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Le voici donc ci-joint et, en espérant que son acte suicidaire ne me soit pas préjudiciable, je vous remercie de votre attention.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;PS : comprenez que je préfère en sourire plutôt que de me lamenter.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-10552063099518967?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/10552063099518967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=10552063099518967&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/10552063099518967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/10552063099518967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/arrive.html' title='ça arrive'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5071026561164869531</id><published>2007-11-19T22:09:00.000+01:00</published><updated>2007-11-19T22:11:08.948+01:00</updated><title type='text'>sur le sol</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Aujourd’hui je me prends en main.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cela fait plus de deux mois que je n’ai pas de travail, et bien que j’aie économisé les mois précédents, mes réserves commencent à s’épuiser.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je n’ai&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;jamais été vraiment sûr que s’installer à Paris serai une vraie bonne idée. Je ne sais même plus exactement ce qui a motivé ma décision sur le moment. Mais peu importe, j’ai maintenant cet appart’, mais il n’est pas gratuit. Ces factures s’accumulent et l’argent qui s’écoule…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Aujourd’hui je me prends en main.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai tout prévu, j’ai mon CV sur une clé USB, je l’ai remis à jour et en plus j’ai mis une photo qui me ressemble. Je sais déjà où je vais le déposer, je vais même aller m’inscrire à l’ANPE. J’ai pris un rendez-vous la semaine dernière avec eux. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il est 8h15, je sors de mon appart’, je descends les marches des cinq étages 4 à 4 tout en enfilant mon long manteau. J’ai l’air plus sérieux avec ce manteau, en tout cas c’est ce que disait mon ex copine, avant qu’elle ne me quitte le mois dernier… De toutes façons ça ne peut pas me faire de mal d’avoir quelques éléments de mon côté !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Premier rendez-vous, il me faut à peu près 15 min pour y aller, je devrais y être à temps !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Aujourd’hui je me prends en main !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je traverse, je m’arrête. Je n’en crois pas mes yeux, j’ai souvent imaginé ce que je ferai dans ce genre de situations sans jamais avoir eu l’occasion de les vivre…elle est là étendue devant moi…je reste figé, l’homme de la voiture sort précipitamment et se penche vers le corps qui gît, là, devant moi. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je suis pétrifié. Quelqu’un me demande d’appeler les secours, je n’ai plus de forfait sur mon portable, c’est tout ce que je trouve à répondre. J’enjambe le corps et avance, raide comme un piquet. J’avance, mais je ne sais plus trop vers où.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Un café sur ma gauche. J’y entre, je m’assois à une table disponible, je laisse tomber mon manteau à côté de moi. Je fixe ma table. Les clients tout autour de moi se sont agglutinés près des fenêtres pour contempler le triste spectacle. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je commande un café. Noir. Serré.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5071026561164869531?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5071026561164869531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5071026561164869531&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5071026561164869531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5071026561164869531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/sur-le-sol.html' title='sur le sol'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-2982611392399634529</id><published>2007-11-02T02:07:00.001+01:00</published><updated>2007-11-02T02:07:46.255+01:00</updated><title type='text'>Il s'enfuit</title><content type='html'>La rue s'étandait devant lui, pourtant il continuait à la parcourir en espérant arriver au bout un jour. L'obscurité l'empéchait de voir précisément où il mettait les pieds. Il devinait son chemin à mesure qu'il se dévoilait à ses pas.&lt;br /&gt;La brume d'avant l'aube enbuait ses yeux. De temps à autres, la lumière d'un réverbère rappelait que ce quartier est habituellement plein de vie et d'histoires.&lt;br /&gt;Il trainait là depuis un moment, porté par la mélancolie du noctambule, le silence paisible alourdissait son rythme.&lt;br /&gt;Pourtant, au loin, en bas de ces escaliers, quelque chose détonait...curieux il s'avançait vers ce fol espoir de nouveauté.&lt;br /&gt;Sans se décourager il s'approcha de ce batiment. Il y avait de la lumière, de la chaleur et le son de voix qui s'en échappaient. Intrigué il alla jusque dans l'immeuble. L'odeur de thé encore chaud le mena jusqu'au premier étage...Trois portes devant lui...&lt;br /&gt;Un rire lui permis de deviner quelle porte à laquelle frapper.&lt;br /&gt;Quelle suprise quand il entrait dans ce couloir. Toute cette lumière, cette vie et cette énergie.&lt;br /&gt;Son étonnement fut tel qu'il en oublia sa propre existance, il se laissait aller comme au zénith du soleil, quand les hommes s'affairent à leurs activités, il se prenait au jeu et accompagnait dans son fol enthousiasme tout l'appartement.&lt;br /&gt;Un peu plus tard, le temps décida qu'il en avait assez, il quitta l'appartement, et tout redevint calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière s'est éteinte, le silence se fit pesant.&lt;br /&gt;Pourtant, à quelques différents endroits dans le quartier, quelques lumières commencaient à s'allumer, quelques odeurs commencaient à s'élever dans l'air. La vie reprenait son cours normal. Au plus grand soulagement du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[ oui chez nous, le temps est relatif, et il passe super vite...]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-2982611392399634529?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/2982611392399634529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=2982611392399634529&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2982611392399634529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2982611392399634529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/il-senfuit.html' title='Il s&apos;enfuit'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1491762440580713170</id><published>2007-11-02T02:06:00.000+01:00</published><updated>2007-11-02T02:07:12.407+01:00</updated><title type='text'>Brèves de train</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;« Bonjour et bienvenue dans le train numéro (je m’en souviens pas), Je m’excuse, ainsi que la SNCF, pour ce retard, on a eu un contre temps avec la mise en place de la locomotive, sincèrement désolé. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui j’ai eu la joie de partager mon voyage en train de Mulhouse à Paris en compagnie d’illustres inconnus. Je n’ai évidement pas pu m’empêcher de les observer tout le long du voyage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Il faut dire que pour une rare fois je n’avais pas de musique sur mon lecteur mp3 et surtout aucune lecture sur moi, enfin si, mais s’agissant d’une BD sans texte, ça ne suffit pas pour tenir 5 heures de trajet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Cependant, les trois personnes autour de moi avaient un point commun, futile peut-être, mais il m’a fait tilter. Ils lisaient…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Bah quoi ? Lire ? C’est pas l’activité la plus répandue dans les trains ? Oui, oui, certes, mais là c’était une situation bien originale, le premier, la trentaine bien tapée avec une calvitie prononcée, lèvres pincées, regard stricte, attitude réservée lisait le révolutionnaire mais bien pensant magazine Marianne. Une posture toujours droite dans son siège un regard concentré sur sa lecture linéaire, c’est à peu près tout ce que j’ai pu en voir dans un premier temps. M’enfin, il ne donne pas trop envie de lui adresser la parole, chacun de ses mouvements semblait se plaindre de sa situation. Parisien va !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le second, la vingtaine, mal rasé, cheveux courts, changeait régulièrement de posture, un temps sur son côté gauche, un temps sur son côté droit, jambes croisées, allongées, recroquevillées, bref, une attitude beaucoup plus nerveuse que le premier. Cette attitude était d’autant plus flagrante lorsque qu’il se passait machinalement une main dans les cheveux une bonne dizaine de fois pour recommencer quelques minutes plus tard, ou sa manière de faire frotter les coins des pages avec son pouce. Regard aléatoire, régulièrement en train d’observer autour de lui, sa concentration semble fonctionner en sursauts. Sa lecture ? Tom Clancy’s Op Center, roman à suspens mettant en scène des unités spéciales d’intervention qui a vu la naissance d’un jeu vidéo d’action du même nom que l’auteur. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;A tous les coups celui là c’est un gros joueur de jeux vidéos, il doit avoir un PC surpuissant, et plein de DIVX sur son disque dur externe ! Yeah !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Le troisième, approchant la quarantaine, cheveux mi-long, une fâcheuse tendance à se frotter une mèche de cheveux entre son index et son pouce pendant sa lecture assidue de science et vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Son regard, parfois totalement acquis à la cause de son article, s’autorisait des incursions dans mon domaine de l’observation. Ses yeux globuleux et son regard fixe sur l’objet de sa curiosité laisse à penser qu’il ne ressent aucune gêne à observer les autres. D’ailleurs, le magazine de son voisin, Marianne (le magazine et pas le nom du voisin) l’a intéressé et il ne s’est pas privé de lire par-dessus l’épaule ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Son attitude, "j’en sais plus que toi", est assez agaçante, mais peut-être est-ce juste parce qu’il fait comme moi… j’aurais dû réserver le droit à l’observation des inconnus. Non mais ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Sont-ils tous complètement absorbés par leur lecture ? Pas tout à fait, en effet régulièrement et chacun leur tour, ils se sont furtivement endormis devant leurs pages !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin devant, un couple et leurs deux enfants (un garçon et une fille) passent du bon temps, ils parlent discrètement, ne s’énervent pas, et les enfants ne se disputent pas, au contraire, ils s’amusent à des jeux dans une grande complicité. Le jeu préféré du garçon est de profiter de l’assoupissement des parents pour piquer plus ou moins discrètement des gâteaux ou autres confiseries. Mais l’intérêt du jeu est nul si les parents ne s’en rendent pas compte, alors les rires entre les deux enfants servent de signalement d’une bêtise gentillette aux parents.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Sur ma droite 4 personnes qui n’ont pas réservées de places, un couple d’origine indienne dans la soixantaine, une jeune fille dans les 25 ans, et une femme dans les 35 ans, leur sujet principal de conversation est celui des placements dans le train, l’étonnement face au manque de sièges disponibles, et l’interrogation sur l’attitude à prendre si quelqu’un vient pour réclamer sa place réservée…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Dans son micro, l’employé de la SNCF peine à faire ses annonces, le matériel certainement aussi vétuste que le train semble rendre l’âme, son message à presque toutes les gares se résume donc à « bonjour la SN….train….paris esss…billets doiv….mercie de votre attention et vous souhaites un agréable voyage ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Une mère et son enfant en bas âge entre dans le wagon par la porte la plus éloignée de moi, elle a le regard fatigué, et elle ne tente pas de paraitre en pleine forme bien au contraire, c’est donc avec une gentillesse toute simple qu’une passagère lui laisse sa place à coté d’elle. 10 min plus tard, cette passagère a perdu son sourire de politesse et son plaisir d’avoir rendu service, en effet, l’enfant braille et la mère peut-être autant. Du coup, les lecteurs MP3 et leurs oreillettes apparaissent aux oreilles de la majorité des passagers de cette voiture. Pas pour moi, et oui, la musique n’a toujours pas voulu apparaitre comme par magie sur mon lecteur à moi…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Troyes, des scouts, beaucoup de scouts, trop de scouts, bruyants, joyeux, niais et fatigués, ils encombrent les voitures pour rester groupés…mauvaise idée, mais en fait ils n’ont pas le choix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Comme je n’ai rien dans les oreilles j’en apprends beaucoup sur l’organisation des scouts, même si leur jargon m’est inconnu j’arrive plus ou moins à suivre leur conversation…pourquoi des shorts ? Mais parce que c’est bien plus pratique, 20 000 mille fois au moins, et puis quand il pleut tu gardes moins de tissus mouillé sur toi, et puis, quand il fait chaud, tu as moins chaud, et puis c plus vite fait à laver et puis… Non en fait ça doit juste être par tradition, puisque pour les filles, les pantalons sont autorisés. Mais les ceintures ? c’est pas obligatoire mais c'est pratique…le chapeau ? Pas obligatoire non plus, mais comme tout le monde en a, si tu en as pas, tu en achètes un. Et pis c’est pratique, quand il pleut ça te protège, et quand y’a du soleil, ça protège aussi. L’été dernier sous la canicule, ça nous a beaucoup aidé ! Génial !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le micro du train a retrouvé ses esprits, moins sûr pour celui qui s’en sert. Assis les uns sur les autres, on écoute cet instant qui fait sourire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;« Bonjour bienvenue sur le train en direction de paris Est, direct à partir de maintenant, heu, hu hu, je voudrais vraiment m’excuser pour les conditions exécrables de voyage, et heu, c’est vraiment intolérable je vous invite donc tous à prendre contact avec le service client de la SNCF, et heu, qu’est-ce que je voulais dire ? Ah oui, bonne année quand même et meilleurs vœux. Encore désolé ! Hu hu hu »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Sans musique, le train, c’est passionnant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Paris Nantes ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J’ai de la musique, j’ai sorti mon ordinateur, j’ai rangé trois sacs lourds de trois inconnues, et je me suis décidé à taper ce que j’ai vu entre Mulhouse et Paris. Je me suis souvent demandé ce que ça ferait si je tournais mon ordinateur et que je demandais à la personne d’en face de lire ce que je viens d’écrire. Je l’ai fait, la fille en face me devait bien ça, je lui ai monté son sac !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Elle s’est pas mal débrouillée, ne s’est pas laissée démontée par cette singulière invitation. Elle a lu, n’a pas montré trop de réactions, mais a lu en entier pour finir avec un « intéressant ! ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Pas très original comme conclusion ? En même temps c’est difficile de dire autre chose. « Ouha ! c’est naze ! » eut été vexant, un « excellent j’adore » aurait été entreprenant. Un intéressant finalement ça passe tout seul.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J’avais pas prévu de parler d’elle dans ce texte mais bon, elle l’aurait souhaité apparemment, excès de zèle je viens de m’appliquer à l’y intégrer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Maintenant elle retourne à ses activités studieuses. C’est mieux, et ça occupe.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1491762440580713170?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1491762440580713170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1491762440580713170&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1491762440580713170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1491762440580713170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/brves-de-train.html' title='Brèves de train'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-958793886753565086</id><published>2007-11-02T02:05:00.000+01:00</published><updated>2007-11-02T02:06:04.431+01:00</updated><title type='text'>café ? thé ?</title><content type='html'>- Un café s’il vous plait.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.canet.be/Images/galerie6-20.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.canet.be/Images/galerie6-20.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Avec ceci ?&lt;br /&gt;- Juste un café merci.&lt;br /&gt;- Juste un café ?&lt;br /&gt;- Oui, oui, juste un café, merci.&lt;br /&gt;- Pourquoi juste un café ?&lt;br /&gt;- Eh bien, parce que je ne veux rien d’autre qu’un café !&lt;br /&gt;- Au moins vous n’êtes pas difficile, mais vous allez vous ennuyer le reste de votre vie, un café c’est vite fait, pas terrible comme objectif.&lt;br /&gt;- Mais ? Non ! Je veux un café maintenant, ce n’est pas tout ce que je veux !&lt;br /&gt;- Eh bien il faut savoir, du lait peut-être ?&lt;br /&gt;- Non, non, un café nature. Pour le moment.&lt;br /&gt;- Et si le café vous plaît, vous y ajouterez du lait ?&lt;br /&gt;- …non ! S’il me plaît  je n’ai aucune raison d’y rajouter quoi que ce soit !&lt;br /&gt;- Un café vous satisferais donc ?&lt;br /&gt;- Oui, merci.&lt;br /&gt;- Alors pourquoi dire un café « pour le moment » ?&lt;br /&gt;- Enfin ! Parce qu’un café ce n’est pas tout dans la vie !&lt;br /&gt;- Oui il y a le lait, le sucre, le chocolat…&lt;br /&gt;- Mais, non, le café, c’est seulement parce que j’ai envi d’un café.&lt;br /&gt;- Et si vous aviez envie d’un thé ?&lt;br /&gt;- Je demanderai alors un thé…&lt;br /&gt;- Votre envie peut changer ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Comment savez-vous alors que vous voulez aujourd’hui un café ? Etes vous sûr de ne pas être un jour à thé ?&lt;br /&gt;- Eh bien vu que j’ai envie d’un café, je suppose que je suis un jour à café…&lt;br /&gt;- Vous en avez envie parce que c’est un jour à café ? Ou est-ce que c’est un jour à café parce que vous voulez un café ?&lt;br /&gt;- Je…j’en sais rien !&lt;br /&gt;- Du coup vous savez vraiment ce que vous voulez ?&lt;br /&gt;- Non, mais un café fera l’affaire !&lt;br /&gt;- Et si ça ne fait pas l’affaire ?&lt;br /&gt;- Ca ira.&lt;br /&gt;- Comment être sûr ?&lt;br /&gt;- En essayant.&lt;br /&gt;- Donc vous voulez un café pour être sûr que c’est bien d’un café dont vous avez envie ?&lt;br /&gt;- Non, j’ai envie d’un café parce que ça me donnera un peu de nerfs pour la journée qui s’annonce difficile !&lt;br /&gt;- Alors ce n’est plus de l’envie, c’est un coup de pouce.&lt;br /&gt;- Si vous voulez.&lt;br /&gt;- Moi je ne veux rien.&lt;br /&gt;- Moi je veux un café.&lt;br /&gt;- Non, vous en avez besoin.&lt;br /&gt;- D’accord : j’ai besoin d’un café.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? Pourquoi pas un thé ?&lt;br /&gt;- Parce que je préfère le café.&lt;br /&gt;- Comment être sûr ?&lt;br /&gt;- Je ne peux pas être sûr, mais je sais que ça marche.&lt;br /&gt;- Comment le savez-vous ?&lt;br /&gt;- Parce qu’à chaque fois que je me sens fatigué et que j’ai besoin d’un peu de nerf, je prends un café.&lt;br /&gt;- Et ça marche ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Si vous en prenez à chaque fois, vous ne savez pas ce que ça fait sans en prendre, peut être que ça marcherait mieux avec un thé.&lt;br /&gt;- Mais je n’aime pas autant le thé que le café.&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Parce que,… je ne sais pas moi ! Je préfère simplement le café. J’en ai besoin pour la journée.&lt;br /&gt;- Ah.&lt;br /&gt;- Je sais ce que vous allez dire…&lt;br /&gt;- Ah ? Moi pas…&lt;br /&gt;- Si, si, vous allez dire que…non en fait je ne sais pas ce que vous alliez dire.&lt;br /&gt;- Zut, ça avait attisé ma curiosité…&lt;br /&gt;- Vous êtes curieux ? Je n’avais pas remarqué !&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://commonwealthgames.ca/app/ImageRepository/1/IDS/IDS_CSLC/QuestionMark.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://commonwealthgames.ca/app/ImageRepository/1/IDS/IDS_CSLC/QuestionMark.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Vous savez toujours ce que vous voulez ?&lt;br /&gt;- Oui, un café.&lt;br /&gt;- Tous les jours ?&lt;br /&gt;- Tous les jours.&lt;br /&gt;- Le même café ?&lt;br /&gt;- Tout dépend, mais un café tous les jours oui.&lt;br /&gt;- Rien d’autre ?&lt;br /&gt;- Rien d’autre.&lt;br /&gt;- Votre journée est vite pliée.&lt;br /&gt;- Mais non évidement, il y a d’autres choses que je veux dans une journée !&lt;br /&gt;- Comme quoi ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, plein de choses !&lt;br /&gt;- Je ne vous trouve déjà pas très clair au sujet du café.&lt;br /&gt;- Et alors ?&lt;br /&gt;- Et alors je n’ose pas imaginer ce que doivent être vos autres choix de la journée.&lt;br /&gt;- Je m’en sors pas mal merci.&lt;br /&gt;- Sûr ?&lt;br /&gt;- Sûr.&lt;br /&gt;- Sûr comme vous êtes sûr d’aimer le café et de son efficacité pour votre journée…&lt;br /&gt;- Je…&lt;br /&gt;- Vous ?&lt;br /&gt;- Vous ne me connaissez pas, vous ne pouvez pas savoir !&lt;br /&gt;- Mais je connais le café, si on n’est pas clair avec un café je ne vois pas comment vous pouvez faire d’autres choix judicieux.&lt;br /&gt;- Je fais au mieux.&lt;br /&gt;- Je vois ça.&lt;br /&gt;- Votre café vous est toujours d’une aussi grande utilité ?&lt;br /&gt;- C'est-à-dire ?&lt;br /&gt;- Vous en voulez peut-être un autre ?&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Parce que je pense que le votre est maintenant froid.&lt;br /&gt;- Ah ! Effectivement, à force de vous parler…&lt;br /&gt;- Votre premier choix de la journée n’est pas couronné d’un grand succès.&lt;br /&gt;Un thé peut-être ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-958793886753565086?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/958793886753565086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=958793886753565086&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/958793886753565086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/958793886753565086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/caf-th.html' title='café ? thé ?'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-4634990618556093617</id><published>2007-11-02T02:04:00.000+01:00</published><updated>2007-11-02T02:05:20.858+01:00</updated><title type='text'>Parlez, je vous lis très bien</title><content type='html'>Parfois, dans un voyage long de plusieurs heures, on peut s’ennuyer à mourir. Et à d’autres occasions, on peut faire de singulières rencontres !&lt;br /&gt;L’air râleur, le manteau remontée jusqu’au menton, les cheveux mal coiffés, et sans même se retournée vers moi, continuant à scruter le panneau des horaires de Roscoff elle me demande « tu parles français ? ».&lt;br /&gt;Pas de doute, c’est à moi qu’elle s’adresse, cette demoiselle à barbe. J’ai bien vérifié, dans la rue, un chat qui miaule en bas d’une fenêtre, un car qui attend devant la gare, des mouettes qui tournent au grès du vent, pas de doute c’est à moi qu’elle s’adresse.&lt;br /&gt;Je lui réponds donc, et s’entame alors une conversation de courtoisie, après tout, on a deux heures d’attentes avant le prochain TER, et ni l’un ni l’autre n’a spécialement envie de les passer sans rien faire.&lt;br /&gt;Rapidement, je me rends compte que cette femme d’environ 30 ans a bien plus de choses à dire que moi, je sens bien que je n’aurai qu’à prouver mon attention par intervalles réguliers pour alimenter son flot de paroles.&lt;br /&gt;Je me laisse entraîner des les méandres de ses anecdotes, j’ai du mal à y croire, dans un premier temps, je réagis avec appréhension, pour qui elle me prend ? Croit-elle me duper ?&lt;br /&gt;Et puis je me dis, si c’était vrai ? Et même si ce n’était pas vrai ? Ais-je un mouvement de recul face à un roman ?&lt;br /&gt;Alors je la laisse faire, parfois même je l’encourage, dis m’en plus sur le père de ton mari ?&lt;br /&gt;On est maintenant assis dans le café du coin autour d’une boisson chaude, les habitués du village sont là en cette matinée dominicale.&lt;br /&gt;Certainement on doit être une petite attraction, moi et mes bagages, mes gros sacs, et elle, la femme à barbe qui ne cesse de parler.&lt;br /&gt;On critique un temps la politique française, dont je ne suis plus tout à fait au courant depuis que je suis parti en Angleterre, mais qu’importe, depuis quand doit on en savoir pour critiquer des choses ? Alors on critique la politique anglaise. La conclusion est triste à dire, le monde va mal, anglais comme français, les politiques sont tous pourris ou presque. Je m’amuse à aller complètement dans son sens. La population devrait revenir à la terre, à des choses concrètes, l’autarcie c’est difficile mais c’est possible, toute cette société de consommation, toute cette perversion, tout ce mal entraîne un dessèchement spirituel…Les gens ne se parlent plus, les gens ont peur, et les gens qui ont peur sont agressifs…Le monde va mal.&lt;br /&gt;Mais ces sujets ne m’aide pas à m’évader dans un monde inconnu, je l’invite à plus me parler de sa famille, de son mari…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il est indien, il n’a jamais vraiment été accepté dans la famille. Il en a vécu des choses, un jour qu’il venait avec son fils en Irlande, il a été appréhendé par un policier du coin qui patrouillait dans sa voiture avec son collègue. Certainement son look avec sa grande barbe, son teint basané et ses vêtements ont fait échos dans la tête de l’officier de police…Mieux vaut lui demander ce qu’il fait ici, et vérifier ses papiers.&lt;br /&gt;Sait-on jamais, peut-être a-t-il oublié de vérifier quelque chose, qu’à cela ne tienne, 10m plus loin il le contrôle de nouveau. Rien à faire, le doute persiste, et la situation se répète plusieurs fois. Finalement le père et le fils arrivent dans un petit café, magasin d’appoint. Le père sent bien que sa présence fait tache dans ce décor Irlandais.&lt;br /&gt;La caissière semble gênée, et ne sait trop comment réagir. Rien de spécial ne se passe, cet homme n’est pas un terroriste. Le policier rentre dans le magasin et demande à la caissière si cet homme la gêne…la caissière ne sait pas trop quoi dire, l’homme n’a rien fait de spécial, mais si un policier vient lui demander ça, peut-être est-ce parce qu’il a fait quelque chose de mal. L’homme se lève alors avec son fils et propose alors gentiment à la caissière de quitter le magasin afin de ne plus la déranger, ainsi les deux indiens sortent du magasin dans un souci de paix.&lt;br /&gt;Le policier les suit, et semble enclin à re-goutter aux joies de contrôles de papiers répétés…&lt;br /&gt;L’homme commence à perdre patience, et somme le policier de soit le laisser tranquille puisqu’il n’a rien fait, soit simplement l’embarquer au poste de police une bonne fois pour toute.&lt;br /&gt;Le collègue du policier sort donc pour aider le premier à embarquer l’étranger. Mais ils décident de ne pas prendre l’enfant.&lt;br /&gt;Aberration évidente pour les deux infortunés, sûr de son bon droit, l’enfant réclame à être embarqué avec son père, puisqu’il lui semble qu’il devrait être coupable des mêmes soupçons que son père. Rien n’y fera, le père sera embarqué, mais pas le fils.&lt;br /&gt;Le père se retrouve au poste de police où il doit répondre à toutes sortes de questions. Le policier trouve avec une grande joie un sachet d’herbes dans les affaires de l’étranger, manque de chance il s’agit d’herbes médicinales qui aident à dégager les sinus par infusion.&lt;br /&gt;Que faire de lui ? Aucune raison de le garder en cellule… Rien de plus simple, il suffit d’appeler l’hôpital psychiatrique du coin pour l’envoyer là bas. Et voilà comment l’homme se retrouve en situation d’internés en centre psychiatrique…clamant sa santé mentale saine, il n’est évidement pas pris au sérieux. Quand les médecins lui demandent ce qu’il a exercé comme travail, innocemment l’homme répond la vérité. Il a fondé sa propre entreprise il y a plusieurs années, il a eu des centaines d’employés sous ses ordres, président directeur général d’une entreprise d’agriculture il a décidé de se tourner vers une association dont il est le président qui vient en aide aux pays défavoriser.&lt;br /&gt;FOU ! Cet homme est fou, symptômes évident de mégalomanie aggravée. Cet homme soucieux de sa santé avait fait enlevé quelques veines dans ses jambes pour cause de varices, une telle opération a laissé des traces. Ces traces seront interprétées comme autant de signes de négligence du corps par le patient. FOU ! Cet homme est fou ! Les responsables décident de lui donner des médicaments, chose que le patient refuse de faire. Surtout parce que plus jeune il a eu une maladie spécifique, qui n’a jamais été totalement guérie, et certains médicaments, la plupart d’ailleurs, sont complètement interdits. Pour prouver sa bonne foi, l’homme explique qu’il a été traité dans l’hôpital (dont je ne me souviens plus le nom) en Pays de Galles. Ni une ni deux, le médecin appelle l’hôpital psychiatrique de cette ville. Double erreur, l’hôpital dont notre indien parlait n’était nullement psychiatrique, et surtout l’hôpital contacté a refusé catégoriquement l’ouverture de dossier privé de patient.&lt;br /&gt;Echec total pour notre pauvre homme, qui se retrouve à manger des médicaments contre-indiqués coincé dans un hôpital psychiatrique.&lt;br /&gt;Après plusieurs jours, le fils a réussi à prendre contact avec l’ex femme de son père, mais cette horrible personne profitera de cette occasion inespérée pour enfoncer un peu plus son ex-conjoint, visitant l’hôpital et notifiant les responsables de comportements violents et dangereux de son ex-mari.&lt;br /&gt;Que de misère pour cet homme sans défense. Heureusement il finira par s’en sortir, grâce à l’aide de sa nouvelle compagne, mais cette longue traversée du désert laissera quelques traces puisque les doses régulières de médicaments néfastes ont réduits les capacités physiques de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un extrait de ce roman à rebondissement dans lequel le grand père a participé à la première guerre mondial, il a été le premier « Brown » à s’engager dans l’aviation, il a créer une industrie fructueuse de jouets en bois, a permis à des milliers d’enfants de se passionner pour des plaisirs simples. Des plus humbles jusqu’au enfants de la famille royale.&lt;br /&gt;Lady Diana se souviendrait-elle encore, si elle était vivante, d’avoir acheté ces simples jouets de bois ? Cette success-story d’un indien en Angleterre sera-t-elle un jour romancée ?&lt;br /&gt;Les histoires des personnes avec qui on peut partager nos voyages peuvent être passionnantes, une lecture à haute voix des aventures les plus improbables qu’il soit donné d’exister. Et pourtant on se laisse porter à croire, que dans un coin d’Irlande et une ville Galloise, toute cette histoire est plus que vraie. Le décor, les personnages et les dialogues s’animent au même rythme que le paysage se déroule devant vous, dans le train ou le bus, les minutes deviennent des pages, les heures des chapitres ! Mais tout a une fin. Arrivée à Rennes, fin de l’histoire, chacun reprend sa vie, moi dans mon histoire simple et elle peut-être dans son histoire incroyable.&lt;br /&gt;Avant que l’on se quitte, pourriez vous me dédicacer mon exemplaire ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-4634990618556093617?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/4634990618556093617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=4634990618556093617&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4634990618556093617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4634990618556093617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/parlez-je-vous-lis-trs-bien.html' title='Parlez, je vous lis très bien'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-4797194223663012885</id><published>2007-11-02T02:02:00.000+01:00</published><updated>2007-11-02T02:04:02.848+01:00</updated><title type='text'>L'elfe qui dit tout le temps Truie</title><content type='html'>On a beau être une elfe, appartenir à la race la plus noble qui existe, frôler la perfection au niveau de la beauté et de l’intelligence, chacun a ses défauts…&lt;br /&gt;Cette elfe, si belle, intelligente soit elle, ne peut s’empêcher de dire truie à tout va…&lt;br /&gt;Fille de roi, héritière d’un royaume qui s’étend au-delà de l’horizon, l’elfe souffre de ce mal inconnu jusqu’alors.&lt;br /&gt;En effet, qui a déjà entendu parler d’une elfe qui dit tout le temps truie ? Personne !&lt;br /&gt;On sait fort bien que les nains y sont accoutumés pour appeler leurs femmes, que les humains se prêtent à ce genre de petits surnoms également. Mais une elfe ? Qu’a-t-il bien pu arriver à cette elfe pour qu’elle en arrive là ?&lt;br /&gt;Tout a commencé à sa naissance, parce qu’avant, elle n’existait pas…À sa naissance donc, un être s’est approché de l’enfant, l’air préoccupé. Cet être est un envoyé très spécial de l’association de coordination des vestiges de la civilisation elfe, elle s’occupe en gros de maintenir la civilisation elfe dans un ordre satisfaisant.&lt;br /&gt;Revenons à l’enfant elfe, bien que les elfes soit majoritairement beaux, il s’avère qu’il y a parfois quelques exceptions et que certains soient horriblement laids. C’était le cas de l’enfant elfe.&lt;br /&gt;Fille de roi, héritière d’un royaume qui s’étend au-delà de l’horizon, il était difficile d’imaginer cette enfant à l’avenir glorieux rester aussi moche !&lt;br /&gt;Alors cette étrange créature proposa un accord avec le roi et la reine, il existe un moyen de la rendre jolie, mais il est inévitable qu’une séquelle persiste à cette opération…La magie n’agissant que par équilibre, il y aura forcément compensation !&lt;br /&gt;Pendant la première année de l’enfant elfe, aucune séquelle n’est apparue, le couple régnant s’en félicitait et se trouvaient dans la joie et l’allégresse. Mais la magie n’oublie pas, l’enfant assez vif commença à parler clairement à la fin de sa première année…et quelle fut la surprise pour ses parents lorsqu’elle prononça très distinctement sont premier mot… : « TRUIE ! »&lt;br /&gt;Depuis, l’elfe ne cesse de ponctuer ses phrases avec ce mot qui en plus de désigner un animal peu noble, sonne horriblement moche.&lt;br /&gt;Cette elfe, belle, intelligente, héritière d’un royaume qui s’étend au-delà de l’horizon, est handicapée depuis par ce mal mystérieux dont elle n’a jamais connu l’origine.&lt;br /&gt;Alors que l’elfe a grandi, elle commence à ressentir de plus en plus un malheur et une tristesse grandir en elle. Cet handicap singulier l’empêche de garder ses amis et encore plus de se trouver un bel elfe avec qui partager sa vie !&lt;br /&gt;Déprimée et pâle comme un spectre, ses parents décidèrent de lui expliquer. Ils lui expliquèrent que c’était pour son bien, qu’ils avaient pensé bien faire.&lt;br /&gt;Après mûre réflexion, l’elfe conclus que son mal entraînait hélas exactement les mêmes maux que la laideur. Moqueries, honte, isolation et désolation. Elle partie alors à la recherche de l’étrange créature qui lui avait lancé ce sort…il aurait été facile de la suivre, tant dans son excitation et son nouvel espoir elle lançait des « truie ! ».&lt;br /&gt;Elle arriva alors à cette étrange créature qui, elle l’espérait, trouverai une solution ou tout au moins, la conseillerai.&lt;br /&gt;Après s’être présenté et avoir exposé sa situation, la créature se souvint de cette histoire.&lt;br /&gt;Elle se retira alors dans son étrange demeure pour certainement chercher une solution.&lt;br /&gt;Deux jours et demi plus tard, alors que l’elfe n’avait pas mangé ni bu, l’étrange créature sortie et lui annonça qu’elle avait trouvé la solution. La créature lui tendit une liste d’elfes masculins qui étaient nés moches mais à qui elle avait jeté un sort, tout comme pour cette malheureuse elfe.&lt;br /&gt;Avant de s’en aller, la créature donna un dernier conseil à l’elfe : « Si d’amant sur cette liste point tu ne trouve, ferme ta gueule. »&lt;br /&gt;Nul ne sait ce que devint cette elfe…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-4797194223663012885?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/4797194223663012885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=4797194223663012885&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4797194223663012885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4797194223663012885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/11/lelfe-qui-dit-tout-le-temps-truie.html' title='L&apos;elfe qui dit tout le temps Truie'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3944396993136774735</id><published>2007-09-14T23:26:00.000+01:00</published><updated>2007-09-14T23:31:13.565+01:00</updated><title type='text'>Paru dans la presse 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;De Gérard Ico, journaliste stagiaire dans notre section Sports et Religion&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jeudi 13 septembre s’est tenue à Paris la finale du championnat national de combat inter-mamies. L’événement, s’il n’a guère suscité l’engouement de la nation ou la passion des politiques (bien que Michel Alliot-Marie, ancienne entraîneuse de l’équipe française de CIM, ait déjà voici quelques années franchi la porte du gouvernement, laquelle devrait également s’ouvrir pour Laporte- si bien sûr ce dernier est ouvert à son tour aux propositions du Président. Réjouissons-nous ensemble mes frères de l’ouverture de tant de portes !) a néanmoins attiré une foule nombreuse, agitée, exaltée même à l’idée de voir s’opposer en duels les plus farouches prétendants au titre de Miss Mamie 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour des locaux du Monoprix, rue de Rennes, véritable cœur de la Mamilie (à droite de l’Ovalie sur les cartes) et lieu saint de la religion bobo-aristrocrate parisienne (entre raëlisme et shiisme dans le dictionnaire des religions), les masses confuses de fans s’égaillaient lentement, mais non sans pester, après l’annonce par les services de sécurité que le terrain, déjà plein à craquer, ne pouvait accueillir un supporter de plus. (Le phénomène d’implosion des stades par le supporter surnuméraire est amplement documenté dans l’ouvrage de référence de Jean-Loup Igane « Boire ou choisir, il faut conduire ».)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le match opposait la tenante du titre, Simone-Thérèse de la Motte-Jaycquard, 73 ans pour 54 kilos, à la challenger, Louise Madeleine de la Cartière-Bonsoir, passe le bonjour à Albert, 69 ans pour 60 kilos. Le premier coup est porté par la Motte-Jaycquard, qui fait comprendre sèchement à son adversaire qu’elle ne lui cédera pas sa place dans la queue, quoiqu’elle ait une cinquantaine d’objets à faire passer et son adversaire qu’une seule. La Cartière-Bonsoir, n’étant pas en reste, réplique d’un archaïque mais efficace « O Madame, votre politesse est digne d’un mahométan ». Suit alors cinquante minutes de lutte acharnée entre nos deux vieilles biques- cinquante minutes de joute verbale, parfois égrillarde, grossière et même aux limites de la culture classique ! La crêpe de chignon (à distinguer des crêpes de Chinon-comestibles) finale est remportée par Simone-Thérèse de la Motte-Jaycquard, qui parvient donc à garder son titre pour la troisième année d’affilée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Motte-Jaycquard a repris dès aujourd’hui sa place de tyran des caisses dans les supermarchés du 6ème arrondissement, assistée bien sûr de son terrible chien-moquette Fifi. Prochain rendez-vous le 17 octobre pour le lancement de la coupe du monde de CIM.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3944396993136774735?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3944396993136774735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3944396993136774735&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3944396993136774735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3944396993136774735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/09/paru-dans-la-presse-4.html' title='Paru dans la presse 4'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8122242534528436182</id><published>2007-06-16T11:51:00.001+01:00</published><updated>2007-06-16T11:51:40.271+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Interrogatoire 42 treizième session du sujet 412#-52H – rapporté le 2 janvier 1989 à 00h19 –    professeur K.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professeur K. : A quoi pensez-vous en cet instant ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Avez-vous déjà regardé quelque chose attentivement ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Expliquez-vous.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Et bien…&lt;br /&gt;Professeur K. : Oui ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Je ne sais pas. Ce mur là au fond par exemple. Vous passez devant très souvent n’est-ce pas ? Très très souvent ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien entendu, mais je ne saisis pas.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Avez-vous déjà fixé un point quelconque de ce mur, une fine excavation, une rainure, je ne sais pas quelque chose de ce mur ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Ce que je ne saisis pas, c’est le sens de cette question.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Mais répondez-y.&lt;br /&gt;Professeur K. : Eh bien… Je n’en sais rien.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Voilà ! C’est ça ! Le monde est comme ça, et il l’a certainement toujours été. On vit sans voir… On ne regarde plus les choses réellement. Monde de profiteurs pour une terre profitée.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien, mais qu’est-ce que cela changerait au monde que d’observer avec plus d’attention des détails futiles ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Rien, si ce n’est une sorte de… Une sorte de prise de conscience des choses qui entourent. Une fantaisie toute particulière aussi, une sorte d’attache sur le monde terrestre, et non le monde humain. Car on souffre dans le monde humain, mais si chaleureux, si accueillant reste le monde terrestre… C’est presque comme une ouverture sur l’espoir, une façon de se dire que là, juste sur ces quelques centimètres de matière que tout le monde fréquente sans vraiment voir, il y a un autre univers, quelque chose de simple mais très complexe, quelque chose de calme mais agité aux aléas du monde humain qui profite. On reste là fixé, bien, sans réfléchir, ou justement en réfléchissant trop sur tout ce que cela comporte.&lt;br /&gt;Professeur K. : Et l’âme ? Il n’y a pas d’âme en ses choses…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Il y a quelque chose. Cette symbiose incroyable des choses, des objets, tout ça semble agité d’un souffle de création mystérieux incroyable…&lt;br /&gt;Professeur K. : Je ne crois pas.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Comment alors tant de complexités ? Comment tant de calme étrange, tant de parfaites synchronisations vitales à l’existence humaine. Nous sommes les acteurs d’un décor absolument fantastique.&lt;br /&gt;Professeur K. : C’est possible. Mais les objets n’ont qu’une chose, c’est l’utilité que l’Homme leur porte, rien d’autre. Il est donc inutile de s’attarder sur ce genre de détails. Les objets sont là, utilisons les. Ceux qui ne sont pas là, mais dont le besoin se fait sentir, l’Homme les invente. Et la réflexion s’arrête là.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Acceptation… Aucune reconnaissance au monde, hein ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Je ne sais pas, je ne sais plus. Je n’arrive pas à… A comprendre ce que je pense… Tout est flou dans ma tête vous comprenez ? C’est comme si les choses s’entrechoquaient, sans vraiment envoyer les informations où il faut.&lt;br /&gt;Professeur K. : Je vois. Cela fait longtemps que vous n’avez pas eu de médicaments, c’est certainement dû à ça.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Je ne sais pas, des fois je vous vois flou. Des médicaments vous dites ? Des médicaments… Des… Non ! Pas des médicaments ! Pas le… Le traitement !&lt;br /&gt;Professeur K. : Allons bon, calmez-vous, vous savez ce qu’il se passe sinon. N’ayez crainte tout ce que nous faisons, c’est pour vous aider, vous guérir.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Mais je ne me souviens même plus d’où je viens et pourquoi je suis ici… J’ai l’impression d’oublier, d’être sous l’emprise de produits.&lt;br /&gt;Professeur K. : Ne réfléchissez pas, tout ce que vous dites est déjà très intéressant et… Nous, nous savons ce que vous faites là.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Vous ? Je… Je peux vous faire confiance alors ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien entendu… Nous allons prendre le traitement maintenant…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8122242534528436182?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8122242534528436182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8122242534528436182&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8122242534528436182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8122242534528436182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/06/blog-post_16.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-4708404393188122837</id><published>2007-06-02T13:00:00.000+01:00</published><updated>2007-06-02T13:04:40.282+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Interrogatoire 78-F douzième session du sujet 412#-52H – rapporté le 31 décembre 1988 à 14h12 – professeur K.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professeur K. : Nous nous apprêtons à faire un test psychologique post-traitement. Il y a 15 minutes je vous aie administré un traitement aux bases médicales supérieures que celui de d’habitude, le HP12Z*. Premièrement, sujet 412#-52H, m’entendez-vous ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Noir. Je suis noir dedans, vide, j’ai mal. Je vous en supplie laissez moi, arrêtez tout ça j’ai mal…&lt;br /&gt;Professeur K. : Sujet 412#-52H, me comprenez-vous ? Répondez par oui ou par non.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Monsieur je veux la revoir, elle doit être quelque part là-bas, et seule… J’ai mal. Noir.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien, à priori non. Continuons les tests. Sujet 412#-52H ? Parlez.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Noir. Noir et vide…&lt;br /&gt;Professeur K. : Je vais répéter une phrase deux fois de suite, et vous allez ensuite la prononcer à votre tour. La petite fille joue à la balle devant l’arbre. Je répète. La petite fille joue à la balle devant l’arbre.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Petite fille !! Aaaaah non la petite fille ! Je la sens elle a peur elle souffre s’il vous plait. Seule… Elle pleure, elle l’appelle elle, mais elle ne sait pas. Aaaaah j’ai mal ça ne peut plus durer, j’ai mal. Aaaaaaaah ! Aaaaaaah ! AAAAaaaah !&lt;br /&gt;Professeur K. : Arrêtez calmez-vous ! Arrêtez de vous agiter bon sang !&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Aaaaah ! Vous ne savez rien ! Aaaah !!!&lt;br /&gt;Professeur K. : Vos bras sont sanglés, ainsi que votre buste et vos jambes, cessez donc de vous agiter pour rien, où j’appelle la sécurité, et vous aurez de graves sanctions. Arrêtez ! Arrêtez bon sang.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Non aaaah ! Ma bouche me fait mal, ça aussi ça me fait mal. Pitié, pitié faites quelque chose.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bon, très bien nous allons régler ça immédiatement. Seringue d’extéllium, vous voulez vous agiter hein ? Vous souffrez, n’est-ce pas ? Ce n’est que le début !&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Non pas la piqûre s’il vous plait… Non, noooon !!! Aaaah ! Je vous en supplie, je… j’ai mal… Je… C’est que… Je…&lt;br /&gt;Professeur K. : Voilà, 3 grammes dans le sang, vous allez vite être calmé maintenant. Voilà c’est terminé.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Je… Ah. Tout… J’arrive plus. Quoi ? Je… C’est vous…&lt;br /&gt;Professeur K. : Regardez moi bien dans les yeux sujet 412#-52H, vous ne comprenez plus un seul mot de ce que je vous dit, à cause de ce que je viens de vous injecté. Votre cerveau ne peut plus analysé quoi que ce soit.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Heeeey bioubou ! Gnouboulouktéslop…&lt;br /&gt;Professeur K. : Ecoutez bien, vous ne comprenez pas mais écoutez, au moins pour mon bon plaisir. Vous allez souffrir maintenant, pour plusieurs heures, et ce soir, je reviendrais pour la sanction. Maintenant la session est terminée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-4708404393188122837?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/4708404393188122837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=4708404393188122837&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4708404393188122837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4708404393188122837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/06/blog-post.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-7882691712672239766</id><published>2007-05-24T21:18:00.000+01:00</published><updated>2007-05-24T21:19:05.720+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Interrogatoire 19-[/trex] huitième session du sujet 412#-52H [UNIQUEMENT LA SECONDE PARTIE] – rapporté le 27 décembre 1988 à 4h47 – professeur K.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien dans ce cas continuez.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Il y a eu une période de flou, je ne voyais plus rien et tout semblait danser autour de moi, des milliards d’étincelles jaillissaient de l’ombre et semblaient arrêter leur traits incisifs dans la profondeur même de mes yeux. Je tentais en vain de les fermer, mais rien n’y faisait, inlassablement mes paupières restaient figées. Finalement des vertiges intenses me prirent, et de toute ma masse je plongeais dans des profondeurs infinies, comme tiré par une force invisible, qui me prenait juste sous les aisselles…&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien, hallucinations donc, le subconscient du rêve. Continuez…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Vous prenez des notes de ce que je dis ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien sûr.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : La petite boîte prend déjà ma voix n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Le magnétophone, mais je vous ai maintes fois répété de ne pas vous arrêter à ce genre de détails lors de nos sessions. Je vous prierai donc de continuer…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Je… Oui, monsieur. A un moment les étincelles s’arrêtèrent de danser autour de moi et… Petit à petit la ferme réapparu. L’atmosphère était beaucoup plus lourde vous savez. L’épisode précédent, c’était le matin je pense. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais sûr que cette deuxième vision se déroulait durant la même journée, plus tard, sûrement au milieu de l’après-midi. L’astre du jour crachait sa lumière, serré de près par des nuages noirs menaçants qui emplissaient le ciel de leur nappe brumeuse. J’avais peur, on aurait dit qu’un orage se préparait. Oh oui ! J’avais peur… C’est… Pensez-vous qu’il y aura un jour de l’orage ici ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Calmez-vous.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : De l’orage monsieur ! J’ai eu peur, je ne me suis pas réveillé pourtant. C’est curieux. Mais… En fait, je crois que j’aurais préféré me réveiller.&lt;br /&gt;Professeur K. : Vous voyiez donc de nouveau la plaine aride, et la maison de la jeune femme ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Ah ! Oui. L’atmosphère était plus lourde, un peu humide et pesant, comme avant les grondements déchaînés de la foudre. Et… A ce moment là, un bruit assez violent déchira tout cet ensemble… Mais ! Je voulais vous dire…&lt;br /&gt;Professeur K. : Oui ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Ce bruit. Ce n’était pas l’orage ! Non, en fait, le son venait d’un des pylônes électriques tout près de la maison. Tout en haut, il y avait un vieux haut-parleur fatigué par le temps qui était suspendu assez grossièrement. De sa bouche béante s’échappait un grésillement nasillard, un son aigu, comme une alarme d’alerte ! Et alors, la jeune femme est sortie de la maison en courant, laissant derrière ses cheveux voleter. Un homme la suivait. Il était un peu gros, calme. Il était beaucoup plus vieux aussi, un visage un peu rond et rouge. Des cheveux courts et gris. De profondes rides du sourire. Qu’il n’honorait pas pour l’heure…  Ils sont tous deux aller jusqu’au pylône, et là, l’ont fixé en s’étreignant l’un l’autre, l’air inquiet. Oh, ils s’aimaient plus que tout cela se voyait. Leur visage collé l’un à l’autre, dans une expression toute particulière de grande complicité, ils faisaient un. Il semblait tellement ouvert l’un à l’autre, tout passait par ce regard qu’ils s’échangeaient, cette façon douce et agréable de s’étreindre dans la lumière du jour. De tout cela résultait une symbiose parfaite, aux relents paisibles. C’était beau… L’alarme s’arrêta enfin et une voix grave se fit entendre dans le haut-parleur. Les paroles entrecoupées tombaient abruptement sur le couple qui en buvait le sens en tressaillant. C’était un militaire du recensement qui parlait. L’annonce était brève, mais lourde de conséquence… Je ne me souviens pas des mots exacts, pourtant je les ai entendu ça c’est certain ! Cela disait… Attendez… Cela disait que la guerre était déclarée avec le pays d’à côté depuis quelques heures, et que chaque homme de plus de quinze ans devait se rendre dans les deux heures qui suivaient dans la caserne la plus proche, pour être affecté à l’armée gouvernementale. Les troupes partiraient en campagne. Toute insubordination à cet ordre national serait très durement sanctionné, et cela dans les plus brefs délais. Sur ces mots s’arrêtait le message. Le temps du rêve m’a paru très long à partir de ce moment là. Le couple s’est regardé, la jeune femme s’est mise à pleurer et l’homme l’a serré plus fort dans ses bras. Il n’allait pas partir à la guerre, il y était décidé. Leurs lèvres se joignirent, dans une union parfaite, éternelle. Je ne me souviens plus de ce moment, je crois qu’ils s’embrassaient toujours, mais quand tout redevint clair pour la troisième fois, la nuit était tombée presque.&lt;br /&gt;Professeur K. : Oui, nous en arrivons à peu près à ce que vous m’avez raconté l’autre fois. Continuez je vous prie, jusqu’au moment où vous êtes réveillé.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oui. Il faisait presque tout noir donc, et il me semblait que l’homme et sa femme était toujours devant leur maison. Je ne sais pas ce qu’il faisait… Peut-être bien s’étreignaient-ils toujours. A ce moment là, j’ai eu peur, la tension est montée d’un cran de plus encore. Tout au bout de la longue route qui partait de la maison, des phares pointaient en direction de la ferme. C’était des camions qui arrivaient. Des… Des camions de militaires. Le couple s’échangea encore une série de regards chargés de tristesse, de déception aussi. Très grave. J’avais peur, c’était une scène horrible, et là encore ce rêve affreux ne m’avait mené jusqu’au fondement de son atrocité. Plus les phares se rapprochaient, plus la jeune femme gémissait dans les bras de son mari. Finalement les moteurs cahotants se firent entendre plus pressants, accompagnés de voix de militaires survoltés postés à l’arrière des véhicules. Ils se garèrent en alcôve devant la maison. Les mitraillettes pendaient aux épaules de tous ces soldats qui criaient tous ensemble en descendant des camions, l’air furieux, autoritaire. Ils entourèrent rapidement le couple qui ne bougea pas d’un pouce. L’un d’eux pris la parole, et désignant l’homme, il lui dit avec des mots très durs de le suivre immédiatement. Il ne s’était pas présenté à la caserne et devait aussitôt les accompagner pour rejoindre une compagnie disciplinaire sur le front déjà mis en place. Ce n’était pas discutable. Il répondit qu’il ne les suivrait pas. Le militaire a ergoté, juré, répété son ordre, en disant qu’une telle désobéissance à son pays lui coûterait très cher. Il a regardé sa femme qui pleurait et a dit non. Les soldats le regardaient avec une haine considérable, mais il restait fier de lui-même, fort, il ne chancelait point. Le supérieur a fait un signe aux hommes qui l’accompagnaient. Ils se remirent tous en branle, hurlant de tous les diables. Plusieurs d’entre eux se saisirent de l’homme qui vainement résistait, la jeune femme fut jetée à terre. Le supérieur s’approcha d’elle en dégainant une longue machette, il cracha sur elle, insulta l’homme que les soldats maintenaient. Il attrapa dédaigneusement la longue chevelure de la femme, levant son beau visage vers le sien rempli de haine. Alors, il leva son couteau, et d’un geste désinvolte lui trancha la gorge, juste sous les yeux de l’homme retenu par les militaires qui se débattait pour sauver son amour… Il hurlait de douleur, de pitié, mais rien n’y faisait. Un autre soldat s’approcha de la maison une grenade à la main. Il la dégoupilla et la jeta à travers la porte ouverte. Tous retournèrent aux camions avec l’homme sous bonne escorte, tandis que la maison explosait dans un retentissement infernal. Toute une vie partie en fumée dans les écumes de la folie humaine, juste… Comme ça. Juste pour une guerre… Encore une fois des cœurs déchirés. Mais il est si utile à l’Humanité de clamer les besoins de leurs actes, et les tristes conséquences qu’ils engendraient. Après tout, c’est nécessaire n’est-ce pas ? Mais qui donc s’attardera sur le sourire perdu de la jeune femme, sur sa peau mate qu’on laisse pourrir dans son sang au pied des décombres de sa vie mise à mal ? Et sa chevelure, trempant négligemment dans le flot rouge. Et les larmes, à peine séchés dans ses yeux rouges d’amour désespéré… Qui ? Puisque la guerre est utile… Tous ces prévoyants ont certainement planifié cette reconnaissance de l’âme des victimes, vous ne croyez pas ? Je crois que… Je crois que non. Je me suis réveillé dans les yeux de la jeune femme, où s’était éteinte la flamme de la vie.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien. C’est très intéressant, nous avons bien avancé ce soir. Je pense que cela suffira.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Non laissez moi parler encore un peu, je me sens penser. Je… Tout est brume en moi.&lt;br /&gt;Professeur K. : J’ai dit que cette session s’achève, n’oubliez pas les sanctions. Nous allons passer à un traitement supérieur à présent pour vous guérir…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Non, non je vous en supplie ! Je ne sais pas qui vous êtes, non pitié ! Je ne veux plus souffrir.&lt;br /&gt;Professeur K. : Cette session est terminée, et vous aurez la pire de toutes les sanctions ce soir.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Non !! Arrêtez. Mais qu’aie-je fait ? Pourquoi, je n’ai rien fait ! Non, nooon…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-7882691712672239766?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/7882691712672239766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=7882691712672239766&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7882691712672239766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7882691712672239766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/05/blog-post.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3714136121458852799</id><published>2007-05-09T14:13:00.000+01:00</published><updated>2007-05-09T18:42:00.945+01:00</updated><title type='text'>Newsletter Liberbidurousteinienne [ édition exeptionnelle autorisée par le ministère Liberbidurousteinien ]</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Numéro Exeptionnel de la Newsletter Liberbidurousteinienne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(publication interdite depuis l'article du 14 novembre 2006 de la charte internationale sur la presse pamphletaire, autorisée exeptionnellement par le gouvernement Liberbidurousteinien)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le 9 mai 2007, à Sylvania, propos de Gnouffy Von Gnoufwiller recueillis par Franck Delgado en rapport avec les accusations proférées par l'AFP le 5 mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;" Je serais bref, on m'attend pour de nombreuses entrevues parlementaires. J'ai tenu à m'exprimer dans cette triste affaire seulement à présent pour que la critique se calme, nous connaissons la virulence de ces gens là quand on les pique trop vite au vif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je tiens tout d'abord à remercier la Newsletter Liberbidurousteinienne de me léguer ces quelques lignes pour clarifier ce qui doit l'être aujourd'hui dans les plus brefs délais. Je ne tiens pas à faire état des élucubrations mensongères qu'a proféré en la journée de samedi 5 mai de cette année un certain journal dont je ne citerai pas le nom, et qui ne se prive pas de polémiquer ouvertement sur histoiresbreves.blogspot.com. Je tiens plus longuement à excuser tous les lecteurs de cette grave méprise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Naturellement, moi et ma sublissime bonne foi ne tenons pas à nous libérer aussi simplement des pâles accusations retransmises ici par un certain Anodos. J'avoue au nom de tous les écrivains liberbidurousteiniens et au nom des koalas sibériens (qui n'en ont absolument rien à foutre) que certains des textes publiés récemment sur histoiresbreves sous le pseudonyme gnouffiste étaient parfois un peu long, et la publication était dominée par les gnouffistes, tout cela est vrai. Mais n'allez pas croire que ces textes se donnaient la prétention d'obtenir un monopole quelconque, au contraire, c'était trop attristé de voir la désertion massive des écrivains de ce site que les gnouffistes ont décidé de combler les vides pour que l'opinion publique ne manque pas de textes à lire et critiquer, pour que les milliers de lecteurs qui chaque jour visite histoirsebreves ne soient pas jetés devant un fait accompli : certains ici semblent avoir bien plutôt laisser leur place que de se l'être fait prendre à force de violence par les gnouffistes !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;A propos des dites violences dont on m'a accusé, je vous encourage à prendre au plus vite contact avec le comité principal de sécurité d'histoiresbreves, ainsi que les dirigeants, qui vous confirmeront qu'aucune menace n'a été faite dans les rouages du site internet pour privilégier tel ou tel écrivain !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Mais, sans vouloir bien sûr créer de conflits, car bien entendu je suis très ouvert, très sympathique, et que j'ai déjà pardonné leurs erreurs aux auteurs des accusations, j'ai de fortes raisons de penser que le pamphlet qui m'a été adressé, à moi ainsi qu'à tout un pays, était motivé par une certaine somme d'argent probablement offerte d'un de ces jaseurs à un autre fait du même bois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;En attendant lecteurs, je continuerais à publier pour les plus fidèles, et promet de travailler plus (pour gagner plus), et pour votre occupation de lecteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Et comme on dit au Liberbiduroustein, la baignoire est pleine avant de se renverser, mais il y a des arbres dans la forêt..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3714136121458852799?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3714136121458852799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3714136121458852799&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3714136121458852799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3714136121458852799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/05/newsletter-liberbidurousteinienne.html' title='Newsletter Liberbidurousteinienne [ édition exeptionnelle autorisée par le ministère Liberbidurousteinien ]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1669442048800766371</id><published>2007-05-06T21:08:00.000+01:00</published><updated>2007-05-06T21:14:30.871+01:00</updated><title type='text'>Trouver l'intrus</title><content type='html'>Les deux textes suivants sont des adaptations d'un seul et même poème. L'une d'elles a été rédigée par Van der Houtenberg, écrivain, vous me croirez bien sûr, anglophone; l'autre par l'acteur M. Van Damne. Saurez-vous les distinguer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Version 1:&lt;br /&gt;The dimming blue darkening of the falling sky&lt;br /&gt;The green of once brown and still to come&lt;br /&gt;The arching flight of the fellow fowl&lt;br /&gt;Predicting the brewing storm soon to be unleashed&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The waivering courage of him who says bye&lt;br /&gt;The rebirth of one once too much sought as home&lt;br /&gt;The fright of life-threatening or -bearing growl&lt;br /&gt;Remembering the future as he has it already reached&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Version 2:&lt;br /&gt;La blue vaporeux qui se darken tu vois du ciel qui fall&lt;br /&gt;Le green de trucs une fois brown et encore qui vient&lt;br /&gt;Le vol archingEEE de l'ami faoul&lt;br /&gt;qui prédit le storm qui se prépare et qui bientôt se déleashera&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La courEIge waiveringEE de lui qui dit BYE&lt;br /&gt;le wenaissance d'un truc qu'à une époque on cherchait trop comme un HAOME&lt;br /&gt;La peur du Graoul qui menace ou même tu vois ptet même qui porte la vie&lt;br /&gt;Et y's'souvient du futur qu'il a déjà atteint tu vois&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1669442048800766371?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1669442048800766371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1669442048800766371&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1669442048800766371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1669442048800766371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/05/trouver-lintrus.html' title='Trouver l&apos;intrus'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5236045936154495624</id><published>2007-05-05T22:30:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T22:34:21.377+01:00</updated><title type='text'>Paru dans la presse 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;AFP- Samedi 5 mai&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De notre correspondant à Athènes&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A onze heures ce matin, une foule compacte s’était déjà rassemblée sur la place du Parthénon, à Athènes ; mélange coloré de Grecques de tous horizons venus exprimer leur mécontentement face aux dérives récentes du site &lt;a href="http://histoiresbreves.blogspot.com/"&gt;http://histoiresbreves.blogspot.com&lt;/a&gt;. 150 000 manifestants selon les organisateurs, 50 000 selon la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre leurs revendications, il suffisait de tendre l’oreille et d’écouter le slogan inlassablement scandé par les manifestants : « Gnouffistes dehors ! Vive la liberté d’expression ! ». Derrière ce spectacle certes alarmant de dizaines de milliers de manifestants appelant à la chute d’un parti littéraire- est-ce là la démocratie ?- se cache une réalité encore plus sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers mois, un parti littéraire représentant le mouvement gnouffiste (du nom de leur fondateur, le guru Gnouffy von Gnoufwiller) a subrepticement pris en main toutes les opérations d’écriture du désormais célèbre histoiresbrèves.blogspot.com, véritable plateforme pour les futures fines plumes et perles rares de la littérature grecque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Mme Roya Segopopoulos du quotidien El Mondopopos, les agents gnouffistes auraient progressivement évincé les écrivains des autres mouvements littéraires en submergeant le site de textes bien plus longs que la norme conseillée par le personnel d’édition : « Les textes publiés ne doivent pas dépassé le stade 3. Or, les gnouffistes ont régulièrement et impunément présenté des textes de stade 4. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le journaliste Nicos Sarkopopopoulos du Canard déchaîné, des agents gnouffistes auraient même pris d’assaut le quartier général de la section Europe orientale d’histoiresbrèves, brutalisant le personnel d’édition et assassinant le président exécutif, M. Stéphane Inipopos : « En effet, le problème n’est pas que les textes gnouffistes étaient de stade 4, car cela est faux, Madame, ils étaient de stade 3. Cependant, il est vrai que les gnouffistes ont eu recours à la violence pour prendre directement en charge les opérations d’histoiresbrèves.blogspot.com, violant ainsi les règles fondamentales de notre démocratie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces allégations restent cependant invérifiées, et selon le chef de la police athénienne, M. Ipsos Flicopoulos, « tous les textes gnouffistes, à une exception près, étaient de stade 3, mais la théorie du complot avancée par M. Sarkopopopoulos n’est fondée sur aucune donnée fiable ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gnouffy von Gnoufwiller, interrogé cette semaine sur ces faits, a déclaré : « Lorsqu’on me mît au courant des accusations à mon égard selon lesquelles j’aurais violemment brutalisé le personnel d’une institution littéraire aussi respectable que histoiresbreves.blogspot.com, j’entrai dans une colère saine et justifiée. Je ne peux faire les frais du manque de créativité des autres écrivains. Ce n’est pas parce que les écrivains de mon parti son plus prolifiques que les autres que nous devons être accusés à tort et à travers de tous les maux de la terre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la suite des mouvements populaires massifs, les autorités de régulation devraient rapidement émettre un communiqué pour éclaircir la situation. D’ici là, les gnouffistes gnouffent toujours, à défaut d’un écrivain désirant s’y frotter pour y mettre un peu de concurrence.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5236045936154495624?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5236045936154495624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5236045936154495624&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5236045936154495624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5236045936154495624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/05/paru-dans-la-presse-3.html' title='Paru dans la presse 3'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-7497019691920483129</id><published>2007-05-01T19:56:00.000+01:00</published><updated>2007-05-23T16:37:14.562+01:00</updated><title type='text'>Ne lisez pas !! Cette Histoire Brève est trop longue !!</title><content type='html'>Ecriture d'invention, une nouvelle fantastique, à rendre demain en cours de francais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;- I -&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme posa son mince bagage sur les pavés de la place à demi éclairée, les yeux captivés par l’agitation qui régnait autour de lui. En bouffées spasmodiques, l’effroi montait jusque dans son ventre, aussitôt remplacé par l’émerveillement et une sorte d’euphorie qu’il ne se connaissait point. On lui avait déjà parlé d’elle dans des récits passionnés, de toute sa magnificence dévoilée au jour sous les éclairs divins des cieux, lorsqu’elle se présentait aux admirateurs dans les atours somptueux d’une douce demoiselle emplie d’autant de mystères que d’insondables beautés. Elle semblait être de ces douces femmes qu’on ose ne regarder qu’en coin, tellement éberlué de toute la poésie qui émane de leurs traits, de leur robe ensoleillée. Et depuis de longues années déjà, notre jeune homme se prenait à rêver de tant de poésie réunie là-bas quelque part, derrière les frontières de son pays. Dans son imagination enflammée par les écrivains romantiques dont les ouvrages annotés recouvraient son chevet, il voyait l’absolu, le but de toute vie dans la recherche d’une beauté suprême sur terre. En elle, on pensait, on comprenait. On la lui avait décrite comme la Vie, fourmillant dans ses tempes, chaudes du sang qui y circulait. Et dans ses accueillantes fossettes semblait naître la réconciliation dans l’art du monde, pour l’art de l’Humanité…&lt;br /&gt;Paris.&lt;br /&gt;C’est cette ville fabuleuse dont on ne lui avait conté qu’un piètre échantillon des merveilles qu’elle exhalait. Mais au jour seulement. En cette année de 1831, et dans ses premiers instants d’étranger dans une ville inconnue, le jeune homme restait figé de toute la splendeur qui se montrait à lui, l’âme nue, et le cœur incandescent, devant cette vision de la nuit parisienne. Il suffoquait presque d’intenses émotions, confronté à cette face nouvelle de la ville qu’il avait jusqu’alors ignorée. En effet, de part et d’autre de la rue, s’enchaînaient d’irréelles luminosités et de sombres porches où on devinait les remuements d’innombrables créatures de la nuit. Les lumières troubles se frayaient un passage par les vitres crasseuses des débits de boisson bondés. La nuit, Paris s’enfonçait dans les racines du vice et de la débauche, l’argent du jeu et des femmes faciles dictant alors les lois de ce milieu ingrat, en chaque instant. Ca et là des gens de tout âge déambulaient sous l’emprise de l’alcool aux bras de compagnes d’une nuit, qui riaient avec force de tout, écaillant leur couche protubérante de maquillage. Dans cet univers d’obscénités putrides et de glauques immoralités, notre jeune romantique se sentait transporté dans des illusions dantesques, enflammant son désir d’orgies dégoulinantes de boissons et de femmes. Lui qui avait si longtemps vécu dans le calme et la sérénité familiale, toutes ces questions lui étaient bien étrangères. Certainement qu’en ces instants de la découverte de Paris et gagné par son euphorie grandissante, il ressentait le besoin de laisser s’exprimer les plus sombres de ses sentiments tout au long de cette nuit d’enfer… Se chargeant à nouveau de sa modeste valise, il s’engagea dans une ruelle éclairée par un réverbère mourant, le visage animé d’une expression nouvelle. A mesure qu’il évoluait, il observait chaque vitrine endormie des échoppes et des bazars, et s’arrêta finalement devant « le comptoir des illusions » qui faisait salle comble. Une profonde bouffée de chaleur vint à son visage lorsqu’il ouvrit la porte, les cris et les rires se mêlaient au brouhaha ambiant qui allait se perdre dans les plafonds. Une nappe de fumée flottait à hauteur de tête, si bien qu’on distinguait assez mal les visages dans tout cet air vicié de tabac. La pièce surprenait par sa grandeur qu’on ne pouvait supposer de l’extérieur. Il y avait un grand espace à gauche de la porte où s’amassaient des tables recouvertes de bouteilles vides, et où s’attroupaient en bandes les clients. Par endroits, l’agitation semblait atteindre son paroxysme à cause de jeux de cartes ou de dés. Tout au fond de l’endroit se trouvait une petite scène de planches masquée d’un rideau ocre. Les coulisses donnaient certainement sur une rue annexe, car on ne distinguait point de portes dans la salle. Le jeune homme se délecta des plaisirs du jeu pour ceux de la boisson, et s’approcha d’un pas décidé vers le traditionnel comptoir, juste à droite. Une rangée de coudes occupait presque toute la longueur déjà, mais il finit par trouver un petit espace entre deux hommes. Le premier, de forte carrure, lui tournait le dos, l’autre par contre attira rapidement son attention. Il était relativement grand, vêtu simplement, mais son élégance traduisait une certaine importance. De petits yeux noirs dardaient dans tous les sens des regards furibonds, humectés de boisson, au milieu d’une tête rondelette où s’écrasait un énorme nez surmonté d’une bosse osseuse. Des cheveux filasse et trempés de transpiration tombaient sur des joues rebondies. Quant à l’extrémité de la face rougeaude, un double menton tombait sous des lèvres ratatinées pour aller se perdre dans un large cou. Dès le premier abord, on sentait chez lui une profonde maîtrise de soi, une parfaite connaissance du monde et de ses instances. On sentait qu’il n’était pas là par hasard, que son pauvre vêtement ne représentait pas véritablement sa personnalité ou son statut social. Car il n’y a que deux choses en ce monde qui confèrent cette sorte de respect, c’est l’argent et les fréquentations. Insidieusement, le jeune homme calcula qu’il avait certainement devant lui le meilleur guide qui soit pour découvrir Paris. Il s’approcha timidement ne sachant trop que dire. Mais il n’eut pas besoin de cette formalité.&lt;br /&gt;« Tu veux boire, l’étranger ? demanda sans détours l’inconnu. »&lt;br /&gt;Il répondit par un rapide hochement de tête et s’installa en face de l’homme.&lt;br /&gt;« Deux verres de plus pour mon ami ! La nuit sera longue. Oh oui je le crains, les festivités mondaines du bas peuple attirent en ces lieux de bien belles choses. Lança-t-il à l’adresse d’un groupe de femmes un peu plus loin. Comment t’appelles-tu, toi et ton bagage ? Et d’où viens-tu donc, par une pareille nuit ?&lt;br /&gt;- Je suis Karl Strawbach, en visite à Paris tant que ma bourse me le permettra, et si possible pour découvrir et apprendre l’art français, car je suis peintre.&lt;br /&gt;- Que diable ! Que diable me dis-tu là, simple d’esprit ! Etudier l’art ? Il n’y a en France à découvrir que le vin ! beugla l’homme pour toute réponse.&lt;br /&gt;- Soit, mais je n’en connais que la réputation.&lt;br /&gt;- Qu'à cela ne tienne ! Bois ceci. Et laisse moi le temps de vider mon verre avant de répéter à nouveau ton nom, et celui du pays où ta chère maman t’as mise au monde. Répondit-il joyeusement. Tu excuseras mon impolitesse, mais il semble qu’à pareille heure, avec de pareilles vinasses, je ne sois plus en mesure de penser. »&lt;br /&gt;Karl but son verre d’un trait et sourit à son tour à l’ivresse de son interlocuteur. L’alcool pénétra lentement dans sa gorge, un vin râpeux qui lui brûla la langue. La fatigue du long voyage s’envola dans le fond de son verre, et le liquide raviva en un rien de temps la douce flamme qui perdurait dans ses yeux bleus. En quelques mots il ajouta qu’il venait de Norvège, d'une petite ville près d’Oslo où il avait passé la majeure partie de sa vie.&lt;br /&gt;« Bien, jeune homme ! Quant à moi on m’appelle Jean Baptiste Sigognet, rappelle-t-en à l’avenir, ici mon nom peut te servir. Je suis acteur. Il avala une rasade d’alcool et enchaîna : Le monde du spectacle très cher, voilà quelque chose de sensationnel. Les sensations de l’image et du papier ne valent rien comparées à la réalité, à la recherche vraie des mouvements dans l’espace, aux sentiments que délivrent le corps sur la scène. On n’a jamais touché la foule en liesse que depuis la scène, quant à tes tableaux, tu apprendras bien vite que ce n’est que du baratin d’intellectuels. Les corps mouvants sous la chaleur des lumières peuvent seuls animer les aspects les plus sombres et les plus beaux de la vie ! »&lt;br /&gt;Comme pour illustrer ses propos éclairés sur l’art et ses modalités, aussitôt qu’il eut prononcé le dernier son de sa phrase, une agitation affairée se fit entendre près de la petite scène de planches, au fond de la salle. Il semblait qu’un spectacle se préparait pour les joyeux fêtards. Toutes les têtes se tournèrent vers le rideau ocre qui s’agitait par endroit. Les petits yeux noirs du compagnon de Karl ne ratèrent rien de la scène et brillèrent d’un éclat nouveau…&lt;br /&gt;« La voilà qui arrive ! dit-il avec un sourire complice. »&lt;br /&gt;Karl qui ne comprenait pas regarda plus attentivement la scène, se demandant avec une curiosité toute particulière ce qui allait bien pouvoir sortir de ce rideau mystérieux. Jean-Baptiste tourna tout à fait son tabouret vers la scène, ne s’occupant plus du jeune Karl, trop attiré par le point central de l'attention, au fond de la salle.&lt;br /&gt;Effectivement, une silhouette était apparue, hésitante, derrière le rideau, côté jardin. Karl écarquilla les yeux pour mieux apercevoir ce singulier personnage. C’était une jeune femme. Elle était habillée d’une robe blanche qui encadrait parfaitement sa fine taille, et qui finissait vers le bas en légers volants de tissus presque transparents. Plus bas encore, de magnifiques jambes surmontaient deux petites ballerines de cette même couleur immaculée. Elle avança à pas lents vers le centre de la scène, et enfin il put la voir enfin sous la clarté des bougies. C’était un ange. Véritablement. C’était un ange descendu de son ciel dans les limbes de l’enfer, ici bas. Karl resta littéralement bouche bée, figé. Pas le moindre de ses membres n’esquissa un mouvement, et dans ces instants de béatitude complète, le sang aurait pu s’arrêter de couler dans ses veines qu’il n’aurait pas senti la mort. Cet être faisait luminaire dans la sombre pièce, l’innocence et la pureté semblait flotter autour de cette merveilleuse vision de l’universelle beauté. Ces mains croisées sur son sein, le teint frais de son visage aux traits parfaits sur ces deux épaules nues et nacrées, toutes ces choses et bien d’autres encore s’imprimèrent instantanément à l’encre de l’âme sur le cœur du jeune homme, subjugué.&lt;br /&gt;Une lente musique s’éleva alors depuis les ombres derrière elle, et la danseuse commença avec solennité à se mouvoir sur les planches. Un joli sourire éclairait son visage légèrement penché, rayonnant. Plus un son ne se faisait entendre du public suspendu aux majestueuses enjambées de la nymphe. Les esprits les plus soumis aux virulences de l’alcool même se turent, et pas une carte ne tomba, pas un dés ne fut lancé pendant ces quelques minutes de recueillement divin. Les notes qui sortaient des profondeurs dictaient avec une exactitude toute en prouesse les pas de danse, tandis que les jambes de la danseuse virevoltaient avec passion dans les airs. Et à chaque nouveau déplacement, chaque regard plongeant que la jeune fille jetait au public, Karl Strawbach se sentait partir jusqu’au septième ciel, agité par des sentiments plus forts encore que ceux qu’il avait éprouvés lors de son arrivée dans la capitale française. Son cœur chavirait au gré des tensions que provoquait la superbe danseuse qui évoluait à quelques mètres de lui. Parmi la vague d’amour, de passion et de désir qui noyait son âme, une question l’assailli. A quoi bon se contenter de plaisirs futiles et éphémères dans un monde d’hommes noyés dans des ersatz de sentiments, quand quelque part existait un coin de vie au milieu des nuages immaculés de l’amour, à bien des lieues spirituelles d’un monde trop humain, là où s’enracinait la pureté éternelle ? Car cette femme en était bien la représentation vivante, et il n’imaginait plus la vie sans elle, ayant déjà son image gravée dans la tête. Ses yeux épousaient encore le frêle corps de la déesse, et, de pair, sa pensée ne se consacrait qu’à elle, lorsque enfin arriva le dernier accord de la musique, et que la fille disparut dans une dernière pirouette derrière le rideau qui se refermait déjà.&lt;br /&gt;Encore abasourdis, les clients du bar ne prononcèrent aucune syllabe pendant quelques secondes, jusqu’à ce qu’une maîtresse bien en chair éclatât de rire en levant son verre. Ce fut là le signal pour que les festivités reprennent. Et en un rien de temps, les pichets de vin étaient à nouveau remplis, le brouhaha incessant. Il n’est de plus tristes afflictions que l’alcool qui brûla toujours bien plus de cœurs que de foies, mais le monde va toujours en sa triste compagnie, déjà les âmes sensibles de ces braves gens s’étaient rendormies de leurs émois…&lt;br /&gt;Karl, quant à lui, était toujours dans une transe contemplative, le regard dans le vague dirigé vers la scène que venait de quitter l’objet de ses rêves. Ce fut Sigognet qui l’en sortit avec une tape amicale sur l’épaule.&lt;br /&gt;« Eh bien mon garçon ! Joli bout de femme n’est-ce pas ? dit-il en lui tendant une autre coupe remplie. »&lt;br /&gt;Strawbach tourna la tête vivement vers Jean-Baptiste Sigognet, presque en sursautant. Comme pour exorciser ce qui occupait toujours autant son esprit, il but le verre d’un trait, et pris à pleine main le pichet posé près d’eux pour le porter à ses lèvres. Du vin dégoulina en petites cataractes le long des fines rides autour de sa bouche, arrosant fortement du liquide rougeâtre son vêtement. Sa pomme d’Adam effectuait des allers et retours le long de son cou décharné tandis qu’il buvait l’amère boisson avec un entrain tout particulier. Il déglutit enfin, jetant à terre le pichet vide, imbibé.&lt;br /&gt;« Jeune étranger, te voilà déjà bien formé aux plaisirs de Paris ! Rugit Jean-Baptiste.&lt;br /&gt;- Monsieur Sigognet, commença-t-il après avoir repris sa respiration. Croyez-vous en l’amour éternel et ses passions meurtrières autant qu’en le pouvoir sensationnel de votre art du spectacle ?&lt;br /&gt;- Que me chantes-tu là, drôle !&lt;br /&gt;- Je veux la revoir, je la veux à l’instant. Je… Il avala difficilement mais parvint à finir finalement d’une traite : Je l’aime ! Avez-vous vu ce corps autant que moi ? Avez-vous vu cette âme qui s’exprimait pour nous ? Je ne peux plus en croire mes yeux. Dès que mes paupières se ferment, c’est elle que je vois maintenant. Je veux la voir. Connaissez-vous l’amour véritable quand il vous déchire le cœur au détour du chemin de la vie ?&lt;br /&gt;- Oh oh ! Que d’éloges pour notre amie. Répondit l’autre, amusé. Serait-ce donc pour l’amour que tu bois tant ce soir ?&lt;br /&gt;- Tu la connais donc ! Oh, par le ciel, montre-la moi. Dis moi au moins son nom, qu’il alimente lui aussi mon âme de douces consonances. Je t’en prie, je t’en supplie au nom de ma vie, fais moi la voir si tu la connais. Montre-la moi enfin, avant que je ne sois contraint de me tuer ! Cria Karl, fou de désir.&lt;br /&gt;- Mon dieu ! Mais, par ce ciel par lequel tu jures, tu l’aimes en effet de toute la force de ta pensée, c’est vrai, comprit Jean-Baptiste, semblant retrouver un peu de lucidité. Eh oui bien sûr, je connais cette créature qui te torture déjà, comme je connais bien des gens dans cette ville. Mais connaître n’est pas côtoyer avec aisance ! Il m’est impossible de te la présenter aussi facilement que tu l’espérerais mon pauvre ami…&lt;br /&gt;- Aaaaah non, je ne peux supporter de telles paroles, murmura le jeune homme dans un souffle inquiétant. Laisse moi mourir alors à l’instant de mes passions illusoires…&lt;br /&gt;- Attends ! Serais-tu donc ivre, ivre d’on ne sait quel pouvoir qui dévasterait l’esprit d’un homme, à la force même des passions négatives qu’emplissent parfois les cœurs allégrement poètes de jeunes hommes vivant aux vents incertains de leur au-delà de fortune ? Calme-toi donc ! Ordonna-t-il. »&lt;br /&gt;Jean-Baptiste promit au jeune homme qu’il tenterait de le présenter à elle, mais qu’il ne pouvait être sûr de rien. Il n’avait rencontré l’artiste que très rarement auparavant. De plus la critique affirmait que si par le passé elle avait été adulée dans tous les cafés parisiens pour son jeu de scène sublime, aujourd’hui elle ne sortait plus de son lit que pour faire quelques représentations sur des scènes miteuses. Il courait aussi des bruits affreux, selon lesquels elle faisait une grave dépression, elle buvait plus que de raison, et était en soin, surveillée par un médecin. Elle s’appelait Fanny Eissler.&lt;br /&gt;Dans le bruit de la salle, Karl buvait les paroles de son ami sans rien dire. Il s’attristait presque, se prenant à imaginer cette femme magnifique, qui dansait avec toute la puissance et la hardiesse de son corps tout à l’heure, allongée souffrante dans un lit. Il effaça cette vision négative des synapses de ses neurones pour ne garder que les yeux hypnotisants de Fanny.&lt;br /&gt;Dans de telles conditions, Sigognet ne lui offrit qu’une possibilité, il ferait passé un mot de la part du jeune homme à la danseuse, et si elle le désirait, elle y répondrait…&lt;br /&gt;« Ce soir ! clama Karl.&lt;br /&gt;- Jamais, dans l’état où tu es. Pour cette nuit, cela suffira. J’ai encore beaucoup de choses à faire cette nuit, quant à toi, jeune homme, la fatigue et l’alcool tirent tes mirettes en d’horribles formes, tes paupières sont noircies. Je vais t’indiquer une adresse où dormir, si tu tiens encore debout. »&lt;br /&gt;Il avait en effet du mal à rester assis convenablement. « Laisse moi vite un mot pour ta dulcinée, pauvre fou. ». Il prit de quoi écrire dans les pans de son manteau, et après avoir trouvé un morceau de papier assez large, il y inscrivit ces mots avec maladresse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Admirable fée de la nuit&lt;br /&gt;Je vous ai vu, je ne vous quitte plus&lt;br /&gt;Et déjà mon âme erre, transie&lt;br /&gt;De n'être pour vous qu'un inconnu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô, magnifique beauté&lt;br /&gt;Je vous supplie, rien qu'un instant&lt;br /&gt;De me laisser une dernière fois vous aimer&lt;br /&gt;Et vous graver en moi pour 2000 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce soir mon coeur s'est envolé&lt;br /&gt;Il ne tient plus qu'a vous de le ramener...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vers s’alignèrent sans rechigner sur le feuillet. Ils sonnaient dans sa tête comme de douces phrases d’éperdu amoureux. Il se remémorait en fait quelques lignes du poème à la fée d’Ivan Wilhem. Il signa sobrement de son prénom et tendit le document froissé à Jean-Baptiste.&lt;br /&gt;En un instant, les deux compères furent à nouveau dans la fraîcheur de la ruelle. Sigognet, plus habitué assurément, aidait Karl à marcher jusqu’à une voiture qui attendait dans la nuit noire, non loin de là. Après s’être assuré que le jeune Strawbach était bien installé, Sigognet lança une adresse au cocher et s’éloigna.&lt;br /&gt;Pendant ce temps là, dans les yeux du jeune homme, les rues de Paris défilaient à mesure que roulait la calèche, et il s’assoupit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- II -&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De chaleureux rayons de soleil matinaux se faufilaient à travers les maigres rideaux de la chambre, et venaient esquisser leur pâle lumière sur les épars objets étendus au sol. Le bagage du jeune voyageur était largement ouvert et ressemblait à un sac de jute. Son contenu était répandu par terre. On pouvait y voir pêle-mêle des pinceaux, des toiles roulées, une palette, quelques livres de diverses couleurs, ce qui ressemblait à un chevalet en pièces détachées, et encore bien d’autres outils dont seuls les peintres pouvaient connaître tous les noms. Cet assemblage hétéroclite jouait une étrange peinture d’ombres et de nappes de lumière avec l’astre du jour, juste au milieu de la petite chambre. Elle était relativement rectangulaire et dénuée de tout autre ameublement qu’un lit et une commode à la solidité douteuse. Vous vous imaginez bien que cette dernière ne prendra pas une place importante dans la suite de ce récit, bien que l’histoire du dit meuble cabossé nous aurait très certainement amené à des considérations intellectuelles très exaltantes, mais c’est bien plutôt du côté du lit qu’il faut se tourner maintenant. En effet la luminosité grandissante achevait d’y réveiller Karl Strawbach, chaudement emmitouflé dans les couvertures.&lt;br /&gt;Il s’aperçut bien rapidement des effets secondaires de la soirée qu’il avait passé, et l’idée d’avoir rêvé ses premiers instants à Paris disparut aussitôt que les premières salves spasmodiques d’un dangereux mal de crâne l’assaillirent en douleurs acérées. Il songeait alors rester au lit jusqu’à ce que la faim, la soif et la douleur ne l’emporte dans les limbes de la mort, mais l’image de Fanny Eissler dansant sur son air d’outre-tombe le ramena totalement à la vie. Enfin, après le sourire satisfait de l’amoureux espérant, il se redressa de sa couche, parfaitement réveillé.&lt;br /&gt;Au même instant, un carré de papier de la longueur d’un livre glissa dans la fente sous la porte qui fermait la chambre, à quelques mètres du lit. Probablement le messager pensait-il que le destinataire dormait encore, car Karl n’entendit pas un bruit derrière la porte. Aussitôt le feuillet déposé, le personnage en charge de la livraison avait dû tourner les talons, estimant là son devoir rempli. Toujours est-il que Karl ne s’attarda pas à de telles perspectives et se jeta de son lit pour se hâter d’en lire le contenu. Il empoigna fébrilement le papier et lut les trois lignes couchées là dans une écriture italique très soignée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Votre poème m’a véritablement touchée. Si vous le voulez réellement, passez me voir. 14 rue des Fauvettes. Fanny. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Une joie indicible s’empara du jeune homme qui en quelques instants s’habilla de sa meilleure chemise, pour courir au logis de la bien-aimée. Sans même jeter un regard en arrière sur sa chambre parisienne, ni même sur sa commode cabossée, il partit en hâte.&lt;br /&gt;La rue des Fauvettes était une très longue allée tout à fait à l’ouest de Paris, comme le lui avait indiqué un passant. Elle s’étendait sur près de cinq cents mètres et comprenait deux rangées de maisons de taille relativement appréciable. Le 14 était un pavillon cossu de deux étages, au milieu d’un vert jardin d’arbres luxuriants.&lt;br /&gt;En un instant il fut introduit par une servante dans la chambre de Fanny Eissler. Elle se trouvait au rez-de-chaussée, vers l’arrière du bâtiment, il fallait parcourir pour y parvenir un long vestibule sobrement décoré, puis un large salon ouvert sur de vastes fenêtres qui arrosaient toute la salle d’une grande lumière. Enfin, la chambre. Un lit trônait au centre de la pièce, sous un volumineux lustre. Les draps semblaient être propres, mais leurs plis montraient qu’il y avait un certain temps qu’ils n’avaient été changés. La danseuse était couchée là, un faible sourire aux lèvres à la vue de son visiteur. Elle était fatiguée, et bien moins vaillante que la veille. Ils échangèrent quelques regards puis elle s’exprima en ses mots :&lt;br /&gt;« C’est donc vous qui m’avez laissé ces mots d’amour hier ? »&lt;br /&gt;- Je… Lorsque je vous ai vu mademoiselle, je ne pouvais plus penser à autre chose qu’à vous. Et si aujourd’hui je suis ici, et si aujourd’hui je suis venu jusqu’au pied de votre lit, c’est pour… Pour vous dire que je vous suis tout dévoué, car je vous aime. »&lt;br /&gt;Sa douce voix de cristal laissa échapper un éclat de rire.&lt;br /&gt;« Vous êtes bien gentil, monsieur. Et vous avez le mérite de la franchise, dit-elle avec fraîcheur. Certainement vous m’aimez. En tout cas, vous me plaisez. Cela faisait si longtemps que l’on ne m’avait dit de telles choses… »&lt;br /&gt;Sur ces derniers mots, elle baissa les yeux, comme prise d’une profonde mélancolie soudaine, à la mémoire de souvenirs difficiles. Mais la voix de Karl lui fit redresser la tête, qu’elle avait très belle, le jeune homme pouvait désormais en juger.&lt;br /&gt;« Ces choses, je vous les ait dites parce que je les pense au plus profond de mon cœur. Et mon âme voudrait vous exprimer tellement plus que je suis tout remué de toutes les larmes d’amour qui se déversent en moi. Combien me faudrait-il encore de milliers d’années pour vous répéter maintes et maintes fois mon amour pour vous, dans toutes les langues que notre père céleste a créer, dans toutes les expressions que l’homme sut inventer, jusqu’à cette journée. »&lt;br /&gt;Le flot de paroles se déversait sans pause de la bouche de Karl, qui ne détachait plus ses yeux de la danseuse resplendissante. Même sans maquillage, elle était belle. Il était toujours debout face à elle, sous le lustre. Dans la continuité de ses paroles il ajouta :&lt;br /&gt;« Mais je n’y pense plus, car nous avons l’éternité pour que je vous avoue toutes mes pensées pour vous.&lt;br /&gt;- Ah tendre amoureux ! L’interrompit Fanny gravement. Tout ce que vous dites là est si attendrissant, si mignon que cela raisonne comme un souffle de vie dans mon cœur délaissé, et j’aimerais moi aussi pouvoir aimer avec tant de passion. Mais malheureusement, l’éternité n’est plus pour moi qu’une fade expression, quand je vais mourir dans quelques mois sans même connaître votre nom. »&lt;br /&gt;Pantois, Karl la regarda fixement, la bouche tremblante. Comme il restait toujours interdit par la triste nouvelle après un temps qui parut bien long à la danseuse, elle se senti l’obligation d’être plus explicite. Elle avait fait plusieurs malaises lors de ces derniers mois, elle se sentait perpétuellement fatiguée et déçue de sa vie scénique. Elle avait même sombré dans l’alcool, sous la pression des critiques qui chaque soir la rabaissaient. Quelques temps de ce régime l’avaient tout à fait épuisée, et depuis plusieurs semaines elle passait ses journées au lit, visitée très régulièrement par son médecin. Ce dernier lui avait conseillé l’inactivité totale pour ce mal inconnu qui achevait de la détruire, mais, n’ayant plus que quelques mois à vivre, elle avait pris la décision de danser jusqu’à la dernière heure…&lt;br /&gt;Karl écouta le dramatique récit de la vie de sa danseuse. Lorsqu’elle eut enfin fini, ils restèrent tous deux dans un silence de mort pendant quelques instants. C’est le jeune Strawbach qui rompit le silence.&lt;br /&gt;En quelques phrases passionnées, il promit à la frêle danseuse qu’il resterait toujours à son chevet, qu’il viendrait la voir chaque jour. Il dit encore que si la Mort décidait un jour de l’emporter, elle, à cause de son mal inconnu, alors d’ici là, il l’aimerait, et qu’il fallait vivre.&lt;br /&gt;Elle sourit finalement, et ils changèrent de sujet de conversation. Au moment de s’en aller de chez elle, en début de soirée, Karl Strawbach eut une idée : pour immortaliser ce visage dont il ne pouvait plus se séparer même dans les plus lointains de ses songes, il peindrait Fanny sur une grande toile, telle qu’elle lui était apparue au « comptoir des illusions ». Ainsi pour toujours, quand bien même elle ne serait plus là, il penserait à elle…&lt;br /&gt;Les jours suivants, Karl vint régulièrement comme il l’avait dit au chevet de la danseuse. Il se rendait également à chacune de ses représentations pour la voir danser. Le jeune homme en oubliait totalement son but initial de visiter Paris, mais cela n’était plus pour lui à l’ordre du jour. Chaque journée que Dieu faisait, il la passait au pied du lit de sa nymphe, et chaque nuit, lorsqu’il s’étendait sur la couche de sa petite chambre, il rêvait de ses traits fins jusqu’au matin.&lt;br /&gt;Pendant ce temps là naissait la reproduction de cette femme magnifique sur la toile du peintre. Il emportait chaque jour avec lui feuilles et crayons afin de faire des croquis de la jeune femme et il travaillait le soir de longues heures durant, s’acharnant avec les couleurs de sa palette. Il se sentait d’autant plus encouragé qu’au bout de quelques-unes de ses visites, Fanny Eissler lui avoua qu’elle en était certaine maintenant, elle l’aimait elle aussi. « Comme tu t’es offert à la pauvre femme que je suis par ton amour, ce matin moi aussi je suis à toi » murmurait-elle à son amant. Parfois, Karl croisait le médecin de la jeune femme qui lui parlait avec pessimisme de l’état de la jeune femme, qui s’aggravait. Le peintre réprimait alors ses pleurs et préférait aller embrasser son amour, plutôt qu’enliser son cœur dans les racines de la tristesse.&lt;br /&gt;En effet, si dans les débuts de leur amour, la danseuse semblait retrouver des couleurs de jour en jour, dans les bras de Karl, depuis quelques temps elle perdait toute force. Bien souvent, ce dernier la trouvait lassée et en pleurs, parfois même elle le repoussa, lui et ses dessins. Elle disait : « M’aimes-tu vraiment ? Tu ne me parles plus que pour dire « tourne un peu la tête vers la gauche », ou « détache tes cheveux ». On dirait qu’il n’y a en moi que les croquis qui t’importent, tandis que je tente d’entretenir nos conversations… ». Karl, lui, ne comprenait pas cette déception qu’elle avait. Il semblait bien loin de la réalité, trop torturé à l’idée qu’un jour, elle disparaîtrait, elle qu’il aimait plus que jamais. Alors il se réfugiait dans le travail, et peignait la déesse parfois jusqu’aux premières heures du jour, pour en oublier son angoisse.&lt;br /&gt;Un soir enfin, après près de quatre mois de travail acharné, elle était là. Là, en face du peintre qui put poser son pinceau pour l’admirer. Les traits étaient parfaits, chaque forme, il l'avait étudiée, taillée sur ses centaines de croquis. C’était elle. Il n’y manquait que la vie, à souffler entre ses lèvres minces. Son tableau était terminé. Il lui semblait qu’elle le regardait, debout dans sa robe, prête à recommencer pour lui sa chorégraphie. Le dernier coup de pinceau était apposé, le peintre épuisé. A mesure qu’il détaillait sa toile, il se remémorait chaque instant du premier regard qu’il avait eu pour elle.&lt;br /&gt;Cela faisait trois jours qu’il n’était pas allé voir Fanny, trop absorbé par l’achèvement de son œuvre. Demain il irait lui annoncer qu’il avait terminé, demain il irait la voir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- III -&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Elle est morte hier, tard dans la soirée. Je suis désolé. »&lt;br /&gt;Morte. Cinq lettres incandescentes qui s’entrechoquaient dans la tête de Karl, brûlant les neurones sur leur passage, consumant chacune de ses tristes pensées avant qu’elles ne soient formées. Douleur indicible. Elle était morte. Morte dans la soirée. Il tentait désespérément d’imaginer la scène dans sa tête, il la voyait souffrante puis morte. Alors que lui, dans la moite chaleur de sa chambre transformée en atelier, il donnait le dernier coup de pinceau à sa toile. Il avait donné l’ultime touche de couleur à la vision factice, pour que l’être de la réalité s’échappe de ce monde. Doutes… La souffrance et l’incompréhension le frappaient comme mille lames, perçant son cœur de malheur, glaçant le sang dans ses veines.&lt;br /&gt;« Je suis désolé. J’étais venu faire la visite habituelle, lorsqu’elle est tombée dans une terrible fièvre. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour la soulager, mais elle délirait, continuait le médecin d’un ton morne, dénué d’expression. Elle a déliré pendant plus d’une heure. Tantôt elle prononçait des phrases inintelligibles, tantôt je saisissais quelques bribes. Elle était pris de spasmes très douloureux et souffrait atrocement.&lt;br /&gt;- A quelle heure est-elle morte ? Cria Karl, interrompant le médecin pour assouvir ses doutes.&lt;br /&gt;- Pardon je… A quelle heure ? Minuit exactement lorsque j’ai regardé ma montre. Tout à coup elle s’est figée, s’accrochant à mon bras, comme si elle était en transe, et puis… Elle a murmuré « il a fini. », et elle morte. C’est terrible. »&lt;br /&gt;L’ultime coup de pinceau. Karl chancela et laissa échapper un cri bestial.&lt;br /&gt;« Elle délirait complètement à cause de la fièvre, vous savez, elle était dans un état… Méconnaissable. Au départ je comprenais un ou deux mots par-ci par-là, je crois bien qu’elle a parlé de vous. Et finalement j’ai senti que c’était la fin, elle marmonnait des phrases que je ne comprenais plus sur des sujets complètement aberrants, elle a même chantonné un air qui parlait de castors… C’était sinistre, elle avait perdu la tête. Et puis, « il a fini », et… »&lt;br /&gt;Inlassablement, le médecin troublé et horrifié continuait le macabre récit de la fin de Fanny Eissler. Mais déjà, Karl n’écoutait plus. Lui aussi, il semblait perdre le contrôle de ses fonctions cognitives, il partait. Il se sentait voler loin de tout, l’esprit léger, mais alourdi par le poids de la mort et de la crainte, de l’indicible horreur et de l’irrémédiable tristesse… Il quitta la maison endeuillée les yeux remplis de larmes, et sans trop comprendre ce qu’il faisait, il déambula à travers les rues. Il était physiquement là, mais psychologiquement, il ne ressentait plus rien et ne voyait pas ce qui se passait autour de lui.&lt;br /&gt;Sans trop savoir comment, sa course erratique le mena jusqu’en son logis, au pied même de la représentation de la danseuse. La lumière tamisée éclairait faiblement la pièce, et quelques rayons de soleil tombaient sur le tableau, vers le bas. Karl fixa difficilement le tableau et éclata en sanglots. Au même instant, un violent coup de tonnerre résonna dans toute la maison, accompagnant sinistrement les cris du jeune homme. On aurait dit qu’en l’espace d’une seconde, le jour avait fait place à la nuit, le beau temps à la foudre. La pièce prenait désormais des teintes de plus en plus inquiétantes, et tout semblait trembler sous la force de l’orage, sous le ruissellement d’une pluie diluvienne. Le tableau n’avait plus de couleurs, ou peut-être même n’en avait-il jamais eu. Prostré dans sa folie, Karl embrassait sans cesse les pieds de la toile, trempant de ses larmes la peinture.&lt;br /&gt;Une détonation plus forte encore que les précédentes déchira le ciel embrumé de la place, et le vent rugit à travers la fenêtre de la chambre, glaçant le corps brûlant du jeune homme qui tomba à la renverse sous la puissance déferlante de ce souffle moribond. Et tandis qu’il relevait la tête, il fut pris d’horreur. La jeune danseuse le regardait plus intensément que jamais, mais ses yeux étaient sans vie. Elle tendait dans l’air l’une de ses ballerines, et si la moitié de son corps restait encore immergé dans les couleurs de la toile, l’autre moitié était maintenant bien réelle, dans la chambre. Karl sursauta de peur à cette vue, mais luttant contre ses appréhensions, son corps s’élança vers cette étrange hallucination. Elle avait toujours ses deux mains croisées sur le sein, et sa face s’animait d’un petit sourire.&lt;br /&gt;C’est alors que des tréfonds de l’ombre s’ajoutèrent à ces sombres sons la lente et mélancolique mélodie sur laquelle Fanny Eissler avait dansé le premier soir de leur rencontre. Les notes criardes emplirent l’endroit, et la danseuse acheva complètement de sortir du tableau. Elle entama alors en rythme la chorégraphie, tournant et retournant encore sur elle-même, lançant ses bras dans l’atroce logique de la musique. Et au fur et à mesure qu’elle se déplaçait dans la pièce, elle devenait plus pâle et plus lente, et la mélodie sombrait dans la dissonance la plus totale… Un éclair de la foudre jeta à nouveau une lumière blanche sur la scène, et la danseuse fut prise d’un grand éclat de rire maléfique. Elle ressemblait à un cadavre ambulant, sa peau devenait poisseuse de décomposition au fil des mesures de l’ultime danse.&lt;br /&gt;Karl pleurait, et sa voix se perdait en gémissements indistincts.&lt;br /&gt;« C’est toi qui m’a tué ! Rugit la danseuse d’une voix grave qu’on ne lui connaissait point. Tu m’as peinte, plus que tu m’as aimée ! C’est toi et ton maudit tableau qui m’avez pris ma vie… »&lt;br /&gt;Elle tournoyait maintenant autour du pauvre jeune homme qui se mouvait au sol de douleur. Ses cheveux n’étaient plus attachés, mais voletaient dans l’air sous les bourrasques du vent froid qui toujours s’infiltrait. Sa peau était squelettique et ses cavités oculaires se trouvaient maintenant vides… Sa bouche s’ouvrit sur une excavation noirâtre pour proférer encore et encore des accusations qui tombaient sur Karl comme un venin venu des enfers. Et toujours, elle souriait sarcastiquement. De sombres lueurs dansaient sur les murs tel le feu consumant l’âme du pauvre Karl qui murmurait faiblement : « Non. Je ne savais pas, je ne voulais pas… Non… ». Pour toute réponse la monstrueuse créature répondait en cris stridents : « Menteur ! Je t’ai aimé, et à l’heure même ou je t’ai aimé homme, je t’ai abhorré en tant qu’artiste ! Tu ne venais voir une mourante que pour en faire des croquis, que pour alimenter ton imagination désirante… ». Elle lui crachait des mots comme des plaies purulentes écorchant son âme de mille géhennes. En ces instants apocalyptiques, elle était l’incarnation du diable, la main vengeresse d’une âme bafouée par un amour désintéressé, ou subtilisé par l’art, qui ne fera jamais que reproduire les sentiments… Dans les tressautements macabres de son agonie, Karl hurla une dernières fois à la mort son innocence, mais sa voix se perdit dans l’ambiance funèbre de la pluie, de l’orage, et dans les rires ténébreux de la funeste danseuse qui semblait tout contrôler…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lendemain, aux premières heures de l’aube, lorsque Jean-Baptiste Sigognet arriva au logis de Karl Strawbach pour lui faire part de ses condoléances à propos de la mort tragique de Fanny Eissler, parce qu’il le savait éperdument amoureux, il le trouva mort. Il était affalé par terre au pied de sa toile, une bouteille d’alcool vide à la main, et la tête dans une flaque de vomi. Il avait avalé sa langue. Son visage était crispé et ses traits traduisaient un terrible effroi, une peur indescriptible… Il avait certainement souffert. Dans son tableau, la danseuse souriait...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-7497019691920483129?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/7497019691920483129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=7497019691920483129&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7497019691920483129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7497019691920483129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/05/ne-lisez-pas-cette-histoire-brve-est.html' title='Ne lisez pas !! Cette Histoire Brève est trop longue !!'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-7368815690543785771</id><published>2007-04-20T21:32:00.000+01:00</published><updated>2007-04-20T21:34:22.678+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Interrogatoire 19-[/trex] huitième session du sujet 412#-52H [UNIQUEMENT LA PREMIERE PARTIE] – rapporté le 27 décembre 1988 à 4h38 – professeur K.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;Professeur K. : Vous allez regarder attentivement le feuillet que je vais vous présenter et me dire aussitôt ce à quoi les images qui y sont imprimées vous font penser.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Vous… Avez tous…&lt;br /&gt;Professeur K. : Regardez, vous avez 35 secondes.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oh oh ! Il n’y a pas de relief.&lt;br /&gt;Professeur K. : Temps écoulé. Que pensez-vous en cet instant ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Inanition, abnégations… Chaque jour je croise et recroise sans cesse mes pensées aux vôtres. A ce temps moderne je dis en face les dures lois de mon incompréhension, elle flambe doucement au monde qui accepte et souffre en souriant. Vautrés, tous vautrés, voilà ce qui émane de ce dessin sans relief. Tous vautrés dans leur acceptation stupide, sordide, cupide, fétide, avide, perfide et… fade ! On rit au soleil de la vie, quand les autres font de même, noyés dans les rayons chaleureux de l’hypocrisie. Et quand la nuit vient en compagnie de la solitude, on pleure à chaudes larmes de notre ignorance, on se satisfait de nos souffrances et on met tout sur le dos de la définition universelle de la vie, clamant qu’elle est pourrie. Mais non… Il y a une chose. Une chose important ! Attendez… Oui ! La vie est belle quand on sait dire fuck off.&lt;br /&gt;Professeur K. : Intéressant. En fin de compte, ce que vous appelez le temps moderne, et ce que vous définissez par le terme « on », c’est… Votre vision d’une société déclinante en perpétuelle souffrance et qui plutôt que de réagir se conforte dans sa misère de manière hypocrite plutôt que de rechercher le bonheur ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Marchant dans les rues et regardant toute cette merde, je suis rempli de haine, ne me fais pas chier. Marchant dans les rues et regardant toute cette merde, ouvre tes yeux et putain regarde ! Nous avons la tribu contre la société, nous devons nous battre contre le réel ennemi…&lt;br /&gt;Professeur K. : J’en conclue que mes hypothèses sont fondées. Bien maintenant, j’aimerais que nous exploitions un petit peu toutes ces idées. D’où tirez-vous toutes ces conclusions, de quels motifs du dessin émane votre vision de la vie actuelle ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Ma tête me fait mal.&lt;br /&gt;Professeur K. : C’est théoriquement normal, nous avons été forcé de vous donner vos médicaments tout à l’heure.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Mes médicaments ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Oui, pour votre santé.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : J’suis pas malade. J’ai mal, plus qu’avant les médicaments !&lt;br /&gt;Professeur K. : Allons Sujet 412#-52H cessez de vous égarer dans des considérations absurdes, tout ici est fait pour votre bien, c’est dans votre tête. Répondez moi plutôt.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Non ! Je ne me rappelle plus l’image, je la veux monsieur.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien… Voilà, regardez la à nouveau. D’où à votre avis vous sont venues vos récentes élucubrations ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Là ! La tâche, du… Rouge ! Du Sang… Aaaah du sang non ! Noon, non monsieur ! Plus votre bouche affreuse ! Plus votre blouse blanche et vos fils électriques… Son sourire dans la mort, et son sang.&lt;br /&gt;Professeur K. : Calmez-vous Sujet 412#-52H, où je me verrais contraint de vous donner une sanction, vous le savez.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Ah non monsieur, non ! Pas la sanction, plus les coups je vous en supplie…&lt;br /&gt;Professeur K. : Nous verrons, concentrez vous sur cette tâche rouge. De quel sourire parlez-vous ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : C’est… C’est…&lt;br /&gt;Professeur K. : Et bien oui, répondez !&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : La femme dans le rêve ! Oui, le rêve qui fait peur.&lt;br /&gt;Professeur K. : Ah… Bien, vous avez à nouveau fais ce cauchemar ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oh oui ! C’était un cauchemar, un cauchemar ! Oui, je m’en rappelle, cette nuit.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien, racontez moi ce… rêve, ou cauchemar, comme vous voulez.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oh il faisait peur, ça c’est certain. Encore plus que l’autre fois mais…&lt;br /&gt;Professeur K. : Quoi ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Monsieur je ne me souviens plus très bien de l’autre fois. Je…&lt;br /&gt;Professeur K. : Allons ce n’est pas l’important, vous ne vous souveniez déjà pas exactement. Limitez vous à ce que vous avez rêvé cette nuit.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oui.&lt;br /&gt;Professeur K. : Allez-y…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oui monsieur. Je… La société…&lt;br /&gt;Professeur K. : N’oubliez pas que les sanctions peuvent tomber.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oh non ! S’il vous plaît monsieur non ! Je… Je vais vous raconter le rêve, oui ! Si vous voulez oui, je le raconte ! Tout de suite monsieur.&lt;br /&gt;Professeur K. : Je vous écoute.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Oui monsieur tout de suite. Ce… Aaah ouuuh… Ca se passait dans une ferme. C’est là que cela commença, là que cela finit. Le soleil brûlait la plaine de rayons mordants, de ceux qui vous frappent la peau déjà rouge de chaleur. De rares cailloux, quelques herbes, éparses. De grands arbres jaunes de sécheresse qui s’envolaient vers les cieux au milieu du vide ocre de poussière. L’impression paraissait magnifique, assurément, goûter à la vie ne serait-ce qu’un instant dans ces lieux paisibles transporte loin des aléas de notre réalité, plongeant dans un monde ampli de rêves à l’ambiance teintée d’or, et attirant à ses mille secrets les plus retors des cœurs endurcis par l’existence. Il y avait, au niveau de tout cela, la chétive maison. Faite d’associations de nombreux matériaux, elle semblait très solide et bâtie sur de grosses fondations. Je… C’est vraiment là que le rêve a commencé. Il… Très peu d’autres habitations autour en fait, juste une route cabossée qui courait vers l’horizon, accompagné d’une grande ligne de poteaux électriques qui s’arrêtaient à la maison. Au loin on apercevait les autres bicoques du village. Il n’y avait aucun bruit car il faisait chaud, et c’est alors qu’au milieu de la plaine surchauffée apparue une femme accompagnée d’une enfant de cinq ou six ans. Elles marchaient tranquillement en face d’elles, sur la route. La femme semblait assez jeune, jolie avec une longue tignasse de cheveux d’un noir de jais, elle portait un sac de voyages. Quand à la petite, deux couettes symétriques partaient de ses oreilles et flottaient dans l’air au fur et à mesure de ses enjambées minuscules. C’était comme si l’instant était arrêté, pourtant elles se déplaçaient et je les suivais avec une certaine omniscience. Très étrange. Rien ne se produisait, à part le paysage monotone qui défilait toujours dans un style identique. Finalement, la femme s’arrêta quand elles arrivèrent à un embranchement, elles venaient de croiser une autre route, perpendiculaire à la première. Alors un vieil autocar surgit dans l’horizon, souffle chaleureux de la vie qu’il apportait dans ces landes désertiques. En quelques instants qui me parurent être une demi seconde, le véhicule s’arrêtait à la hauteur des deux personnages. Elles s’échangèrent un regard, aucune parole, enfin… Leurs lèvres tremblotaient d’un amour filial qui dégoulinait dans les larmes de la jeune femme. Je ne sais pourquoi, sans entendre, je savais de quoi elles parlaient. Avec les troubles récents dans le pays, la jeune femme envoyait sa petite fille en vacances chez des amis de l’autre côté du territoire, pour quelques semaines. Elles s’embrassèrent pendant un temps infini, puis la femme laissa son enfant gravir les marches du car, qui roula bringuebalant vers l’infini…&lt;br /&gt;Professeur K. : Mais… Ce n’est pas le même rêve que l’autre fois.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : C’est que…&lt;br /&gt;Professeur K. : Il y a une suite ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Exactement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-7368815690543785771?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/7368815690543785771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=7368815690543785771&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7368815690543785771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7368815690543785771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/04/blog-post_20.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1744430127476882427</id><published>2007-04-11T11:31:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:34:44.031+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Interrogatoire 783-H, bilan psychologique n°1 du sujet 412#-52H, supervisé par le professeur K et l’officier médical Staffenbaum – rapporté le 25 décembre 1988 à 14h17.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professeur K. : Le 25 décembre 1988, à 14h21, et en compagnie de l’officier médical Staffenbaum affecté spécialement à ce service, bilan psychologique n°1 du sujet 412#-52H, nous pouvons commencer.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Bien. Sujet 412#-52H donc. M’entendez-vous ?&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : … [grognements]&lt;br /&gt;Professeur K. : Il est encore sous l’emprise du traitement, théoriquement il ne peut s’exprimer convenablement.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : A quand remonte le dernier traitement ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Il y a deux heures environ. Les effets des médicaments s’estomperont dans une dizaine d’heures.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Quel traitement ?&lt;br /&gt;Professeur K. : HP5Z*. Ainsi que des ajouts de doses d’extéllium et des drogues mélangées spécialement au laboratoire.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Poids ? Age ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Vous n’avez pas consulté le dossier ?&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Pas cette page non… Mais je vous prierai de m’éviter cette formalité. Votre homme est une loque écervelée pour de nombreuses heures avec ce qu’il a subit et tout de qu’il a dans le sang. J’estime donc que nous pouvons nous exprimer sans risques.&lt;br /&gt;Professeur K. : Oui… Il a 47 ans et pèse 94 kg.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Bien, il doit souffrir atrocement avec ce genre de traitement.&lt;br /&gt;Professeur K. : Oui, je ne conseille à personne d’être dans sa tête en ces instants. Autant psychologiquement que physiquement, la douleur est intense, et… Et à son paroxysme pendant toute la durée des effets du traitement. Heureusement les somnifères le calment, et à défaut d’atténuer la souffrance, ils évitent des… des plaintes et…&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : …et d’horribles cris. Bien…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Des reliefs… La tapisserie en relief. Comme jaune, comme beige, mais seulement au départ. Autour, le relief en blanc, on dirait presque des nuages. On s’y jetterait, oh oui on tomberait bien, mais non. Le relief enferme, entre quatre murs on reste là coincé, tout est fermé. Pas d’espoir, pas de peur…&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Son organisme tient le traitement ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Difficile à dire, oui et non. Il me semble que…&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Hmmm… Relief, rose…&lt;br /&gt;Professeur K. : Je… Tout porte à croire que son organisme supporte le traitement. Physiquement, il tient le coup. Mais… J’ai l’impression qu’il lutte constamment pour résister aux effets et rester conscient, pour palier au traitement afin de garder en mémoire des souvenirs, ou en tout cas ne pas sombrer dans l’abrutissement total.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Le rêve ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Entre autres. Disons que pour certains éléments c’est normal, tout ne peut être effacé, et surtout dans la folie, si on peut dire.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Augmentez le traitement.&lt;br /&gt;Professeur K. : Il est très fort, il tient bon malgré le combat perpétuel qu’il livre aux drogues, mais justement cela l’épuise. Et je crains que…&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Oui ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Si on passe à un traitement spécial supérieur, je ne lui donne pas deux semaines.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Nous verrons… Augmentez le traitement vous dis-je. Accumulez aussi les sanctions pour écarts de comportement. Faites en tomber n’importe quand, sans raisons. N’hésitez pas à faire une pression psychologique plus forte aussi. S’il le faut réveillez-le toutes les nuits à trois heures du matin. Augmentez surtout les électrochocs lors des traitements. Il faut rectifier ce défaut de notre sujet au plus vite. Si jamais il lâche, nous verrons.&lt;br /&gt;Professeur K. : Bien, je commence dès ce soir.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Quant à ce cauchemar dont il vous parlait lors de l’interrogatoire 039-D, j’imagine qu’il n’en a pas refait allusion ?&lt;br /&gt;Professeur K. : Non, c’était déjà très flou lorsqu’il me l’a raconté. Je pense que ce ne sont que des idées très vagues dans sa tête…&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Plausible, après le choc. Si jamais cela se reproduit, prévenez moi.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : Vous avez tous…&lt;br /&gt;Professeur K. : Il ne sait même pas que nous somme là.&lt;br /&gt;O.M. Staffenbaum : Ses pensées s’enflamment, son cerveau se consume, et il le sent sans ne rien contrôler, ni ne rien comprendre… C’est magnifique l’homme qui souffre, lorsque nous atteignons la plus belle exactitude qui soit dans les limites entre la vie et la mort. Bientôt nous saurons enfin si l’organisme peut vivre l’âme ballottée, percée, puis tuée… Toutes les expériences progressent. Aucun dialogue ne semble envisageable aujourd’hui, nous pouvons clore cette session. Appliquez ce que je vous ai dit, et nous en verrons les résultats ensemble lors du prochain bilan psychologique.&lt;br /&gt;Sujet 412#-52H : …des têtes de… Vous…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1744430127476882427?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1744430127476882427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1744430127476882427&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1744430127476882427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1744430127476882427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/04/blog-post_11.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1065266857520032802</id><published>2007-04-09T09:51:00.000+01:00</published><updated>2007-04-09T09:55:01.350+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Interrogatoire 027-Z extraits de session du sujet 412#-52H -- raporté le 29 décembre 1988 de la salle de traitement psychologique à 02h01 -- Professeur K.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Sujet 412#-52H, vous êtes maintenant en salle de traitement psychologique car vous avez présenté des troubles de comportement tout à l'heure. Etes-vous calmé ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Oui monsieur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Depuis quand vous estimez-vous calmé ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Depuis pilules rouges, monsieur. Depuis qu’on me les a donné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Bien. Comment vous sentez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Je... Je ne sais pas monsieur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : A quoi pensez-vous en cet instant ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Est-ce que ma maman va venir me chercher ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Mais enfin sujet 412#-52H, de qui parlez-vous ? Vous vous rappelez que vous n’avez pas de parents, pas de vie ? Vous le savez n’est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Ah… Bon… Oui, c'est vrai. Les pilules rouges l'ont dit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : A quoi pensez-vous, maintenant, en cet instant ? Comment vous sentez-vous &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Comme l'hérisson, lorsqu'il voit le portail lui arriver dessus, au moment même où il se dit qu'il ne pourra pas se retirer. Alors il a juste le temps de penser qu'il en a marre, même pas le temps de penser à sa routine quotidienne, juste le temps de se dire "merde, non, ne pars pas ma vie.".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Hmmm... Et ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Et splatch.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : D'accord...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Le pire, c'est qu'il voit le portail arriver. Alors que si c'est une voiture qui lui arrive dessus, il sent les vibrations qui lui parcourent son petit ventre chaud, il se recroqueville en se demandant si une roue va le tuer ou non. Mais il estime que ça ira, après tout la dernière fois il n'a rien eu. Et là encore, splatch.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Continuez...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : C'est après qu'on distingue sa petite patte lancée vers l'avant, broyée dans le bitume, comme s'il avait essayé de se retenir, pour ne pas se faire emporter et étaler. On voit cette petite patte grisâtre complètement déchiquetée devant le corps éventré, juste derrière. Et alors on se dit qu'il a peut-être senti la mort, que peut-être il a essayé quelque chose en se disant "non s'il vous plaît je ne veux pas"...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Et ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Et finalement il est toujours là, sur la route, mort, et tout le monde l'évite en se disant qu'il est dégueulasse à reposer là, qu'il vaut pas la peine d'être regarder, au contraire, qu'il retourne le ventre, qu'il fait peur. Pourtant lui, il n'y est pour rien, il est même plus là... Juste à espérer qu'il ne voit jamais comment on traite son corps, comme si c'était une merde pesteuse qu'il ne faut pas approcher. Pourtant, c'est le même qu'avant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : C'est assez triste, somme toute.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Pourtant, c'est le même... Avec le même air mignon quand il dort, Les mêmes poils doux, sous le ventre, mais tout au dehors... Mort contre son gré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Hmmm...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : C'est triste un animal mort je trouve, surtout dans ce genre de conditions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Oui, c'est possible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Oui et le plus triste, c'est que personne n'ose ensuite aller voir, pour comprendre comment peut-être ça s'est passé, et imaginer tout ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Vous imaginez bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;S&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;ujet 412#-52H : Parce que moi je suis allé coller mon visage à dix centimètres du cadavre d'un hérisson écrasé sur la route. Généralement je leur donne des noms...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Celui là en possédait-il un ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Je crois que sur le moment, il en avait un, mais je ne m'en souviens plus. Les pilules rouges...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1065266857520032802?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1065266857520032802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1065266857520032802&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1065266857520032802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1065266857520032802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/04/blog-post.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3802755956252983024</id><published>2007-03-29T20:25:00.001+01:00</published><updated>2007-03-29T22:15:03.269+01:00</updated><title type='text'>Ruben Zdeneck</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Voilà une petite histoire qui ne s'inscrit pas dans la petite série entamée récemment et qui porte l'entête [...], c'est juste une ancienne histoire que j'avais écrite et que j'ai remis à jour rapidement pour le blog ! Alors bonne lecture...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;..&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;..&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;..&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Ruben Zdenek, violoniste, joue pour son quarante troisième anniversaire, une valse. Les quelques invités l’écoutent religieusement, assis sur les chaises de bois de la petite pièce. On entendrait presque en ces lieux de paix immaculée le silence soupirer, tandis que les langoureuses notes s’échappent des doigts du musicien. Chacun retient son souffle, s’imprégnant des sons et des lentes mélodies, les yeux fixés sur cet archet qui va et vient sur les cordes, tantôt agité d’on ne sait qu’elle fougue impétueuse, tantôt se mouvant de manière angélique sur les filins qui vibrent à peine. Alors toutes ces paires d’yeux impressionnées s’éclairent d’une flamme perlée, tandis qu’une douce larme s’arrête sous la paupière. Alors, dans la musique envoûtante, la vie semble s’inviter parmi les convives distribuant ça et là un souffle qui réchaufferait les cœurs les plus meurtris…&lt;br /&gt;Ruben est pauvre, très pauvre. Ses amis plus aisés le savent et ont un profond respect pour lui, car c’est un homme brave, honnête et gentil. Il aide plus les gens qu’il ne s’aide lui-même, partageant avec tous l’amour qui émane du cœur qu’il tient dans la main. Il n’a jamais rien demandé à personne. Il y aurait tant à dire d’une personne si remarquable, mais se ne serait que plus dur de finir cette histoire. N’y voyons donc qu’un de ses hommes qui transpirent l’amour de son prochain, également musicien passionné, tirant de réconfortants morceaux de son vieux violon, dès que l’occasion se présente.&lt;br /&gt;Mais Ruben Zdenek est juif. Et comme tout juif en 1943, il est contraint de se cloîtrer avec des milliers d’autres dans un ghetto, le ghetto de Varsovie. Sa vie se déroule tant bien que mal dans un petit appartement, partagé avec son frère et une famille de sept personnes, les Pershmann. De ce logis, personne ne possède vraiment de moyens, et chacun se doit de participer au travail, et à l’économie de la maison, afin que tous puissent manger à leur faim. Tous les jours, dans la peur du sombre dehors, Ruben Zdenek s’éloigne à travers les rues afin de travailler de son art. Il se rend aux demeures des juifs aisés, qui malgré le conditionnement du ghetto profitent de leur fortune en s’entourant d’amis et de musiciens pour se distraire quelques instants des bassesses que leur offre la vie. Le commerce de notre violoniste marche ainsi au bouche-à-oreille, et il écume jours après jours les salons des riches, pour distribuer de sa paix en échange de quoi manger. Et les gens se félicitent de cette sensation bienfaisante que crée Ruben en musique, pouvant s’égarer quelques instants dans des souvenirs heureux. Ces songes sont bien la seule chose que les nazis ne peuvent prendre encore pour enlever toute la joie qui reste aux juifs. La seule et unique chose… Ruben aime voir le bien de sa musique sur ces compatriotes qui l’entourent. Ils sont, en fin de compte, tous comme lui. Tous, malgré leur différence sociale, parqués dans une prison, un ghetto. Ils ne comprennent pas beaucoup plus que lui leur sort…&lt;br /&gt;La valse se termine sur une cadence parfaite, qui résonne dans la pièce pendant de longues secondes. Les convives respirent enfin, un sourire aux lèvres, le regard bien loin d’ici, et s’en vont sans un bruit. Chacun de son côté. Ruben replace l’instrument dans sa vieille boîte, il empoigne quelques partitions et s’habille pour sortir, il est attendu chez un riche juif, anciennement directeur d’une grande firme.&lt;br /&gt;Pourtant, en cette fin d’après-midi, la rue ne vit point, le ghetto est vide et calme… Trop calme peut-être, en tout cas suffisamment pour inquiéter Ruben. En effet, Il y a eu beaucoup de déportations depuis un certain temps et Ruben le sait. Il a peur. Un très mauvais pressentiment l’assaille. Il y a des gens partout d’habitude. Quand on s’isole là où vit Ruben, dans une froide et petite impasse, on met un certain temps à s’avoir ce qui se passe partout dans le ghetto. Il n’est pas sorti depuis le matin, quant son frère, il n’est pas non plus revenu à la maison depuis un certain temps. Ruben se met à courir dans les rues, désespérément. Il ne court pas vite. Voilà la petite place où habite l’ami de son frère, Oscar Wierske. Un homme surgit en face de lui en filant à perdre haleine. Il est en sueur et sa face livide traduit une peur terrible. L’homme porte un habit en loque soutenu par des petites ficelles rêches. La noirceur de son visage s’altère par endroits de grosses gouttelettes sombres d’un sang qui provient de plaies diverses qui apparaissent par endroits sur son corps. Le tableau offre une vision au pauvre musicien juif, qui observe avec effroi ces couleurs, tirées d’un style méconnu. En bégayant, Ruben parvient à demander, tremblant :&lt;br /&gt;« Dis moi ce qui se passe. Je… Je cherche mon frère…&lt;br /&gt;- Les SS arrivent ! Ils cherchent à vider ce pâté d’immeuble. Dit-il presque suffocant en montrant vaguement du doigt une ruelle. La place où tu vas grouille de soldats. Ils sillonnent les rues et emportent les juifs. Tous… Ils tuent ceux qui ne veulent pas les suivre. Ils les battent, ils m’ont battu…&lt;br /&gt;- Oh, mon dieu ! Mais où peut-être mon frère ? Il… Il faut que j’aille aider. S’inquiète-t-il.&lt;br /&gt;- Oublie les autres et fuis ! Ils vont te prendre. Ne vas pas là-bas. Ergote l’inconnu. Plusieurs des nôtres ont tenté de fuir... Une dizaine, Ils ont tirés. C’est un massacre… Une dizaine de morts ! J’ai réussi à m’en sortir en me cachant. » Finis le juif en éclatant en sanglots.&lt;br /&gt;« Ma femme est restée là-bas… Hoquète-t-il. C’est horrible. Ma femme… »&lt;br /&gt;Il se reprend alors, essuie ses larmes et puise au plus profond de son être la force de se redresser. Sans un mot il se remet à courir… Ruben reste immobile, figé de terreur. A son tour, il reprend son souffle, et recalant son violon sur ses épaules rachitiques, il se dirige pantelant vers la place. Les premiers corps se présentent en effet, allongés au milieu de la chaussée. Des adultes principalement… Le sang coule, par minces filets jusqu’au caniveau. Ruben s’arrête à nouveau devant la scène atroce, et tombe à genoux de désespoir. Comment les SS font-il pour en arriver à ça ? Comment font-il pour en arriver là ?… La pensée de son frère le reprend alors avec force, et il repart. Il faut qu’il trouve son jeune frère. Il court dans une rue, puis en descend une autre. Ca y’est ! Il entend des cris… Les SS ne sont pas loin. Un sentiment de haine et de dégoût pour ces bourreaux SS s’empare de lui d’un seul coup. Jamais, il n’avait jamais pensé du mal de quelqu’un. Jamais… Ses pas le portent jusque dans la rue Vliska. Deux corps sont là, allongés en contorsions horribles, abattus alors qu’ils fuyaient. Des valises arrachées gisent ça et là. Fermant à demis les yeux d’accablement, il retourne le premier corps, dont le visage gît dans le caniveau. Ce sont les traits d’Oscar qui se figent dans le sang coagulé… Le meilleur ami de son petit frère, Ruben hoquette furieusement et s’approche lentement du second cadavre dont la tête est également cachée. Son bras tremblant empoigne le mort à l’épaule et le bascule. En un douteux craquement, ce dernier pivote vers le musicien qui ne peut retenir un cri… Son frère garde le calme air familial des Zdenek dans la mort qui l’a pris trop tôt…&lt;br /&gt;« Non !! Pas lui, Seigneur… Pas mon frère, non ! Pourquoi ? Non, non et non ! Rugit-il avec toute la misère du monde dans la voix. S’il te plaît mon dieu… Pardonnes-moi, mais ce n’est pas possible ! Il n’a rien demandé. Il n’a fait que vivre pour toi ! Ahhhhhh… » Ruben titube et regarde encore le résultat de la décadence des hommes. Il s’écroule sur le corps frêle de son frère. Son regard hagard et ténébreux montre l’incompréhension de sa mort qui restera, de toute façon insignifiante pour la face du monde. Personne ne se souviendra du jeune Loleck Zdenek, mort dans la petite rue Vliska. Et à cette pensée, Ruben pleure à chaudes larmes. Qui saura encore qu’ici bas fut gaspillé l’homme tant de fois, d’un seul geste. L’humain, de tous les temps, doit se battre contre l’ignorance, et la sous-estime de la vie. Il repense tristement aux souvenirs heureux qu’il avait de son frère. Les espérances d’un cauchemar s’échappent même, aux vents incertains de la sombre Histoire. Trop horrible, pour un cauchemar… Un SS arrive au bout de la rue, une fillette à la main. La petite le suit tant bien que mal les gigantesques enjambées du jeune soldat, lançant le plus loin possible ses petites jambes fatiguées. Le SS aperçoit Ruben et épaule aussitôt son fusil : prêt à tirer.&lt;br /&gt;« Relève-toi, sale juif ! Vite, j’ai dit. Ruben continue à pleurer sur le sort de son frère. Relève-toi ! Tu veux mourir chien ? Répond ! Quel est ton nom ? »&lt;br /&gt;Le juif semble alors enfin entendre la voix tonitruante, et relève vers le SS son visage en larmes.&lt;br /&gt;« Peut m’importe désormais… Tu peux me tuer. »&lt;br /&gt;La fillette observe Ruben de petites mirettes innocentes. Il gît encore piteusement au sol, les bras entourant fermement le corps de son frère, dont la vie s’est envolée. Le visage lézardé de larmes du juif fixe encore sans cesse les traits crispés du petit soldat, qui tient fièrement un bien gros fusil.&lt;br /&gt;« Tu as intérêt à te relever crois moi ! Continue-t-il avec un ton menaçant. Son visage se tourne alors sur la boîte restée au sol près de sa victime. Qu’est-ce que c’est ça, hein ? »&lt;br /&gt;Ruben s’en saisit lentement, le visage triste et répond presque indistinctement :&lt;br /&gt;- C’est mon violon… »&lt;br /&gt;Les mots ont difficilement franchi les lèvres de notre pauvre personnage, mais une étrange force vient de nouveau l’habiter au toucher de cette vieille boîte, chaleureuse et porteuse d’une histoire… Il sort l’instrument et l’épaule, sous les yeux éberlués du SS, qui lui brandit bien d’autre chose à son épaule musclée. L’inexpérience transpire des traits du soldat qui reste figé, quand le juif abattu se relève et arme majestueusement son archet sur les quatre cordes. Les douces notes d’une triste mélodie s’élèvent enfin dans les airs mêlant cette mélancolie sans limites aux multiples bruits de cette fin de journée du 13 avril 1943, où règne détonations et cris, dans les extrémités sociales de l’Homme pêcheur…&lt;br /&gt;« Arrête de jouer cette horreur ! Crie encore le SS, sa voix se perdant dans l’incompréhension et la remise en cause…&lt;br /&gt;- Arrête de faire des horreurs… Répond Ruben, imperturbable. »&lt;br /&gt;Les phrases de la musique s’enchaînent dans une parfaite harmonie, on croirait le chant des anges descendu dans l’ombre de la terre, pour éclairer une dernière fois ce monde à la dérive… La fillette n’a pas bougé, le SS, quant à lui, semble dépassé. Enfin, L’immoralité du soldat parvient à nouveau à prendre place à la conscience disparue, et la haine coule à nouveau dans les veines du jeune homme. Ses bras relèvent l’arme de mort vers le crâne du musicien qui, continue en pleurant à exprimer son âme sur les notes qui s’échappent aux vents…&lt;br /&gt;« Je t’avais prévenu… »&lt;br /&gt;La détonation part. La musique cesse. Ruben s’écroule, au côté de son frère, rejoignant celui-ci dans cette autre vie dont il est persuadé. Et ses traits se détendent enfin… Le violon percute le sol avec un son mat sur les pavés boueux et s’arrête près de son propriétaire. Plus jamais la musique ne s’élèvera à la face du monde de cet instrument, que l’âme a quitté, alors même que celle de Ruben respirait l’air des nuages. C’est fini…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3802755956252983024?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3802755956252983024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3802755956252983024&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3802755956252983024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3802755956252983024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/03/ruben-zdeneck.html' title='Ruben Zdeneck'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1623059298375309384</id><published>2007-03-25T20:14:00.000+01:00</published><updated>2007-03-25T20:22:23.023+01:00</updated><title type='text'>[...]</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Interrogatoire 039-D session principale du sujet 412#-52H -- rapporté le 4 décembre 1988 à 23h34 -- professeur K.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Bonsoir. Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Je... Je suis fatigué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Qui êtes-vous ? Pouvez-vous me dire la façon dont vous vous appeler ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Je suis le sujet 412#-52H.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Bien, vous avez beaucoup évolué de nos résultats peu concluants lors de la précédente session.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : La... La précédente session ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Non rien, laissez. A quoi pensez-vous en cet instant ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : J'ai fais un rêve qui... Qui s'est inscrit dans ma tête quand je me suis réveillé de ce... ce rêve ! Il faisait peur. Oh oui j'ai eu peur, très peur, je me suis même réveillé ! Et je m'en souviens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Bien, et que racontais ce rêve ? Expliquez le moi voulez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Oui. C'était sombre, j'avais peur. C'est vrai le rêve faisait peur ! Oh je me suis même réveillé oui. Je me suis réveillé pendant le rêve, je... j'étais mouillé, ça oui, j'étais en sueur. J'avais peur...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Oui mais, continuez à parler du rêve. Que si passait-il de si terrifiant ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Non, non ! Ce n'était pas un rêve, non ! C'était un... Un... C'était...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Un cauchemar ? C'était un cauchemar ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Un cauchemar ? un cauchemar, un cauchemar, un cauchemaaaar ! Oui c'est ça c'était un cauchemar ! Et... Et il faisait peur ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Il me semble que j'ai déjà suffisamment assimilé cette donnée, si vous vouliez bien, dès à présent, me raconter le contenu de ce... Cauchemar, nous avancerions certainement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Ce cauchemar ? Caaaaaauchemar ! Cauchemar, cauchemar, cauchemar, ha ha ! Oui c'est vrai, c'était un cauchemar !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Vous êtes le sujet 412#-52H et vous allez me parler de ce rêve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Non pas un rêve, je... Je crois que...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Parlez.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Il y avait un homme... Assez grand, un peu gros ! Vous savez gros, gros comme les gens quand ils ont trop mangé des choses grasses ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Continuez.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Oui... Oui... Il était gros, un peu, et... Et il partait en voyage. Un dur voyage, sans beaucoup de bagages, en fait presque pas de bagages. Je vois, je... J'ai vu ! Devant sa maison, devant sa maison, quand il a appris que son pays était en guerre contre celui d'à côté. Je l'ai entendu dans les hauts parleurs, il y avait des hauts parleurs près de la maison au début du rêve. Et puis il a entendu comme moi, il a regardé sa femme, jeune et jolie, souriante d'habitude. Et là le rêve s'est accéléré, et le soir, c'était le soir déjà, devant la maison. Les militaires sont arrivés, armés, en lumière, des grosses voitures, en lumière, des phares, éblouissant ! Je... Dans le rêve j'étais ébloui, j'avais peur ! Je me suis réveillé d'ailleurs...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : C'est tout le rêve est fini ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Non, je n'ai pas fini.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Cessez de répéter que vous vous êtes réveillé dans ce cas, et parlez du rêve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Les militaires étaient là, ils grondaient, ils criaient, ils ergotaient sans cesse. L'homme ! L'homme était là, ils voulaient l'emmener à la guerre. Il ne voulait pas, il voulait sa femme qu'il aimait. Un des hommes à tirer la femme hors de la maison, par... Par les cheveux. Les militaires promettaient qu'ils la tueraient si l'homme ne venait pas à la guerre avec eux. Ils le répétaient inlassablement. Il a dit qu'il ne cèderait pas. Le chef des soldats a égorgé la femme, tout simplement, et ses militaires ont mis de force l'homme dans le camion, et puis ils ont jeté une grenade dans la maison. Et tout a explosé, toute une vie. Et j'ai eu peur du cadavre de la femme, en sang, elle avait toujours son petit sourire, figé... Et je me suis réveillé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : C'est tout cette fois-ci ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : J'avais peur... Je me suis réveillé. Elle... Elle... Le sang. Le sourire perdu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Taisez-vous maintenant, les résultats sont assez satisfaisants pour cette fois, nous reprendrons plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1623059298375309384?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1623059298375309384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1623059298375309384&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1623059298375309384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1623059298375309384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/03/blog-post.html' title='[...]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1070774354781838</id><published>2007-03-22T16:38:00.000+01:00</published><updated>2007-03-22T16:49:02.206+01:00</updated><title type='text'>[on/]</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Interrogatoire 034-B première session du sujet 412#-52H -- rapporté le 25 novembre 1988 à 2h08 -- &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : A quoi pensez-vous en cet instant ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Je... Je m'appelle Bill.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Allons ne nous égarons pas. Vous êtes uniquement le sujet 412#-52H, vous vous souvenez n'est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Non, monsieur, non. Je suis Bill, oui moi c'est Bill, Bill Gord... Gord... Gordan !!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Non, souvenez-vous vous n'êtes pas Bill, vous n'êtes pas monsieur Gordan, il n'y a jamais eu de monsieur Bill Gordan, tout cela c'est du passé, vous, vous n'êtes rien. Vous vous souvenez ? Vous n'êtes rien de rien. Bill Gordan n'existe pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Siii !! Si monsieur, si ! C'est moi, c'est dans ma tête, je... je suis Bill ! Je me rappelle, je suis Bill. Aaaah je ne me souviens pas... Je me souviens monsieur, une salle, une salle verte et au milieu... Le... Le lit au milieu !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Non vous vous trompez, ce lieu n'existe que dans votre tête. Ce lieu ne peut exister. Vous n'êtes pas ce Bill, il n'existe pas non plus, vous l'inventez, vous n’êtes personne, vous êtes rien du tout. Vous m'entendez n'est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Le... Le lit, le lit est au milieu et l'homme tout de blanc et ses fils ! Ses fils qui font mal quand on touche la peau, qui brûle, ceux qu'il m'attachait sur la tête...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Non. Calmez-vous maintenant sinon je me verrais dans l'obligation de clore cette session afin de vous faire subir le traitement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Oui ! La salle, le... le traitement ! Je sais, je sais, je suis Bill Gordan ! Je... Je suis Bill ! L'homme tout de blanc et ses fils qui brûlent tout autour de ma tête c'est... C'était le traitement ! Pour que je ne sois plus Bill, pour que j’oublie. Je... Vous... C'est vous cet homme blanc ! C'est vous ! Nooooon arrêtez je vous en supplie !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Professeur K. : Je suis dans l'obligation d'annuler la session. Ne bougez pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Sujet 412#-52H : Non pas la seringue, pas le traitement, je vous en supplie ! Je suis Bill arrêtez je veux me souvenir, laissez-moi me souvenir de moi ! Non je...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1070774354781838?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1070774354781838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1070774354781838&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1070774354781838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1070774354781838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/03/on.html' title='[on/]'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6162114192679038570</id><published>2007-03-03T01:11:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T22:17:37.758+01:00</updated><title type='text'>Routine</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'ai pris le tram, puis le bus... &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_VBv85EuyZII/Rd9oZyRnMoI/AAAAAAAAACM/uwKe4Ej_JOc/s1600-h/routine.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Regarder sans les voir, une fois, puis deux, les horaires du prochain bus et finalement aller s'asseoir en se disant qu'il ne va sûrement pas tarder mais sans la moindre idée de l'horaire precis..&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;S'asseoir toujours au beau milieu du banc de l'arrêt de bus, presque avachi contre la vitre de derrière et regarder sans les voir les grandes affiches publicitaires pour un parfum, de la lingerie ou autres choses que l'on ne s'achètera jamais.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Chercher sa carte de bus au dernier moment et ne plus se souvenir de la poche dans laquelle on l'a rangée.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A l'arrivée du bus, se lever prestement et s'avancer, presque sur la chaussée, comme si le bus ne pouvait contenir qu'une personne et qu'il fallait à tout prix être le premier à y entrer pour avoir une place.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Eviter au possible toute place assise juxtant une place ocupée.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Surtout ne pas remplir les rangs dans l'ordre croissant, un siège après l'autre, mais plutôt rechercher chaque fois la place la plus isolée possible.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Baisser les yeux, au nom de la bienséance et de la politesse, lorsque notre regard croise celui d'un autre passager.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;S'occuper à regarder notre portable cinq fois en la minute, juste pour faire croire que l'on est occupé.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ne pas sourire, on aurait l'air bien bête sinon.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Visser un écouteur dans une oreille, l'autre dans l'autre, monter le volume et se couper des bruits environnants, par d'autres sons,le long du trajet pour ne surtout pas avoir à faire la conversation à la gentille mamie assise en face de vous et qui vous sourit.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Planquer le sachet de commissions sous le siège, parce qu'après tout, ce que l'on achète ne regarde que nous. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mâcher du chewing gum pour s'occuper la bouche. Parce-qu'une bouche béante, c'est forcément moins esthetique qu'un ruminement de bovin.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Que d'étranges coutumes de passagers...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6162114192679038570?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6162114192679038570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6162114192679038570&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6162114192679038570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6162114192679038570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/03/routine.html' title='Routine'/><author><name>°Oo...zabeth...oO°</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17590283674663887888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/-xqyYkmOs_c4/TZjqmJ5aEAI/AAAAAAAABEk/hczFPh4xgnA/s220/Avril%2B2011%2B010.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-7539535125478870940</id><published>2007-02-22T10:55:00.000+01:00</published><updated>2007-02-22T15:11:10.247+01:00</updated><title type='text'>Paru dans la presse 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;AFP&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;De notre correspondant à Vichy&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Selon les résultats d’une étude rendue publique mercredi dernier par &lt;em&gt;l'institut national de la statistique inutile&lt;/em&gt; (INSI), la France aurait enregistré une forte augmentation de la tendance à la gollumisation sociétale sur la période 2003-2006. En effet, l’étude montre une hausse, sur la période étudiée, de 72% des personnes atteintes d’une gollumisation sévère et de 156% des personnes atteintes d’une gollumisation banale ou de faible intensité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ces chiffres corroborent l’apparente tendance à la gollumisation observée récemment par la plupart des médias, qu'ils soient écrits, télévisés ou radiophoniques. Ces derniers ont en effet multiplié par quatre le nombre de reportages traitant de ce sujet, et par dix le nombre d'intervenants ressemblant de près ou de loin à Gollum. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Plus inquiétantes encore sont les implications d’un tel phénomène. En effet, la personne gollumisée tend à se courber, à perdre ses cheveux et à pâlir, si ce n’est à bleuir. De plus, la personne atteinte d’une gollumisation sévère est susceptible de subir un élargissement conséquent du globe oculaire, provoquant glaucome, cataracte, oconcerchose ou tout simplement effroi chez des tiers. Certains employeurs ont d’ailleurs demandé le retour de la photo sur les CV afin de déterminer à l’avance si un candidat est exempt de toute gollumisation ou non. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C’est à la suite du scandale du licenciement du présentateur célèbre Frodon Sauronel par la chaîne France 2 que la tendance à la gollumisation a été mise au jour. M. Sauronel s’était vu confisquer, le 15 juin 2006, la présentation de l’émission «Questions pour un anneau» pour manque de respect envers les candidats de l’émission, auxquels il se référait impunément par la locution « my prrreeeecccccciiiouussssssssss ». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L’affaire est en passe d’être résolue à l’amiable, sur la seule et unique condition que M. Sauronel se retire dans une grotte aux confins des Alpes, où il pourra s’aigrir en toute tranquillité et manger des poissons morts pendant plusieurs millénaires. Dans le cas contraire, France 2 n’aura d’autre choix que « le retour de M. Sauronel à un institut spécialisé de gandalfisation», selon le porte-parole du groupe, A. R. Agorn. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;M. Sauronel avait déjà fréquenté un tel établissement entre le 15 juin 1995 et le 12 octobre 2001, date à laquelle il sortit, fort d’une barbe blanche de plusieurs mètres de long et d’une fâcheuse tendance à se prendre pour un magicien destiné à sauver le monde, mais apparemment guéri de toute tendance à la gollumisation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le retour de M. Sauronel dans un institut de gandalfisation pourrait marquer le début d’un recours massif à ce type d’institution pour guérir les personnes gollumisées, ce qui, selon Mme Chauve, porte-parole de l’ONG &lt;em&gt;Personnes Laides du Monde&lt;/em&gt;, « serait dramatique, dans la mesure où il est à ce jour impossible de différencier un cas de gollumisation d’un cas de laideur naturelle. Imaginez les conséquences d’un tel choix ! Les personnes laides pourraient être envoyées arbitrairement dans des instituts de gandalfisation, sous prétexte d’être gollumisée, alors qu’elles n’ont jamais été atteintes de cette maladie. Imaginez les nouvelles possibilités de délation dans un pays historiquement plus Vichyste que ...euh... Vichy ! » &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Dans cette ambiance délétère, le gouvernement vichyste, euh français pardon, devrait établir une commission d'enquête pour examiner la possibilité d'une éventuelle restriction des entrées dans les instituts de gandalfisation, et, le cas échéant, les modalités d'une telle restriction. Affaire à ssssssssssssuivre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-7539535125478870940?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/7539535125478870940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=7539535125478870940&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7539535125478870940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/7539535125478870940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/paru-dans-la-presse-2.html' title='Paru dans la presse 2'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1394450315619980516</id><published>2007-02-14T03:07:00.000+01:00</published><updated>2007-02-14T03:34:40.126+01:00</updated><title type='text'>le jeune: comment lire une lettre d'un employeur qui pète plus haut que son cul.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Cher Monsieur,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;bon djà, keski fou à m'pler msieur c'crétin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je m'étonne un peu de recevoir un mail de votre part,&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;'tone toi kuyon. t'as encor' rien vu!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;mail dont la  teneur et le ton m'étonnent plus encore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;teneur? 's'fout d'ma gueule l'ot ou koi?!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Je ne vous connais pas, pas plus que vous ne me connaissez et je ne  suis aucunement lié à vous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;'core heureux. st'es même po cap' de dir lé choses 1 fois, sans lé r'péter&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Quant à ce qui concerne Isabelle (et ne vous concerne pas) mon  engagement vis-à-vis d'elle était et reste on ne peut plus clair :  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;pt'ain 'va dir combien d'oif ksa m'concern po! psychoqwak l'mec&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;elle ne serait payée qu'à la seule et unique condition que je vende  mon scénario. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;ayéeee!bravoooo! là t'es en train d'dire kékchose! dis cke ta a dir mec!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Cette condition n'étant pas encore remplie, je ne lui dois rien pour  l'instant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;ouéééé! j'limen dit l'arnakos!&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;J'espère évidemment que la situation changera vite et serais très  heureux de lui verser la somme convenue en cas de vente de mon scénario. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;évidemment... très heureux, mon c**&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;La période de 5 mois que vous évoquez était purement indicative et je  le répète ne vous regarde pas ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;waoouu! l'a 'cor réussi à caser ksa m'regardait po! for l'mec, très for!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;De plus, pour votre information, si le "travail" de relecture dont  vous vous prévalez avait été meilleur, &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;koi?!! tdis kchui 1 kiche fils de p***?!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;je ne perdrais pas mon temps,  aujourd'hui encore, à réécrire en anglais, à l'aide d'une anglophone,  mon scénario : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;oué c'ça. pov ch'chote l'ot! loser temporel. jte pari ki sla tape sa brit' là!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;je conseillerai donc à Isabelle de revoir largement à la baisse vos  émoluments qui me semblent, vu le résultat au mieux excessifs, au  pire présomptueux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;"p'tain comment il y va!! émoluments toi même?! pt'ain l'insulte du cap'tN adoc! ouééé l'moul'a gauf l'ot"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Cordialement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;oué genre en gros fuck off quoi?!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1394450315619980516?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1394450315619980516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1394450315619980516&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1394450315619980516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1394450315619980516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/le-jeune-comment-lire-une-lettre-dun.html' title='le jeune: comment lire une lettre d&apos;un employeur qui pète plus haut que son cul.'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-2508648167357961161</id><published>2007-02-12T01:10:00.000+01:00</published><updated>2007-02-12T01:11:56.649+01:00</updated><title type='text'>Suis moi !</title><content type='html'>Ça fait un moment que je le sentais, maintenant j’en suis presque sûr, il me suit.&lt;br /&gt;Depuis que je suis parti, il me suit. Il est discret, c’est sûr, mais je l’ai senti. J’accélère le pas et essaye de le semer, mais rien n’y fait, je sens toujours sa présence prés de moi. Je jette un regard par-dessus l’épaule mais je ne vois rien.&lt;br /&gt;Je décide de m’installer dans un café et observer qui y rentre ou sort, pour essayer de découvrir qui me suit ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne remarque rien. Tout ces gens me semblent inconnus et complètement désintéressés par mon cas. Et pourtant, je suis persuadé qu’il est là quelque part.&lt;br /&gt;Mes muscles se serrent, je ne sais pas ce qu’il me veut, j’ai beau cherché, je ne vois pas quelque chose que j’aurai fait qui aurait pu attirer l’attention de qui que ce soit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’en est assez, je me lève et quitte le bar. Bien évidement, je le sens toujours. Je décide de courir, le plus vite que je peux, je cours comme je n’ai jamais couru, toujours et encore.&lt;br /&gt;Après 20 min de course effrénée je m’arrêtes pour reprendre mon souffle…j’ai cru deviné son ombre au coin de la rue…je m’en approche, je longe le mur et m’avance le plus discrètement possible, je suis maintenant au bord du mur, je devine sa respiration, j’entends presque les palpitations de son cœur. Il est calme, silencieux et définitivement patient. Au moment où je voulais me jeter sur lui, je ne sais pas ce qu’il m’a pris mais j’ai couru dans le sens opposé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidement, il m’a suivi. Mais je ne veux plus y faire attention, alors je décide de ralentir et de profiter de ma journée au maximum, allant de droite et de gauche. Je découvre des quartiers que je n’avais visités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est toujours là. Je le sens de plus en plus prés, mais je me suis fait à sa présence, il ne me fait plus peur, au contraire, je me sens moi-même proche de lui, comme si je comprenais son attitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne le fuis plus, je l’emmène avec moi dans tous les endroits que j’aime, je lui fais découvrir ce que je suis, il me suit sans dire un mot et observe certainement avec moi toutes ces curiosités que nous offre le monde.&lt;br /&gt;La journée se termine, je rentre chez moi, la tête remplie de questionnement et d’étonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mange, je prends une douche pour me détendre, je me mets en pyjama, je me couche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais plus je ne me réveillerai, à mon tour de le suivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-2508648167357961161?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/2508648167357961161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=2508648167357961161&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2508648167357961161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2508648167357961161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/suis-moi.html' title='Suis moi !'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-2912819575239778882</id><published>2007-02-10T00:28:00.000+01:00</published><updated>2007-02-10T00:30:37.429+01:00</updated><title type='text'>Pérégrination routière - ou la vie palpitante d'une conductrice acharnée -</title><content type='html'>&lt;em&gt;Dix minutes au retour…plutôt bon timing ! Il faut dire qu'elle s'est fait plaisir... De nuit, comme ça, les petites routes de campagne en pleins phares avec des pointes dans les lignes pires que droites. Si ses parents la voyaient!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle passe dans la rue à côté de chez elle, ralenti. Le chauffage ne crache que sur ses pieds, c'est le choix qu'elle a fait en tournant le bouton au maximum à droite. C'est bien d'avoir les pieds au chaud, mais que fait-on du reste ? Le dos, la nuque… elle frissonne et pourtant ne modifiera en rien la direction du souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est passée dans la rue à côté de chez elle, mais n'a pas pris le virage à droite. Elle a tout juste ralenti. Pas d'hésitation en fait. Droit devant, toujours tout droit. Mais qu'est-ce qui lui a prit de remonter jusqu'en haut de la ville ? Elle n'avait rien à y faire, personne à voir. Pourtant elle y est montée.  Un coup d'accélérateur. La rue principale est déserte. Elle en profite, une petite pointe à 90 dans une zone à 50. Peut-être simplement pour entendre le ronronnement rassurant du moteur, sentir les vibrations se répercutant dans la pédale d'accélération et au travers des semelles de ses baskets.Elle ne le sait pas elle même en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pieds au chaud, la tête au froid. Elle accélère, espérant secrètement que sa vie fera de même.&lt;br /&gt;Elle rétrograde. Quatrième, troisième, seconde, puis la première pour aborder un virage serré. Parce qu'elle voudrait pouvoir freiner sa vie en appuyant sur une simple pédale. Qui contrôle réellement cette machine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle passe devant l'école maternelle. C'est déjà oin derrière... très loin… Son lycée à présent à sa gauche, disparaît déjà dans le rétroviseur. Trois longues années… tout cela se résume aujourd'hui en deux vieux bâtiments et quelques préfabriqués sur un si petit bout de terrain mi-goudron mi-verdure. Du provisoire définitif. Il est loin, le temps des cerises ! La maison de retraite… Non, il n'est pas encore temps. En revanche il faudrait qu'elle retourne visiter "mamie gâteaux". La mamie du dessous, elle n'y voyait plus très clair, mais elle savait parfaitement ce que venaient chercher, presque chaque jour, ses petites voisines, pas plus hautes que le bouton de la sonnette, lorsqu'elles venaient chez elle.&lt;br /&gt;Elle n'aime pas les maisons de retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction la cellule familiale. Et si jamais elle faisait encore un détour par la ville d'à côté ? Si elle allait se perdre dans le vignoble? Elle aimerait qu'il vente. Alors elle ouvrirai ses bras, respirait l'air frais et crierai de toutes ses forces en tournant sur elle même. Mais bon, à son avis, ça ne marche que dans les films ces trucs là... Elle aimerait qu'il pleuve, pour danser sous la pluie… mais pas ce soir. Que non, cela ne serait pas raisonnable. La tête froide, les pieds au chaud, elle prend une inspiration et le chemin du retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"S'lut tout l'monde...". Son père regarde la télé, sa mère l'écran du portable.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-2912819575239778882?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/2912819575239778882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=2912819575239778882&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2912819575239778882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/2912819575239778882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/prgrination-routire-ou-la-vie.html' title='Pérégrination routière - ou la vie palpitante d&apos;une conductrice acharnée -'/><author><name>°Oo...zabeth...oO°</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17590283674663887888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/-xqyYkmOs_c4/TZjqmJ5aEAI/AAAAAAAABEk/hczFPh4xgnA/s220/Avril%2B2011%2B010.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-1727592130261462645</id><published>2007-02-08T03:05:00.000+01:00</published><updated>2007-02-08T03:07:52.830+01:00</updated><title type='text'>Parle à ma main.</title><content type='html'>-Le problème quand on est étudiant c’est qu’il semble normal de nager en plein flou.&lt;br /&gt;Les mêmes questions reviennent inlassablement : tu fais quoi comme études ? Et en gros, tu fais quoi ? Ça mène à quoi ? Et l’année prochaine tu fais quoi ? Tu sais où tu seras ? Tu penses aller jusqu’où ? Bon en soit le problème n’est pas vraiment là, après tout ce genre de questions sont essentielles pour entamer la conversation avec quelqu’un de nouveau. Il vaut mieux alors se préparer à y répondre. Le plus original sera le mieux, j’étudies le monde, et en gros je ne fais pas grands choses, ça mène droit au mur, donc l’année prochaine je fais un BTS démolition qui sera là où se trouvera le mur, je pense aller jusqu’à la 5ème rangée à partir du sol, juste pour pouvoir enjamber ma vie étudiante et passer à la vie « professionnelle ».&lt;br /&gt;Passer à la vie professionnelle, comme si tout ce que tu faisais avant pouvait se résumer à de l’amateurisme !&lt;br /&gt;Avant je mettais mes chaussettes à l’arrache dans mon tiroir, maintenant je suis un professionnel, je les trie par paire et je les range correctement à côté des slips et caleçons.&lt;br /&gt;Avant je buvais du lait chocolaté, maintenant je bois du thé ou du café.&lt;br /&gt;A dire vrai, le passage au professionnalisme se fait en douceur. On apprend à être autonome. &lt;br /&gt;C'est-à-dire, avant tu marchais sur secteur, branché sur tes parents, au fur et à mesure tu te mets à marcher avec tes propres batteries, et autant dire que tu te retrouves de plus en plus souvent à plat !&lt;br /&gt;Non mais on a beau se plaindre, la vie étudiante ça reste les meilleures années de notre vie. Etant donné qu’on n’a pas grands choses avec quoi comparer si ce n’est le passé, on ne prend pas trop de risque à se dire qu’il faut profiter au maximum du présent !&lt;br /&gt;Surtout quand on se souvient que notre avenir est flou au possible…mais ça a au moins un intérêt. Si, si, quand on y pense, c’est la seule période où on peut assumer le fait d’être stupide tout en paraissant intelligent, à moins que ça ne change pas trop avec le temps…&lt;br /&gt;En attendant, se promener en tant qu’étudiant dans la rue c’est carrément être le roi du monde, tu regardes collégiens et lycéens de haut, tu regardes les « vieux » avec dédain et tu es persuadé que la nébuleuse de vie dans laquelle tu évolues est la seule qui existe et que sans les étudiants, toute ville où quartier serait d’un ennui mortel.&lt;br /&gt;L’étudiant roi du monde ! Tous les puissants ont pourtant leurs faiblesses, et il faut bien dire que l’étudiant en est perclus ! Première défaite régulière d’une journée : le combat contre sa couette, la suite s’accumule où s’alterne, tout dépend. Le peu de courage à prendre un petit déjeuner, le découragement face au besoin de cuisiner pour manger, la difficulté des choix vestimentaires pour une journée banale, la tenace envie de continuer sa nuit en cours…&lt;br /&gt;Mais ces égarements quotidiens ne sont pas ce qu’il y a de plus caractéristique, l’ami fidèle du jeune en poursuite d’étude c’est le doute.&lt;br /&gt;Le doute parfois mène même à une complète modification des choix d’études ce qui conduit par la suite à l’augmentation du flou dans lequel l’avenir est plongé !&lt;br /&gt;L’étudiant fini par douter de tout. Le prof dit il la vérité ? (Ce doute né généralement pendant la période lycéenne, cependant certains le découvrent uniquement à partir de la première année d’étude supérieure). Le monde nous ment-il ? La Guinness est-elle réellement meilleure que la Carling ? Aurais-je du mettre mes chaussures rouges ? Cette fille en vaut elle vraiment la peine ? Y’a-t-il une vie entre 6h et 10h du matin ? Et pourquoi j’ai choisi cette option déjà ?&lt;br /&gt;Enfin voilà, je sais pas si tu vois ce que je veux dire au final ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Sorry, but I really can’t understand or speak French, what were you saying?&lt;br /&gt;-Never mind, go dancing?&lt;br /&gt;-Yep! ‘Course!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-1727592130261462645?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/1727592130261462645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=1727592130261462645&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1727592130261462645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/1727592130261462645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/parle-ma-main.html' title='Parle à ma main.'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-28598609581601689</id><published>2007-02-07T11:07:00.000+01:00</published><updated>2007-02-07T11:11:58.146+01:00</updated><title type='text'>Pif paf pouf</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il parait que je dois écrire.&lt;br /&gt;Ecrire quoi ? Ecrire pour quoi faire ?&lt;br /&gt;Il y a des gens qui écrivent pour passer le temps, d'autres pour faire des sous, d'autres encore pour soulager leur fort intérieur. Et puis d'autres qui écrivent juste pour écrire.&lt;br /&gt;Tiens, si j'écrivais une histoire (comme de par hasard !)… du jamais vu, aller, soyons originale… mmmhh… Un conte remit au goût du jour ? &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;"Go go go!" comme dirait l'autre!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois un jeune cadre dynamique tellement overbooké qu'il n'a pas le temps de se trouver une femme. Un jour, pour rigoler, il s'inscrit sur plusieurs sites de rencontre (parce que pour ça il a le temps hein…Si c'est pour blaguer –ou draguer-, alors c'est essentiel.).&lt;br /&gt;Il était une fois une jeune cadre overbookée, tellement dynamique qu'elle trouve le temps de s'inscrire sur des sites de rencontre, en plus de son emploi du temps de ministre (elle trouve toujours le temps pour ça. C'est bien un truc de femme ça, le côté relationnel !).&lt;br /&gt;Pif paf pouf, ils en viennent à se rencontrer, se fréquentent lorsqu'ils trouvent un créneau dans leur agenda aux pages noircies de rendez-vous.&lt;br /&gt;Pif paf pouf ils se marient. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Pif paf pouf un môme… puis un autre (la fécondité moyenne pour une femme française de notre époque étant de 1,6 enfants par femme, nous nous arrêterons donc à deux chérubins… considérant que l'on frôle déjà là un cas de "famille nombreuse"). Je vous passe les détails genre les horaires de crèche incompatibles avec les horaires de boulot, les enfants qui évoluent dans une pesante absence de parents biologiques, la nounou qui devient la "maman du lundi au vendredi, 7h45-19h30, et quelques permanences un week-end sur deux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pif paf pouf, métro, boulot, dodo. Et le temps passe, les enfants sont en pensionnat. Le plus tout jeune mais pas encore vieux cadre dynamique et la pas très vieille mais plus très jeune cadre overbookée décident de divorcer… pour se pacser. Après tout pourquoi pas, si l'on peut obtenir des avantages financiers sans subir les désagréments du mariage…chacun y trouve son compte ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Les enfants vont bien merci. Ils viennent profiter de la maison aux prochaines vacances d'avril… et pendant qu'ils gardent la maison, nous avons casé un petit tour du monde en amoureux pour le boulot. Après tout, si l'on peut concilier travail et plaisir, pourquoi se priver ?&lt;br /&gt;Pif paf pouf, les plus très jeunes mais pas encore vieux cadres relativement dynamiques décident de prendre un tournant dans leur vie. Ils vont engager un avocat, et dissoudre leur Pacs. Après tout, pourquoi chercher à régler des problèmes de couple quand on a une solution "pré mâchée" à portée de signature ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pif paf pouf, ainsi va la vie, ainsi va le métro, ainsi va le boulot, et puis hop, au dodo !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Pif paf pouf, la cadre overbookée en a marre de cette vie de femme pressée. Elle décide de tout lâcher. Les enfants sont presque grands à présent. Et puis elle les verra un week-end sur trois, c'est déjà ça. C'est décidé, elle va désormais s'adonner à la broderie en points de croix. Il parait qu'elle est douée pour ça, c'est sa grand-mère qui le lui a dit, quand elle était petite. Elle s'installe donc chez son nouveau compagnon. Un petit paysan de la banlieue. Il est veuf et a cinq enfants. Il n'a pas de montre à son poignet, et vit au rythme du chant du coq. Lui aussi fait du point de croix, c'est au club qu'elle l'a rencontré (va savoir ce qu'un paysan fait dans un club de broderie au point de croix !). Elle est heureuse, c'est le principal. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Pif paf pouf, le cadre routinier n'en a pas marre de ses récurrentes journées. Il continue, encore et encore, c'est plus le début, d'accord, d'accord… mais ça va encore. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Il épouse sa secrétaire, mère "célibattante" d'une trentaine d'années (après tout, ça ne fait que 15 ans de différence d'âge entre eux), dans moins d'un mois, et tant pis pour les avantages du Pacs. Le mariage, quelle institution, c'est beau quand même ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Pif paf pouf…&lt;br /&gt;… ils vécurent heureux et eurent une grande famille recomposée, chacun de leur coté. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-28598609581601689?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/28598609581601689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=28598609581601689&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/28598609581601689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/28598609581601689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/pif-paf-pouf.html' title='Pif paf pouf'/><author><name>°Oo...zabeth...oO°</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17590283674663887888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/-xqyYkmOs_c4/TZjqmJ5aEAI/AAAAAAAABEk/hczFPh4xgnA/s220/Avril%2B2011%2B010.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6058197990075084148</id><published>2007-02-05T02:07:00.000+01:00</published><updated>2007-02-05T02:12:04.178+01:00</updated><title type='text'>Paru dans la presse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;AFP&lt;br /&gt;De notre correspondant au Liberbidaroustein&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des centaines de milliers de manifestants ont répondu à l’appel de la Commission Internationale pour la Défense des Droits des Petites Histoires (CIDDEPH) et ont défilé, le samedi 3 février 2007, dans les rues des plus grandes villes européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Londres, Berlin, Got, Vilnius, Knock-le-Zout et autres lieux de villégiature dont l’importance n’a d’égal que la vitalité d’esprit d’un parisien métroïste à 7h27 le lundi matin n’ont pas été épargnés par le flot incessant de manifestants, c’est à Paris que l’affluence pro’tithistoriste a été la plus forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grands axes parisiens ont été submergés par une foule exaltée d’ultra-historiciens arborant les couleurs de l’Organisation Internationale des ‘Tithistoristes Unis (OITU).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tête du cortège se trouvait la figure emblématique du mouvement ‘tithistoriste M. Léonard Ibrahim Shanza Caméamé Ahmed (connu sous l’acronyme LISCA), dont l’activisme et la passion ont permis de projeter sur le devant de la scène internationale la question du droit à l’existence des petites histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres sympathisants plus modérés à la cause ‘tithistoriste ont manifesté leur soutien au mouvement en affichant aux fenêtres de leur maison ou sur les devantures de magasin le drapeau du Back to Real Art and Variety Organization (BRAVO), par ailleurs brandi à outrance lors des manifestations de samedi dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La valeur optique de la manifestation a atteint des sommets d’exotisme et de fraîcheur, alors que les couleurs de l’apparat rouge, bleu, ivoire, vert, café, jaune et blanc d’ŒUFH (Organisation Etudiante de l’Union Française pour les Histoires) se mélangeaient dans une fusion de brillance et d’artifices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la valeur sonore de l’événement, elle a renvoyé aux oubliettes les prestations d’antan de la Catasfiore, dépassant parfois la barre des 200 décibeldemevoirdanscemiroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les slogans scandés par la foule étaient divers et neufpieds : &lt;em&gt;« Il était une fois le fachisme anti’tithistoire », « Une histoire petite surpasse les grands mensonges », « La France aux ‘tithistoristes »&lt;/em&gt;, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule la valeur intellectuelle a été laissée pour compte, chutant sous les profondeurs abyssales du QI de l’étudiant moyen du système universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces manifestations font suite aux publications racistes et anti-‘tithistoristes du site &lt;a href="http://histoiresbreves.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;http://histoiresbreves.blogspot.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; dont le titre affiche sans pudeur aucune &lt;em&gt;« Il n'y a pas de petites histoires ».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La forte minorité ‘tithistorienne de l’UE s’est offusquée des ébaudissements libertaires du groupe néo-écrivailleur d’histoiresbreves.com et réclame actuellement la fin de l’impunité judiciaire pour les propos anti-‘tithistoristes ainsi que la mise en place d’une Commission d’observation chargée du respect du droit d’existence des petites histoires. M. Caméamé Ahmed affirmait lors d’un entretien accordé au journal &lt;strong&gt;Propagande&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;« Nous ne cherchons pas à établir un Etat ‘tithistoriste. Le peuple des petites histoires est un peuple d’intégration, vivant perpétuellement dans une diaspora volontaire. Seulement, nous voulons assurer le respect de notre droit à l’existence. Nous avons le droit d’exister. Nous sommes des petites histoires. »&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6058197990075084148?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6058197990075084148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6058197990075084148&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6058197990075084148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6058197990075084148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/paru-dans-la-presse.html' title='Paru dans la presse'/><author><name>Anodos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08179669719792758071</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-6834269948430599790</id><published>2007-02-04T21:41:00.000+01:00</published><updated>2007-04-01T16:33:43.384+01:00</updated><title type='text'>La Phrase</title><content type='html'>[ De la part de Jezz, frère exilé à la capitale, qui m'a prestement demandé de laisser ici les quelques magnifiques lignes émanant de ses mains... ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;« … la profonde inanité de notre raison d’être… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit. Elle est revenue. Ils ont un jeu, tous les deux, un jeu intime et bien à eux. La phrase est là, occupant son esprit, ça faisait longtemps qu’elle n’était pas apparue. Depuis maintenant des années, mais comme toujours elle revenait au moment le plus inattendu, pour lui faire un clin d’œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois il avait… il ne sait plus. Ça remonte tellement loin. C’était une phrase, ou plutôt un extrait de phrase, quelques mots mis bout à bout, qui ne faisait pas vraiment de sens. Quelle était sa raison d’être, pourquoi se poser la question de sa valeur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lève les yeux de son écran, se déconnecte du serveur sur lequel il travaillait. Après tout, la phrase l’a complètement interrompu. Il peut voir dans les bureaux alentours ses collègues travailler, du moins ceux qui restent encore. Des célibataires, souvent, ou certains qui essaient au bureau d’oublier une immuable et vide routine familiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Tour s’était vidée petit à petit, comme elle le fait tous les jours. À 17h00 les secrétaires s’en vont. Elles vont rejoindre leur famille, chercher le petit dernier à l’école, aller à la gym, faire des courses, ne pas oublier de mettre une casette dans le magnétoscope. Leur départ laisse les couloirs vides, silencieux. La moitié des bureaux sont encore allumés. Une heure plus tard les femmes de ménage viennent vider les poubelles. Alors commencent à partir les commerciaux, les ingénieurs, les chefs de service. Ils mettent une dernière touche à un rapport, se jettent les manteaux sur les épaules et saluent les retardataires en fermant leur bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Tour est vide maintenant. Il reste devant la fenêtre, il a éteint la lumière pour contempler la ville à ses pieds. Des voitures s’entassent dans les rues. Les artères illuminées dessinent les contours des arrondissements. En face de lui le phare de la Tour Eiffel lui fait un clin d’œil, puis repart balayer la nuit de son œil unique, cyclope nocturne de métal centenaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit avance et les rues se vident. Il devrait rentrer, retourner dans son appartement. Quatre murs, un lit et une radio, des bouteilles d’alcool vides et des verres encore collants. Dormir quelques heures avant de revenir demain matin. Recommencer jour après jour les mêmes tâches. Et surtout ne jamais se poser de questions, ne pas de demander pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phrase est toujours là, elle dessine l’arrière plan de ses pensées. Il se demande où elle était cachée ces derniers temps. Était-elle vraiment partie, d’ailleurs. Elle était sûrement restée finalement, simplement il l’avait éliminée. Il s’était inventé des raisons de vivre, avait fabriqué des leurres pour tromper l’angoisse latente d’une question trop crue, trop intime pour qu’il l’affronte tous les jours. Il avait du s’auto justifier, se raconter de petits mensonges jour après jour pour croire que ce qu’il faisait servait à quelques chose. Étudie pour trouver un travail, pour accroître ton savoir. Aime cette fille et soit aimé en retour, apporte du bonheur autour de toi, soit heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces raisons semblent si futiles ce soir, derrière cette vitre. L’amour naît, vit et meurt. Tous ces efforts pour finalement revenir à cette question qu’il avait cru tuer à jamais par une activité sans cesse renouvelée. Il se sent devenir fou. Ou trop lucide peut être. En pleine dépression en tout état de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si encore il avait suffisamment de raisons pour ouvrir la fenêtre et enjamber le parapet. Mais ça serait encore donner trop d’importance à ce qu’il ressent. Avouer qu’il s’est trompé quelque part, qu’il aurait pu faire des choix différents. Chercher à apporter une réponse définitive à la phrase, comme si sauter allait l’amener dans un autre endroit. Croire qu’il existe un ailleurs où trouver du sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tour de clé raisonne dans le couloir. C’est l’ascenseur qui le ramène au niveau du sol. Pour cette fois. Et demain il reviendra reprendre le cours d’une vie sans but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarde en l’air, cette fenêtre où il était quelques instants auparavant. Est-ce qu’on entend le vent siffler dans nos oreilles quand on saute ? Il sourit.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-6834269948430599790?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/6834269948430599790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=6834269948430599790&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6834269948430599790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/6834269948430599790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/02/la-phrase.html' title='La Phrase'/><author><name>Gnouffy Von Gnoufwiller</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00656360679452576841</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://static.flickr.com/87/242842214_a6db1c0bda.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-5953197357583482484</id><published>2007-01-31T20:20:00.000+01:00</published><updated>2007-01-31T20:21:25.386+01:00</updated><title type='text'>Mémoire vive.</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;« Rentrez chez vous, et ramenez-moi n’importe quoi dont vous êtes sûr que ça vous appartient, vous avez une heure. Je vous attendrai, et vous expliquerai ensuite. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Déstabilisé par cette perte de mémoire, je me lève en titubant et me dirige plus ou moins à tâtons jusqu’à la sortie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Arrivé dehors, j’inspire un grand coup, regarde autour de moi. Tout semble pourtant si normal, si simple, si évident…Quelle sorte de traumatisme a pu endommager ma mémoire ainsi ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je me mets à marcher, ce qui m’étonne, c’est que bien que je n’ai aucun souvenir plus vieux que ce matin, je savais tout de même où était mon bureau, où se trouvait l’adresse sur ce carton, je reconnais les rues de cette ville, je peux marcher presque instinctivement jusqu’à chez moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ça n’a aucun sens ! J’arrive chez moi, ouvre la porte de mon appartement et commence à parcourir les différentes pièces…il n’y a en fait pas grands choses dont je sois sûr qu’elles m’appartiennent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Une photo, une paire de chaussures, un stylo, et mon appareil photo numérique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je mets tout ça dans un sac et ressorts aussitôt.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;J’essaye de ne plus trop réfléchir à ce que je fais et je marche à vive allure pour revenir au bureau si étrange. Je marche la tête baissée, mais je n’y peux rien, mon regard parcourt de droite à gauche mon environnement. Je cherche une erreur, un indice, quelque chose qui fasse l’effet d’une étincelle, d’un déclic, mais rien. Rien n’y fait… tout cet endroit me semble si familier et pourtant si lointain. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Toutes mes interrogations reposent donc maintenant sur cet homme. J’arrive à l’adresse qui m’aura mené à tant de mystères, je monte au troisième, la femme à l’accueil me regarde à peine, la porte est déjà ouverte. Je rentre dans la salle d’attente, la traverse et arrive à la porte du bureau. Je fais une pause, reprends profondément mon inspiration et frappe à la porte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Entre, entre ! N’attendons pas ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je rentre et me dirige vers le fauteuil, l’homme est debout, il regarde par la fenêtre, il semble inquiet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Faîtes voir ? » il se retourne et tend la main, je lui donne mon sac. Il pousse quelques affaires sur son bureau et dépose les différents objets.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il se met à les observer méticuleusement, les manipule, les repose, les range dans un sens, puis dans un autre, puis encore un autre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas trop ce qu’il essaye de faire avec, je reste néanmoins silencieux, presque aussi concentré que lui sur ces objets.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Bien, je vais essayer de ne pas y aller par quatre chemins comme tout à l’heure, je m’en excuse d’ailleurs. Vous devez observez avec une grande attention ces objets, les toucher, les manipuler, les essayer, bref, faîtes ce que vous pouvez avec. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Ça me fait penser à des exercices de psychologie, ou des trucs comme ça. Qu’importe, je m’exécute… Bizarrement le fait de toucher ces objets créé en moi un sentiment étrange. A chaque fois que j’en prends un, j’ai comme un fourmillement qui vient du milieu du dos et se finit en explosion dans mon crâne. Ce n’est pas désagréable, bien au contraire…ce n’est pas tout à fait un frisson, c’est plus précis, plus petit mais plus intense… à vrai dire je ne peux même plus me distraire de ces manipulations, ça devient compulsif, il faut absolument que je les touche, que je les prenne, que je les sente, les utilise, toujours, encore, plus longtemps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Au revoir, ce fut un plaisir »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je ne prête même que peu d’attention à l’homme, il m’a parlé, je ne l’écoute plus vraiment, il faut que je touche, mon cœur s’emballe, mon estomac se serre de nouveau ! Je ne tiens plus assis, il faut que je me lève, il faut que je les touche tous en même temps ! Tous ! Ne rien lâcher ! Je les tripote frénétiquement, je deviens totalement agité, je ne me contrôle plus, je perds l’équilibre et tombe violemment contre le sol. Je me tords de douleur, mes yeux me brûlent et le bureau semble s’enfoncer dans un flou inquiétant. Je n’arrive plus à combattre, une violente migraine me saisi et me terrasse, je reste cependant les yeux ouverts !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Et d’un coup, plus rien. Mon rythme cardiaque ralenti, mon estomac se desserre, ma migraine passe et le flou semble se dissiper peu à peu, mais ce n’est pas le bureau que j’aperçois, mais une chambre d’hôpital…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis dans un lit, une amie à moi est assise à ma droite, elle dort, un café encore fumant dans les mains.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Une infirmière entre par la porte de gauche et se précipite vers moi, mon amie se réveille alors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu es réveillé ! Haha, tu es réveillé ! » &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Son rire est nerveux, je ne saisi pas complètement ce qui se passe…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« 5 mois, 5 mois que tu étais dans le coma ! Mais c’est fini, tu es réveillé ! Tu es réveillé !!! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-5953197357583482484?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/5953197357583482484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=5953197357583482484&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5953197357583482484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/5953197357583482484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/01/mmoire-vive.html' title='Mémoire vive.'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-8076853699530952923</id><published>2007-01-27T20:33:00.000+01:00</published><updated>2007-01-27T20:41:06.773+01:00</updated><title type='text'>Le tiroir</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;           Il alluma la radio, nourrit le lecteur CD d’un disque pris au hasard dans la porte de son véhicule et régla le volume sur 25. Il ne quittait pas la route des yeux. L’appareil se mit à beugler une mélodie que certains, sûrement, auraient qualifié de «bruit sans consistance» plus que de «musique».&lt;br /&gt;Qu’importe, il était seul dans son camion. Seul sur la route. Seul au quotidien.&lt;br /&gt;Julia l’avait quitté, emportant avec elle leur fils et les souvenirs de cinq ans et demi de mariage.&lt;br /&gt;«A toute à l’heure !» avait-elle lancé en claquant la porte, le gamin dans une main, les clefs de la voiture dans l’autre. Il les avait vus pour la dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Yoann aura quatre ans la semaine prochaine pensa Vincent. Et lui, ne sera pas là. Il ne sera pas assis à côté de son fils pour souffler avec lui sur les bougies magiques de son gâteau au chocolat préféré.&lt;br /&gt;L’espace d’un instant, ses yeux quittèrent la route pour se poser sur l’alliance qu’il gardait à sa main gauche. Vincent inspira un bon coup, essuya du revers de la main les larmes qui commençaient à lui brouiller la vue et reporta son attention sur le goudron qui défilait sous lui. Cherchant à tâtons le bouton du volume, il le poussa jusqu’à 30, priant pour que ce boucan couvre le dernier éclat de rire de son fils qui résonnait dans sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Montpellier – Nord. Il actionna le clignotant, ralentit sans changer la vitesse et prit la sortie d’autoroute. Le moteur, en sous régime, hurla pendant une bonne minute avant que Vincent ne s’en rende compte et ne passe la seconde.&lt;br /&gt;« Un camion tout neuf, du dernier cri, rien que pour toi… et encore désolé pour ta femme….Ne te laisse pas abattre, la vie continue hein !» lui avait dit timidement son patron.&lt;br /&gt;C’est un chic type, pensa Vincent, mais ce ne sont pas deux tonnes de tôle, caoutchouc et plastique qui me feront oublier leur absence.&lt;br /&gt;Il était arrivé au point de livraison. Vincent, comme à son habitude, manœuvra habilement, détacha la remorque pour que les gars de la boite puissent décharger et alla garer son tracteur derrière le bâtiment. Il ne savait que faire de sa soirée. Le boulot l’occupait au moins. Sûrement que ce soir, comme tous les soirs, il prendra une douche brûlante et irai s’endormir, la face enfouie dans son oreiller, pour ne pas penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                   ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Vincent entrouvrit ses yeux encore engourdis d’avoir été tenus fermés trop longtemps. Il jeta un coup d’œil au réveil. L’écriture rouge lumineuse indiquait 13h25. Avait-il réellement dormi une journée entière ? Il ne le savait plus très bien. Il se releva, en appui sur ses coudes, pour tenter de se rappeler l’endroit où il avait échoué. Rassuré de constater que le lit était le sien il laissa sa tête retomber sur l’oreiller et ferma les paupières. Un cliquetis de clés suivi d’un bruit de serrure. Il se rassit précipitamment. Les bras chargés de deux gros sacs en papier recyclé, une brunette apparu dans l’encadrure. Elle lui offrait un sourire tendu jusqu’aux oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Il avait rencontré Léa quelques mois auparavant. Plus par habitude que par appétit, il s’était rendu au bar restaurant du coin. Tiens ! Une nouvelle serveuse... En tout cas c’était la première fois qu’il la remarquait. Sans style particulier et pourtant singulièrement différente des autres serveuses. Peut-être était-ce son visage ? Ses cheveux bouclés aux pointes ? Ou ses yeux ? Vincent n’en savait trop rien, mais elle avait quelque chose de plus. Luttant contre la fatigue il avisa son assiette pleine et planta sa fourchette dans un bout de champignon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            «Vous désirez un dessert?…Oh mince... Heu.... Monsieur ? Wouhou ! Monsieur !». Une main posée sur l'épaule de Vincent, elle avait entreprit de le secouer doucement mais il se réveilla en sursaut. Elle souriait.&lt;br /&gt;Son sourire, c’était son sourire ! Cette joie de vivre communicative. Elle rayonnait. Vincent n'avait pas sourit depuis quatre longues années, si bien qu'il en avait presque oublié comment faire.&lt;br /&gt;«Excusez moi de vous avoir réveillé. Je venais vous demander si vous vouliez un dessert mais je constate que vous n'avez pas fini votre plat de pâtes carbo'... d'ailleurs vous en avez un peu sur la joue...» lui avait-elle lancé en lui présentant un serviette en papier à l'effigie du restaurant. Vincent avait senti le sang lui monter au visage. Sûrement était-il devenu aussi rouge que la tomate farcie trônant dans l'assiette de son voisin de table. Il bredouilla de vagues excuses et s'essuya méthodiquement la joue. S'endormir la tête dans l'assiette. Il devait vraiment manquer de sommeil le pauvre petit, pensait Léa. Cherchant à oublier son malheur, Vincent passait ses journées et ses nuits sur la route, accumulant kilomètres, fatigue et heures supplémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            De carbo' en bolognaises, Vincent et Léa avaient alors fait connaissance. Lui, avait mis de côté une part de son chagrin afin de reprendre le cours de vie. Elle, lui dispensait jour après jour douceur, bonheur, joie et amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                  ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Il ouvrit le tiroir de la commode et en sorti un article de presse daté du 15 février 2002. Cet article, Vincent le connaissait par coeur. Dans son chagrin et pendant plus de quatre ans, il n'avait cessé de le lire et de le relire encore, n'osant y croire. «Accident mortel pour une mère et son fils» clamait le gros titre. Léa fixait la nuque de Vincent en silence. Il reposa le bout de papier au fond du tiroir et le repoussa du poing. Il se retourna, lui rendant son sourire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-8076853699530952923?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/8076853699530952923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=8076853699530952923&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8076853699530952923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/8076853699530952923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/01/le-tiroir.html' title='Le tiroir'/><author><name>°Oo...zabeth...oO°</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17590283674663887888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/-xqyYkmOs_c4/TZjqmJ5aEAI/AAAAAAAABEk/hczFPh4xgnA/s220/Avril%2B2011%2B010.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-4220235745203355563</id><published>2007-01-24T13:14:00.000+01:00</published><updated>2007-01-24T13:16:42.073+01:00</updated><title type='text'>C’est alors que… (suite de "rendez-vous" )</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;C’est alors que le bonhomme perd brusquement son sourire. Je suis tout d’un coup assez mal à l’aise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Asseyez-vous. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Je m’assois, aussi bizarre que cela puisse paraître, je ne perçois aucune agressivité dans sa nouvelle attitude. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il commence à parler, je sens qu’il faut que j’écoute, j’ai pourtant tout le mal du monde à me concentrer. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Frédérique, c’est votre prénom ? En êtes-vous sûr ? Je veux dire, qui en a décidé ainsi ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;J’avoue ne pas bien saisir où il veut en venir, mais je laisse continuer, je l’écoute. Son ton est grave, préoccupé. Je le sens pressé, mais il essaye de le cacher en prenant son temps pour m’expliquer des choses que je ne saisis que trop mal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Ça ne vous a pas semblé bizarre que vous receviez une invitation comme ça, d’un expéditeur inconnu, pour une raison inconnue ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;J’hoche de la tête. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« C’est exactement vous que je cherchais, c’est vous que j’attendais, et c’est avec vous que je vais continuer, comment pouvez-vous donc expliquer que je vous ai trouvé ? Je n’ai pas l’air d’une société secrète, je ne suis pas un organisme de renseignements, pourtant, je vous ai trouvé parce que je vous ai cherché. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Décidément, j’ai beau faire de mon mieux, je ne vois absolument pas où tout cela peut mener. Je fais un semblant de moue invitant à de plus amples explications ; qui ne tardent à venir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Votre journée ne vous a pas t-elle semblée bizarre, comme si tout se focalisait sur ce rendez-vous singulier ? Comme si le reste n’était que banalité insipide, forme d’image que vous vous êtes habitué à voir ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Qu’est-ce qu’il est en train de me faire ? Un spleen ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Ce que je veux dire, ce que j’essaye de vous expliquer…hmm, vous ne comprenez rien n’est ce pas ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Mon haussement d’épaules suffit à acquiescer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Vous ne vous appelez pas Frédérique, vous n’êtes pas dans ce bureau. Je ne suis même pas là. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;« Ah. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est tout ce que j’ai trouvé à dire, je crois que ma bouche reste ouverte et mes yeux ont du mal à rester ouverts, je commence à être scotché à cette histoire.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;« Vous avez vu Matrix ? Le film où la réalité est construite par des machines pour occuper les humains pendant qu’elles en retirent de l’énergie ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;« Heu, oui…vous allez me dire que je suis une pile ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;« Non, non, non, pas du tout, en fait, heu, ça n’a pas grands choses à voir. Mais vous savez bien que le monde n’est finalement que ce que vous y voyez, si vous ne voyez pas quelque chose, elle n’existe pas. Une chose n’existe qu’une fois qu’on l’a repérée, nommée, et définie. Enfin, la plupart du temps j’imagine… »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;« Et ? Je suis dans un monde parallèle ? Je suis l’élu ? Je vais avaler une pilule ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;« C’est très sérieux, mais vous n’êtes rien de toute cela. Ce n’est pas de la science fiction, c’est la réalité, rien n’a changé, je n’aurai pas dû faire la comparaison avec Matrix tout compte fait… »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;L’homme marque une pause, je sens que ce qu’il va me dire va me déranger, comme un pré sentiment désagréable, mon cerveau commence déjà à s’emballer, mon cœur également, mon estomac se serre…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;« Frédérique, ou quel que soit votre nom, pouvez-vous me dire à quand remonte votre plus lointain souvenir ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je m’étonne de la question, je souris. Il me semble que c’est une question assez facile à laquelle je peux répondre en cherchant un peu. C’est là que tout s’excite, mon cerveau continue à s’emballer, mon rythme cardiaque a quelque chose d’anormal. Je commence à transpirer, le regard de l’homme est presque compatissant, le mien n’arrive plus à se fixer mentalement sur une image de souvenir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;« Je…mon plus lointain souvenir ? Je… Ce matin, …quand j’ai trouvé le papier… pour le rendez-vous. » &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-4220235745203355563?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/4220235745203355563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=4220235745203355563&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4220235745203355563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/4220235745203355563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/01/cest-alors-que-suite-de-rendez-vous.html' title='C’est alors que… (suite de &quot;rendez-vous&quot; )'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-880751368952098683</id><published>2007-01-21T23:35:00.000+01:00</published><updated>2007-01-22T02:11:02.125+01:00</updated><title type='text'>Rendez-vous 15h30.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Cette salle d’attente ne me plait pas. Je ne sais pas pourquoi, il y a un truc qui cloche…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Pourtant la plante verte à l’air en pleine forme, la décoration n’a rien de vulgaire ni chargée…le siège est confortable, l’air est respirable et même les magazines sont pour une fois intéressants !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais je ne sais pas, il y a quelque chose qui cloche…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;La pendule indique 15h18, je vérifie ma montre, il est bien 15h18…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis seul dans cette salle d’attente, je ne vois rien depuis cette salle d’attente, elle est trop silencieuse cette salle d’attente.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;15h19.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Le temps ne passe pas vite, y’a-t-il quelque chose de plus inutile que l’attente d’un rendez-vous ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Plus que 11 minutes avant l’heure de mon rendez-vous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;« 15h30, 23 rue du Maréchal Rocher, 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; étage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;Ne pas arriver en retard. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est tout ce que disait le papier que j’ai reçu dans la boîte aux lettres ce matin, un mardi pluvieux et gris. Une journée comme une autre si on regarde les gens marcher dans les rues. Les mêmes bus aux mêmes horaires, les mêmes mêlées aux restaurants à midi…Non décidément, cette journée n’a rien de spéciale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Jusque maintenant. Ce rendez-vous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je ne sais pas exactement pourquoi je suis venu, je ne sais pas qui m’a envoyé ce papier, je ne sais pas s’il date effectivement d’aujourd’hui. Peut-être était-ce une erreur, quelqu’un s’est trompé de porte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Peu importe, j’avais décidé d’y aller quitte à me faire passer pour la personne que je devrais être. Sauf s’il s’agissait effectivement de moi, auquel cas je n’aurai pas besoin de prétendre être quelqu’un d’autre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Encore que… vu que je ne sais pas trop ce qui m’attends, peut-être ferais-je mieux de prétendre être une erreur. L’erreur est humaine, et je crois être tout ce qu’il y a de plus humain.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Peu importe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;            15h21.&lt;br /&gt;Je ne suis pas fou, j’ai cherché d’abord sur Internet et dans le bottin pour voir si rien de correspondait à cette adresse histoire de ne pas tomber dans une secte ou je ne sais quoi d’autres. Mais rien n’y a fait, toutes mes grandes capacités de recherche sur l’Internet ne m’auront permis de découvrir ce qui se cache sous cette adresse. J’y ai pensé toute la journée au bureau. Le carton d’invitation est resté toute la matinée en évidence à côté de mon ordinateur. J’ai même informé mon patron que je partirai plus tôt que prévu cette après-midi. J’ai également refusé des invitations pour des soirées, à tout hasard.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Bref je me suis rendu complètement disponible pour ce mystère.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;            15h23.&lt;br /&gt;J’ai même trouvé un restaurant tout à côté de l’adresse indiquée, pour pouvoir observer ce qui s’y passait. Et à vrai dire il n’y avait pas grand-chose. Et le restaurant était médiocre. Mais qu’est ce qui se cache derrière cette porte ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;            15h25.&lt;br /&gt;Quand j’y suis finalement rentré, à 15h12, il y avait une simple salle d’entrée avec un tableau d’information pour s’y retrouver entre les étages. Une zone de restauration au rez-de-chaussée, une compagnie de publicité au premier, le bureau d’une entreprise de consulting au second, le quatrième est en travaux, le cinquième héberge une association de femmes battues.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Au troisième ? Le panneau d’information n’en dit rien, bizarrement ça ne m’a étonné qu’à moitié. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je monte, j’arrive dans une salle d’accueil avec un bureau, une femme assise derrière un comptoir m’indique la salle d’attente. Pas de logos, pas de badges, pas de prospectus et avant même que je ne pose de question la femme en question me fait remarquer mon avance, sur un ton tout à fait neutre, ni agressif ni chaleureux. Ça m’a cloué le bec. Je n’ai pas osé demander quoi que ce soit. Je suis allé m’asseoir tranquillement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;            15h27.&lt;br /&gt;Plus que 3 minutes, peut être que j’aurais quand même du demander ! Il est encore temps, je me lève donc, et me dirige vers la porte par laquelle je suis rentré pour demander de plus amples informations à l’accueil. J’ouvre la porte, elle me regarde, je la regarde, je ne dis rien, elle non plus. Je referme la porte. Je me sens complètement idiot. Pourquoi je n’ai rien dit ? Pourquoi ne m’a-t-elle rien demandé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;            15h29.&lt;br /&gt;Je retourne vers ma place, de l’autre côté de la pièce une porte s’ouvre, un homme en costume gris propre sur lui, la quarantaine se dirige vers moi avec un franc sourire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;« Pile à l’heure comme je l’espérais Frédérique, je t’en prie, rentre. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il connaît mon nom, tant pis pour l’erreur humaine, je ramasse ma veste et ma sacoche et le suis sans dire un mot. Je ne crois pas d’ailleurs qu’il en attendait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je rentre donc dans son bureau, ni trop grand ni trop petit, bizarrement je m’attendais à un décors surréaliste, quelque chose de surprenant, trop propre ou trop sale, un bureau de démagogue ou de fou furieux. Rien de tout cela. Suffisamment éclairé, ni trop rangé ni trop en désordre, le bureau est tout à fait commun.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est alors que… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-880751368952098683?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/880751368952098683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=880751368952098683&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/880751368952098683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/880751368952098683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/01/exemple-darticle.html' title='Rendez-vous 15h30.'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-915762622581952013.post-3262356344576947427</id><published>2007-01-21T23:33:00.000+01:00</published><updated>2007-02-08T03:10:48.114+01:00</updated><title type='text'>Ouverture</title><content type='html'>l'explication de l'objet de ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce blog, c'est un peu une expérience, plusieurs personnes viendront de temps à autres et posteront une petite histoire, d'un coup ou fragmentée, fantastique, triste, drôle, inspirée du réel, peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce blog sera comme un petit recueil d'histoires brèves qui n'ont d'autres intérêt que de  se laisser aller à la rédaction d'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vos commentaires sont bien évidement les bienvenus, en bien ou en mal, en supporter ou en critique littéraire, tout ça vous appartient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si par hasard quelqu'un s'intéresse à cette idée, qu'il souhaite y participer, n'hésitez pas à faire signe. Il n'y a pas vraiment de limite si ce n'est l'idée de ne jamais faire trop long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On verra avec le temps si ce blog donnera quelque chose ! Bonne lecture et/ou écriture !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/915762622581952013-3262356344576947427?l=histoiresbreves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/feeds/3262356344576947427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=915762622581952013&amp;postID=3262356344576947427&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3262356344576947427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/915762622581952013/posts/default/3262356344576947427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://histoiresbreves.blogspot.com/2007/01/ouverture-bientt.html' title='Ouverture'/><author><name>DoZeR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00764946165596120582</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img96.imageshack.us/img96/7142/n50219098233318879ra1.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
